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Le petit principe. Voyageur des trous noirs
Almassy Eva ; Portal Thanh
EDL
9,50 €
Épuisé
EAN :9782211209915
Extrait Je suis un de ces rares hommes qui ont marché dans l'espace. Un jour, ma navette est tombée en panne. J'ai dû faire une sortie extravéhiculaire pour décoincer le bras articulé de ma bécane. C'est une opération aussi périlleuse que jouer de la mandoline avec des gants de boxe, en se balançant dans le grand vide. Je n'aime pas être dérangé quand je me trouve en pleine opération périlleuse. Pourtant, j'ai entendu quelque chose qui venait de nulle part et qui ressemblait à une question. - La planète qu'on voit là-bas, c'est la Terre ? Je n'en croyais pas mes oreilles. Normalement, j'étais seul au monde, plongé dans un silence absolu. Cette petite voix qui m'a posé une question ne pouvait venir que de mon propre casque. On a dû pirater ma liaison radio avec la navette ! J'étais furieux. - J'ai lu dans un livre que la Terre était bleue mais je ne l'ai encore jamais vue en vrai. Et ça continuait ! En cinquante mille heures de vol, je n'ai encore jamais rencontré personne dans l'espace, sauf les collègues russes ou chinois de la station spatiale. Parfois des Américains, des femmes et des hommes, bien sûr, mais jamais d'enfants. Cette petite voix... j'aurais juré qu'il s'agissait de celle d'un petit garçon. - D'après mon livre, la Terre est bleue parce qu'elle est recouverte d'océans. Et dans les océans, il doit y avoir des requins, n'est-ce pas ? Ça t'ennuie si je te demande ton opinion sur les requins ? J'avais une clé anglaise dans la main, un scaphandre pressurisé sur le corps, des soucis plein la tête. On peut avoir une opinion sur les requins quand on nage dans la mer et que l'on aperçoit un aileron pointu qui nous suit à tout berzingue, mais quand on est occupé à resserrer les boulons d'une navette ! J'ai poussé un juron.
Les journalistes me traquent mais je ne suis pas leur proie. Ou bien si : je suis leur proie, mais ce n'est pas moi qu'ils traquent. Ils ne veulent que toi, ils veulent ta peau, ils veulent que je les conduise jusqu'à ton coeur qui saigne et qu'ils rêvent de torcher avec leurs papiers. " C'est ainsi que s'exprime Kinga qui vient d'accepter d'accueillir son ex-mari à sa sortie de prison. Dans un accès de violence, Franck a tué la femme pour laquelle il a abandonné Kinga et leurs deux enfants. L'ex-épouse doit composer avec les marques d'incompréhension de la société et son amour intact pour le père de ses enfants. Dans une écriture forte, Eva Almassy décrit la complexité des sentiments face à la double trahison que constituent à la fois l'abandon amoureux et la violence qui a tué. Elle force le lecteur à s'interroger sur les ressorts de l'amour et de la violence, de la douleur et du pardon. Une illustration talentueuse des rapports ambigus entre Eros et Thanatos.
Eva Almassy est née à Budapest et vit en France depuis 1978. VO, son premier roman, a paru chez Gallimard en 1997 et a été salué par la critique. Elle participe depuis 2006 à la célèbre émission Des Papous dans la tête sur France Culture.
Mosonyi Pierre ; Crowther Kitty ; Almassy Eva ; Vo
Il était une fois une armoire qui s'appelait Marie, une armoire toute simple d'apparence, avec un prénom commun et des choses rangées à l'intérieur. Une armoire comme toutes les armoires, dans laquelle on pouvait trouver un sac, une Belle Princesse riant comme une baleine, un bouton rouge, un capitaine de navire, une théière, un Prince à la Figure de Citron, seul et désespéré, une Reine des croissants attendant que son Roi soit cuit, des milliers d'objets classiques et évidents, bizarres et pas à leur place. Le temps dans cette armoire qui s'appelait Marie était variable, sauf les jours de violente tempête, les nuits du redoutable bandit avec son pistolet à six coups, les heures dangereusement mortelles de l'Horloge Parlante, sans parler de la sorcière, du dragon à sept têtes et du diable à gueule de chat. En fait, dans cette armoire qui s'appelait Marie, des contes brefs avec trente-cinq secrets fantastiques avaient élu domicile. Et ça, personne ne le savait encore.
Ce n?est pas que Louis fût d?humeur toujours aussi massacrante. Il aimait tous les animaux en général et en particulier tous les animaux petits ou grands, seulement il avait en horreur tout ce qui était piquant et on peut le comprendre.Il était obligé de se piquer lui-même avant chaque repas, de se donner une injection d?insuline avant sa maladie, sinon le sucre circulait dans son sang en trop grande abondance, mettant en danger sa santé." Aujourd?hui, en plein coeur de l?été, Louis va rendre visite aux deux poneys qui paissent dans le pré puis il passera voir Tonnerre, le vieux cheval à moitié aveugle...
Pop, le petit dinosaure, a perdu toutes ses couleurs ! Soyez le premier à retrouver les aliments et donnez-les à manger à Pop pour qu'il redevienne multicolore. Un jeu d'association et de mémorisation pour jouer en famille ou tout seul comme un grand !