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Synopsis des troubles d'un citoyen face à la société
Almin Roger
BAUDELAIRE
19,10 €
Épuisé
EAN :9791020350800
Notre société est aspirée par une consommation effrénée, où chaque personnalité est dissoute sous l'effet du harcèlement publicitaire. Toute une civilisation est soumise à la mode, orientée et aménagée pour consommer sans se préoccuper des conséquences planétaires et des risques encourus. L'auteur a ressenti le besoin d'alerter sur nos modes de pensée et de vie, sur la folie des hommes susceptible de nous conduire vers une catastrophe planétaire du fait de leur égocentrisme. Nous devons nous orienter vers une civilisation plus équilibrée, plus réaliste, plus responsable. Chacun doit participer à la préservation de nos cultures, à la construction de notre avenir et à l'évolution de notre société, tout en préservant son droit de penser, son droit d'exister, sans être la marionnette des publicités ou de la mode. "Le bonheur est à l'humain ce que le parfum est à la rose, son essence est conditionnée à son épanouissement". Tout cela ne sera possible qu'en modifiant notre mode de vie et en respectant notre planète mère.
Alain Roger, agrégé de philosophie, universitaire, est l'auteur de nombreux essais, dont Court traité du paysage (Gallimard, 1997). Il a également publié plusieurs romans, dont Le Misogyne et La Travestie, portée à l'écran par Yves Boisset.
Dans sa préface, Alain Roger explique les raisons pour lesquelles il a choisi de ne pas reprendre l?édition princeps de son livre, celle de 1978. C?est qu?il voulait lui conserver ce caractère de fraîcheur qu?il recouvrait alors. Son livre en devient ainsi une sorte de repère d?une pensée qui cherchait alors ses marques. D?une pensée qui dépassait au demeurant la sienne propre et dont les enjeux relevaient d?un défi lancé à l?entendement et non seulement à l?art. L?ouvrage renferme ainsi toutes les qualités et tous les défauts d?un chantier en construction, dévoilant son architecture prématurée.Le livre tourne autour d?un concept emprunté au penseur Lalo, celui d?artialisation. Ce qu?il faut entendre là s?inscrit dans le malentendu du titre de l?ouvrage, qui donne au fond plus à comprendre ce qui différencie le nu (comme catégorie de l?art), de la nudité (comme catégorie de la nature) : il n?existe pas de beauté naturelle. Ce que cet essai voulait penser, c?était une esthétique du beau non assujettie à l?idée de beauté naturelle. Malheureusement, la reprise des concepts kantiens paraît bien avoir empêché Alain Roger d?aller jusqu?au bout de son effort. Il peine ainsi à définir le schème d?artialisation comme processus et ses réflexions se trouvent du coup prises dans une perspective culturaliste. Ce curieux fouillis intellectuel ouvre quand même de superbes pages d?analyses des inventions esthétiques, de l?androgyne au vieil adolescent. Le beau, lui, restera pour nous une assertion mutilée, confuse, énigmatique. --Joël J.--
Le livre d'Alain Roger essaie de combler un vide. En dépit de la prolifération des publications dont le paysage fait l'objet depuis une vingtaine d'années, nous manquons d'un véritable traité théorique et systématique. Aussi l'auteur s'attache-t-il à exposer, dans une langue accessible au plus large public, les principales questions que soulève, aujourd'hui, la notion, si maltraitée, de «paysage». On trouvera donc ici une histoire du paysage occidental - Campagne, Montagne, Mer -, ainsi qu'une réflexion sur les débats qui divisent actuellement les spécialistes : quels sont les rapports du paysage et de l'environnement ? Qu'en est-il de cette mort annoncée du paysage ? Quelle politique convient-il de mener en ce domaine ?. Ce Court traité n'est pas un manuel de vulgarisation, bien au contraire. Il ne dissimule pas ses convictions culturalistes. Le paysage, nos paysages sont des inventions historiques, dues, pour l'essentiel, aux artistes. Un «pays» devient un «paysage» par une opération qu'Alain Roger, reprenant un mot de Montaigne, nomme artialisation, que celle-ci intervienne directement sur le socle naturel, in situ - c'est l'oeuvre des jardiniers, des paysagistes, du Land Art... -, ou qu'elle opère indirectement, in visu, par l'intermédiaire de modèles, qui modèlent le regard collectif - c'est l'oeuvre des peintres, des écrivains, des photographes...L'ouvrage est engagé. Il dit son refus de tous les conservatismes. Il se veut aussi ludique, - le paysage peut-il être érotique ? - et, surtout, optimiste. L'hommage aux artistes qui, siècle après siècle, ont inventé nos paysages, se double d'une confiance fervente en tous ceux qui poursuivront cette aventure esthétique, à condition que nous ne restions pas prisonniers d'une conception frileuse et patrimoniale du paysage.
Amoureuse, désespérée, révoltée... Du haut de ses 26 ans, Gwenaëlle Glénat-Llorca est toutes les femmes à la fois. A travers des mots bruts, précis et directs, elle brosse une galerie de personnages et de situations d'une implacable authenticité. De la joie de porter un enfant à l'injustice de perdre un proche, il y a toute la palette des émotions d'une jeune femme bien décidée à ne pas gommer ses imperfections, ses contradictions, ses états d'âme. A gratter où ça fait mal, à frotter où ça fait du bien. Et tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde.
Résumé : Peut-il y avoir une vie quotidienne, une vie légère, pendant que la guerre brûle et défigure tout autour de soi ? Comment l'homme use-t-il de tous ses talents lorsque rôdent la faim, le marasme et la misère ? La fougue que le témoin-conteur a mise dans les récits qu'il a faits à l'auteur et la passion qui faisait briller son regard tandis qu'il parlait, prouvent bien que oui et qu'il est possible de survivre, même dans les cas les plus critiques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Max le fraudeur des rives de l'Escaut, pisteur de lièvres, piégeur d'anguilles et de brochets et... Bête noire des douaniers, a certes souvent côtoyé le danger dans ses périples nocturnes. Mais il a surtout fait l'expérience d'amitiés sincères et vécu ses premières amours. Avant toute chose, il a su garder son sens de l'humour et son appétit de vivre. En égrenant ses souvenirs, Max le passeur de tabac prohibé, le braconnier de plaine et d'eau douce, la bête noire des douaniers et gardes de tous bords, redonne vie à ses prouesses de fraudeur. Jeune homme intrépide, un brin anarchiste, il n'hésitait pas à entreprendre les expéditions les plus folles... La lecture des tableaux de Max permet de découvrir la vie des petites gens dans un coin de campagne, épargné par l'épouvantable laminoir de l'Histoire. Et de participer à une aventure passionnante.
- Pardonnez-moi, monsieur le procureur, j'ai dû manquer une case. A vingt-cinq ans j'étais un bandit, je vendais de la drogue, j'ai payé pour cela, j'ai pris trois ans fermes et j'ai rendu ma dette à l'Etat. Et maintenant, devenu vieux, que je fais de l'humanitaire en aidant de pauvres gens épuisés qui ont soif, froid et faim... vous voulez me mettre en prison tout ça parce que je ferais partie d'une bande organisée ? Je ne saisis pas bien votre raisonnement, là... je vous le dis, j'ai dû louper une case. - Arrêtez, vous vous fichez du monde. "Eux, les migrants, ils disent merci toutes les cinq minutes. Merci de quoi ? pense Pierre. C'est lui qui doit dire merci de ce rappel impérieux de la nécessité du partage. Eux, ils ont les yeux grands ouverts sur l'avenir, pupilles noires au centre de billes blanches. Ce sont eux qui sont propres et c'est lui qui a la gale, pas sur la peau du corps, mais sur la peau du coeur sans doute depuis toujours..." "Une famille nombreuse, c'est quelque chose. Il n'y a pas un avis comme aux époques patriarcales, il n'y a pas deux positions qui s'affrontent comme en politique au moment du choix présidentiel, il y a une foultitude d'avis qui vont, qui viennent, qui remettent tout en cause et qui font qu'on évolue."