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L'Histoire enterrée
Alphant Marianne
POL
11,15 €
Épuisé
EAN :9782867440076
Trois femmes dans une chambre autour d'un mourant. Trois parties dans ce livre autour d'un texte ou de ce résidu qu'il laisse quand la voix, intérieure ou haute, l'attention, la distraction le couvrent et le découvrent : bribes ou ossements, relique. Au commencement, la lecture se souvient de son apprentissage, vigilante, appliquée. A mesure qu'elle avance, les signes du livre se mêlent à ceux du monde, la promenade est amoureuse. Au terme de l'histoire l'expédition qui fouille un champ de ruines s'efforce de mettre à jour ce qui est enterré, l'essentiel ou presque rien, plusieurs fois perdu et retrouvé. Tel ce Bois planté sur la tombe d'Adam, puis coupé, rejeté, reconnu, déplacé. Plus tard enseveli, inventé, volé, restitué, comme le rapporte la légende de la Croix.
Résumé : " Lire les Pensées de Pascal, c'est faire l'expérience d'un désordre dont nous sommes inconsolables. En détenir deux ou trois exemplaires pour commencer, puis dix, puis vingt, puis trente, dans un nombre presque aussi grand de versions différentes, est une étrange expérience L'ordre ? Il n'a pas à vrai dire progressé depuis plus de trois siècles ; il ne s'est pas défait non plus. D'entrée de jeu, il était perdu. Toutes ces variantes semblent autant de manières de l'approcher, mais aussi bien de s'en éloigner. Depuis le déchiffrement des papiers laissés par l'auteur et les embellissements de la première édition, jusqu'aux plus récentes tentatives d'organiser ces fragments, on a choisi de redonner ici les étapes d'une lecture aventureuse. C'est la vie même de Pascal, énigmatique elle aussi, qui apparaît alors par bribes au fil de la lecture : anecdotes, objets, lettres, rares témoignages. Dans ce fouillis prodigieux, le lecteur des Pensées reconnaît son propre trouble. Trois cents ans plus tard, nous sommes toujours dans la chambre d'un mort. "
Résumé : "Comment devient-on philosophe? Par hasard, dira l'un. Par l'accident d'une rencontre, dira l'autre. Ce n'était pas inscrit. Ce sera l'effet d'un concours de circonstances, d'une erreur d'orientation, d'un vague désir. Ce sera la lecture d'un livre, l'influence d'un professeur, d'un amour, d'une maladie, d'un deuil, d'un impensé. On dirait que la philosophie doit commencer par le contraire d'elle-même et du rationnel - le plus souvent, à y bien regarder, elle ne dit d'ailleurs rien d'autre on ne naît pas philosophe, on le devient. C'est cette histoire toujours surprenante dont nous souhaitions entendre le récit, en demandant à des philosophes de revenir sur leurs parcours. Comment devient-on philosophe? Comment le reste-t-on ? Qu'est-ce que cette aventure qui reste marginale - quand bien même elle donne lieu aux formes les plus prestigieuses de reconnaissance et d'insertion dans l'Institution? Marginale parce qu'elle ne concerne qu'un nombre restreint d'individus, parce que son usage est problématique, que son existence est un luxe ou parfois un scandale, et que son tracé est toujours étrange. " Marianne Alphant
C?est à celle qui eut le privilège d?étreindre le Christ vivant qu?est accordé celui de témoigner la première de sa résurrection. Mais elle ne reconnaît pas le Ressuscité lorsqu?il se présente à elle. Le Christ l?appelle alors par son nom, et Marie reconnaît son Seigneur. Mais elle ne devra plus le toucher. Pour méditer cet épisode capital et en restituer la profondeur, trois auteurs réunissent ici leur voix: un écrivain, un exégète et un historien de l?art. Triple douleur induite par l?absence de l?être aimé, le cadavre enlevé de son tombeau, le corps glorieux qui se refuse au toucher; mais aussi vase, crâne, parfum, grotte, reliquaire, tous les objets du deuil et du miracle: Marianne Alphant dresse la scène du Noli me tangere, cette longue histoire d?un contact interdit. Guy Lafon montre comment la parole du Christ ressuscité apprend à voir et plonge dans un autre temps, celui de la montée du Fils vers son Père, contact indéfiniment différé, délai accueilli comme la vérité du temps. Daniel Arasse, analysant le Noli me tangere de Titien (1512), et les oeuvres de Corrège, Bronzino, Barocci, Holbein, met l?accent sur les limites de la figuration: incapable de représenter le corps du Christ ressuscité, la peinture a eu tendance à faire de cette scène ineffable un épisode de séduction.
Résumé : Au fond, qu'est-ce qui vous intéresse en lui ? Sa mort ? Vous perdez votre temps, il ne reste rien, c'est poussiéreux. Tâchez de simplifier pour aller vite.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.