Délimitant les souverainetés fiscales étatiques, les frontières fiscales sont au coeur des préoccupations de l'Union européenne et des Etats membres. Un intérêt commun qui a pourtant donné lieu à une vive opposition. D'un côté, l'Union souhaitait un marché intérieur sans frontières. De l'autre, les Etats membres désiraient préserver leurs frontières fiscales, garantes de leur souveraineté fiscale. Cette opposition des volontés de l'Union et des Etats membres a conduit l'auteur à s'interroger sur la situation, actuelle et pour l'avenir, des frontières fiscales. Une recherche qui s'est construite en lien avec la fiscalité des entreprises, les entreprises portant un intérêt encore plus grand que celui des ménages aux politiques fiscales des Etats membres. Une étude qui révéla surtout une réalité contrastée, à l'opposé d'un triomphe de l'une des volontés sur l'autre. En effet, si leur opposition a conduit à une dévaluation des frontières fiscales nécessaire au bon fonctionnement du marché intérieur, la permanence de ces dernières est un fait. Une pérennité qui tient à plusieurs raisons. La résistance des Etats membres en est l'une d'elles, se manifestant notamment par le recours à la convergence fiscale qui permet de rapprocher les législations fiscales tout en garantissant la souveraineté fiscale des Etats. Elle tient également au changement de point de vue de l'Union sur ces frontières. Ces dernières sont acceptées lorsqu'elles sont utiles, notamment pour lutter contre la fraude fiscale. L'Union va même jusqu'à les intégrer dans sa construction du marché intérieur puisqu'elle encourage des techniques comme la coopération administrative ou politique qui, tout en améliorant la performance globale des systèmes fiscaux nationaux, permettent aux Etats de les préserver. Enfin les frontières fiscales ont su se métamorphoser et ont ainsi pu échapper au risque de disparition qui pesait sur elles. Certains changements de la société tels que l'apparition de l'économie numérique, domaine déterritorialisé par excellence, auraient pu les faire disparaître. Mais, si l'adaptation de certaines notions apparaît évidente pour appréhender au mieux cette économie, faire muter des concepts traditionnels permet de ne pas conduire à leur disparition. Leur reconfiguration ne s'est d'ailleurs pas arrêtée là. Conformément à cette vision renouvelée du marché intérieur, la coopération territoriale européenne, qui induit la construction de territoire de projet à cheval sur des frontières étatiques, se développe. On assiste ainsi à la naissance d'une nouvelle conception de la frontière. A l'inverse d'être une notion figée dans le temps, la frontière fiscale peut être comparée à une membrane qui s'adapte aux évolutions de la société et aux dynamiques des territoires.
Van Hamme Jean ; Vallès Francis ; Alluard Marie-Pa
Présentation de l'éditeur Dorp 1854 - Dorp 1997 : 150 ans d'histoire et cinq générations qui, une à une, ont apporté leur pierre à l'empire des Steenfort. Un géant de la brasserie si solide qu'il a pu résister à deux guerres mondiales et à un crack économique. Mais ces événements ne sont rien comparés aux terribles luttes de pouvoir que se sont livrés les héritiers, et à l'obsession de vengeance qui, de tout temps, a animé ces familles ennemies. Car les empires industriels ne peuvent s'ériger que grâce à la passion, l'enthousiasme et l'obstination des hommes. Plusieurs tomes de ce classique de la bande dessinée était depuis quelque temps introuvables. Bonne nouvelle : l'intégralité de l'oeuvre culte de Jean Van Hamme et Francis Vallès est justement rééditée ! Retrouvez les 8 tomes de cette fabuleuse saga avec une nouvelle maquette et une nouvelle couverture.
Revue de presse Trent c'est un peu une BD western à la sauce petite bourgeoise : le grand nord canadien remplace la prairie, au lieu de s'envoyer des lampées de whisky les héros prennent le thé à cinq heures. Et dans le rôle du cow-boy à la peau tannée : un sergent de la police montée canadienne, avec sa jolie veste rouge, tiré à quatre épingles. La ligne un peu fade du dessin vient servir des images étonnamment statiques, arrêts sur image qui s'enfilent sur quarante-huit planches. On se pince, on croit à l'exercice de style : raconter la violence des Amériques façon Colt et Winchester sans jamais céder à une once de romantisme. Abilène ou Kansas city deviennent Winnipeg en pleine prospérité industrielle. Foin de saloon et de drames impulsifs, l'action ressasse un sentimentalisme souffreteux que teintent à peine quelques relents d'idéologie anarchiste. En effet Trent est une série fleuve, mais Miss, le septième épisode, laisse croire que les auteurs n'ont pas vraiment captivé leur public. Et pour être sûr que tout le monde comprenne, on enfile les flash-back. Un narrateur omniprésent raconte l'action en aparté, mais - perversité ultime - il peut s'agir aussi bien du héros qui disserte sur ses états d'âme que d'une voix off dont le seul rôle semble être de dédoubler l'action. Comme si le scénariste avait quelques regrets de n'être pas romancier. Ainsi, dans une image de chambre, on voit par la fenêtre qu'il fait nuit, et l'encadré annonce : "et puis, pendant la nuit ...". C'est horripilant. En tout cas suffisant pour lire la suite seulement du bout des doigts, goûtant médiocrement une histoire pourtant bien sentie. Le héros vient d'épouser la gentille blonde quand la brune endiablée resurgit du passé. On comprend qu'il avait plaqué la brune pour ne pas la suivre dans la voie de l'anarchisme révolutionnaire. La brune prend la blonde en otage pour essayer de l'y ramener. La brune meurt, la blonde est sauve, Trent reste sergent de la police montée; tout est bien qui finit bien. Ah, le charme discret de la bourgeoisie . --A.M.F.-- -- Urbuz.com
Desberg Stephen ; Vallès Francis ; Alluard Marie-P
Condamné à mort, celui que tout le monde croit être John Tosca a été mandaté secrètement par la DEA (Agence de lutte contre la drogue aux USA) pour endosser l'identité du fils du parrain et démanteler ces trafics mafieux. C'était ça ou la chaise électrique... C'est aujourd'hui qu'a lieu son mariage avec Angelina, la fille du clan Paliacci, plus gros trafiquants de drogues de la mafia américaine. Le mariage est prétexte à un énorme deal de cocaïne de plus de 50 millions de dollars.La D.E.A. veut intervenir pour coffrer tout ce beau monde... Mais rien ne va se passer comme prévu... Car le clan Paliacci a décidé de dessouder John. Car ce qui reste du clan Tosca souhaite se venger des Paliacci. Car la D.E.A. veut finalement tuer John aprèsl'opération. Car John Tosca se dit qu'il serait quand même plus confortable de filer avec les 50 millions de dollars... Un beau bain de sang en perspective...Un thriller moderne et palpitant où l'argent et la drogue, le pouvoir et la violence se livrent un combat sans merci... L'esprit US, la mafia, les magouilles, les nouvelles technologies, tous les éléments sont réunis pour une tension dramatique sans précédent, signée par deux grands noms de la BD contemporaine.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.