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La vie mondaine sous le nazisme
Almeida Fabrice d'
TEMPUS PERRIN
12,00 €
En stock
EAN :9782262028282
Ce livre, traduit dans toute l'Europe, constitue la première étude systématique sur les rapports entre la haute société allemande et les nazis. Les archives inédites, les carnets privés et les documents diplomatiques montrent comment les gens du beau monde se livrent à une course du zèle auprès de Hitler, comment les anciennes élites - à commencer par les fils du Kaiser - festoient en compagnie de parvenus et de quelle manière acteurs, aristocrates, technocrates de la SS, diplomates forment une étrange cour. De l'ascension de Hitler à sa chute, Fabrice d'Almeida brosse la fresque fascinante et dérangeante d'un groupe dont rien, ni la guerre, ni le pillage de l'Europe, ni les exterminations, ne vient troubler le cynisme et les loisirs - de la chasse aux régates, de l'opéra aux bals, des dîners au tennis Biographie: Fabrice d'Almeida, professeur à Paris II-Panthéon-Assas, dirige l'Institut d'histoire du temps présent
Célèbre de par le monde, Nelson Mandela est indéniablement entré dans l'étroit panthéon des grands hommes. Sur lui, tout semble avoir été écrit, du prisonnier demeuré enfermé durant plus de deux décennies au responsable politique devenu chef d'Etat du jour au lendemain. De la roche Tarpéienne au Capitole, en somme.[BR]Pourtant, Mandela est loin d'avoir été infaillible. Il a lui-même reconnu avoir commis des erreurs, notamment en accordant mal sa confiance. Plus grave : il a tardé à reconnaître les effets monstrueux du SIDA sur la population de son pays. Ces erreurs ont largement orienté son parcours et méritent une analyse.[BR]En choisissant de ne pas laisser cette dimension dans l'ombre, Fabrice d'Almeida se propose de traiter l'ancien dirigeant d'Afrique du Sud non comme une icône, mais comme un homme avec des qualités et des défauts, soumis à une histoire folle qui a fini par lui façonner une autorité morale universellement reconnue.
Quelle était la durée du temps de travail d?un gardien de camp de concentration? Préférait-il jouer aux cartes, pratiquer la boxe ou se délasser en lisant un roman policier? Sa famille vivait-elle avec lui? L?enquête reconstitue la stratégie de gestion des ressources humaines que Himmler et ses adjoints ont mise en ?uvre dans les camps de concentration et d?extermination ainsi que des établissements annexes moins connus, non seulement pour permettre aux bourreaux d?accomplir leur office, mais surtout pour éviter qu?ils s?ennuient. En adoptant l?angle de vue des tueurs, le livre ne prétend pas excuser leur crime. Mais ce regard dérangeant dévoile la gouvernance de l?entreprise SS et les choix des leaders nazis. Jeux, lectures, cinéma, théâtre, bordel et vie de famille: le temps libre était pensé dans le détail. Tout cela banalisait la nature du « travail ».Professeur d?histoire contemporaine à Paris-II, Fabrice d?Almeida a notamment publié La Vie mondaine sous le nazisme (Perrin, 2006) et, avec Anthony Rowley, Quand l'histoire nous prend par les sentiments (Odile Jacob, 2013).
Amours flouées, argent détourné, harcèlement moral, publicités douteuses, silences trompeurs, ou encore "affaires" politico-financières : les manipulations sont présentes dans une infinité de situations de la vie quotidienne et la crainte d'en être la victime se généralise. Cet ouvrage propose une synthèse sur une notion apparue au XVIIIe siècle et qui s'est substituée peu à peu à celle de la ruse. Alors que la recherche de la transparence est sans cesse revendiquée, ce livre invite à s'interroger sur la place prise par la figure de la "pieuvre" qui incarne l'intelligence dévoyée des puissants au détriment de celle du "renard" qui se joue subtilement des règles du social.
La guerre de Cent Ans est l'un des épisodes le plus fortement fondateur de la cohérence du royaume de France. Entre 1337 et 1453, elle a opposé la dynastie des Valois aux rois d'Angleterre, qui prétendaient régner sur le pays au nom d'un droit de succession. Tant de batailles et d'événements sont entrés dans notre imaginaire national, telles les victoires de Du Guesclin et les défaites comme la terrible bataille d'Azincourt. Ce fut aussi l'époque d'Etienne Marcel guidant une révolte, un temps où un roi fou, Charles VI, gouverna le pays avant d'être placé sous la tutelle de sa femme. Divisé, le royaume tomba dans une terrible guerre civile, alors que s'établissait pour la première fois à Paris un roi britannique, encore enfant, couronné sous le nom de Henry VI. Shakespeare écrira de belles pages sur cette domination anglaise et son occupation du territoire. Et Jeanne d'Arc émerge de ce tourbillon. Le magazine L'Histoire a demandé dès sa création à des spécialistes d'éclairer cet immense chantier intellectuel. Plus récemment, il a élaboré un dossier sur ce sujet qui permet de mesurer les changements historiographiques. Ces articles forment la trame de ce nouveau livre. Les signatures de grands historiens apparaissent dans ces pages, montrant la vitalité de la réflexion sur cette période.
Keegan John ; Keruzoré Noëlle ; Cervesi Pierre-Oli
Résumé : John Keegan, considéré comme l'un des plus talentueux historiens de la guerre, présente une histoire de 1914-1918 sans équivalent aujourd'hui, celle d'une guerre qui implique Africains autant qu'Indiens, Canadiens ou Japonais. En même temps, il n'oublie ni les enjeux nationaux ni les tensions sur les lignes de front, et cette perspective lui permet de s'affranchir des stéréotypes couramment répandus, tels que la responsabilité écrasante de l'Allemagne dans le déclenchement du conflit, de la guerre fraîche et joyeuse des débuts, les " erreurs " allemandes sur la Marne ou à Verdun, les mauvais choix stratégiques anglais ou les insuffisances chroniques de la France. Il replace dans leurs justes proportions le rôle des Russes, le poids des Autrichiens, des Britanniques ou des Américains. Par son analyse originale, il réussit à donner la mesure mondiale de cette guerre et de ses conséquences.
Elle croyait à la destinée et elle avait raison ". Mme de Pompadour, cette bourgeoise, promue au rang de maîtresse royale par Louis XV, tient une place très particulière dans l'histoire des grandes favorites : c'est tout à la fois une amoureuse et une femme de pouvoir, dont "le règne" a duré vingt ans. Belle, intelligente, cultivée, douée d'une rare énergie, en dépit d'une santé chancelante, imprégnée de philosophie, amie des encyclopédistes, elle séduit un monarque profondément dépressif. Elle l'entoure d'une chaude tendresse, prévient le moindre de ses désirs et parvient toujours à l'arracher à sa mélancolie. Mais elle comprend très vite que, pour durer, son ascendant doit s'exercer sur l'esprit du monarque plutôt que sur ses sens. A mesure que s'éteint le désir, son influence politique ne cesse de grandir. Moins elle est traitée en amante, plus elle agit en souveraine : elle fait et défait les ministres, conseille les ambassadeurs, s'engage dans les tractations diplomatiques, correspond avec les généraux, exerce son discernement comme protectrice des arts, où elle tient, avant la lettre, le rôle de ministre de la Culture. En ce milieu de siècle où la prééminence mondiale de la France est en jeu, Mme de Pompadour, " l'amie nécessaire " de Louis XV, connaît le destin extraordinaire d'une maîtresse qui ferait office d'épouse, de ministre et de thérapeute.
La guerre de Trente Ans est née en Bohême, de l'antagonisme entre l'alliance des princes allemands protestants et l'autorité impériale catholique représentée par Ferdinand II. Ce conflit local prit une ampleur européenne quand s'y joignirent les grandes puissances protestantes du Nord (Danemark et Suède), soutenues financièrement par Richelieu et Louis XIII, qui avaient intérêt à la défaite de l'empereur Ferdinand II. C'est en 1634 que la France intervint ouvertement, en attaquant l'Espagne, elle-même en conflit avec les Pays-Bas. Dès lors, les hostilités s'étendirent à l'Europe. Les traités de Westphalie en 1648 mirent fin à une guerre dévastatrice et meurtrière, notamment pour l'Allemagne et pour la Lorraine, et qui apporta un profond bouleversement démographique et politique. Il est indispensable d'en connaître l'histoire si l'on veut comprendre l'évolution de l'Europe jusqu'à nos jours. Biographie: Henry Bogdan, agrégé d'histoire, diplômé de l'Ecole des langues orientales vivantes, enseigne à l'EMSST (Ecole militaire), a publié de nombreux ouvrages, dont plusieurs ont paru dans la collection tempus: Les Chevaliers teutoniques, Histoire de l'Allemagne de la Germanie à nos jours, Histoire des Habsbourg des origines à nos jours.
De l'arrivée des Magyars sur les bords du Danube au XIIe siècle à aujourd'hui, la constitution de la nation hongroise.Les Magyars, ces envahisseurs redoutés venus des steppes, se sont installés sur les bords du Danube autour de 1100. Encore fallait-il transformer ce territoire, exposé aux menaces russe, ottomane et à la convoitise germanique ou autrichienne, en un pays : la Hongrie.C'est cette histoire que retrace l'académicien Miklós Molnar depuis l'élan fédérateur des XIIe-XIVe siècles, suivi par la mainmise des Autrichiens, des Turcs et la résistance des Palatins, la mise en place de la double monarchie, les convulsions de l'après-1914, l'occupation soviétique jusqu'au nouveau départ de 1990. Une histoire d'abord marquée par la force des conflits, par la complexité et la rigidité des systèmes politiques ou sociaux, mais plus encore par une obsession : l'indépendance et la liberté.Miklós Molnar, professeur à l'Université de Lausanne et à l'Institut des Hautes Etudes internationales de Genève, a écrit une synthèse aussi claire que complète. Il est l'auteur de La démocratie se lève à l'est (PUF, 1999).