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Le Paris de Céline
Alliot David
ALEXANDRINES
10,90 €
Épuisé
EAN :9782370890528
Ca a débuté comme ça. Si l'écrivain Louis-Ferdinand Céline est né à Paris, en octobre 1932, place Clichy, comme il l'écrira dans les premières pages de Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Destouches, de son vrai nom, est né plus modestement à Courbevoie, 11, Rampe du pont, le 27 mai 1894, vers les quatre heures de l'après-midi, comme il le raconte dans Mort à crédit : "C'était un magasin de "Modes, fleurs et plumes". Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l'a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C'est moi le printemps" . Courbevoie ! De cette naissance en banlieue, de ce pays natal fantasmé, Louis-Ferdinand Céline en fera le "fil rouge" de sa vie. Et ce, jusqu'à l'absurde, puisqu'il n'y passera que quelques jours, tout au plus. Mais pour Céline, Courbevoie est un symbole. Comme François Villon - auquel il se compare parfois - qui est né "emprès Pontoise" , Céline est né en banlieue, au ban de la ville-lumière, dans ses marges : "Y'en a que ça emmerde qu'il y a des gens de Courbevoie" n'hésitera-il pas à écrire dans D'un château l'autre. Dans le délire paranoïaque de l'écrivain, sa ville natale est la cause de ses malheurs et des "persécutions" dont il sera l'objet. Naître à Courbevoie ? le crime impardonnable : "Mon Courbevoie (Seine) qui m'a causé un tort énorme, tout au long de ma folle carrière" , ou encore : "Je serais né à Tarnopol-sur-Don... Mais Courbevoie Seine ! ... Tarnopol-sur-Don j'aurais le Nobel depuis belle ! Le 10 avril 1897, le couple abandonne Courbevoie et le commerce de la rampe du Pont. Désormais, ce sera Paris, la capitale, la ville-lumière. Dans un premier temps, le couple s'installe 19, rue de Babylone, dans le 7e arrondissement, dans un petit immeuble de quatre étages, situé derrière les grands magasins du Bon Marché, faisant face aux Missions Etrangères, deux institutions qui dominent encore le quartier. A l'occasion de cette installation dans la capitale, l'enfant quitte sa nourrice, et rejoint sa famille. C'est aussi l'époque des premiers souvenirs. Le futur écrivain se rappelle que ses parents couchaient dans leur chambre, et lui, dans la salle à manger, bercé par le cantique des missionnaires...
David Alliot, né en 1973, est l'auteur de D'un Céline l'autre (Laffont, collection "Bouquins", 2011) et d'Aimé Césaire, le nègre universel (Infolio, 2008).
Pour certains Français, la défaite de juin 1940 fut une « divine surprise ». Poussés sur le chemin de la compromission avec l?occupant par des motivations aussi diverses que la conviction politique ou le simple opportunisme, ces hommes et ces femmes ont écrit l?une des pages les plus honteuses et controversées de notre histoire.Parmi eux, Jacques Doriot, un ancien communiste qui combattait sous l?uniforme allemand ; Jean de Mayol de Lupé, un évêque royaliste; Marcel Petiot, un médecin psychopathe pseudo-résistant profitant de la détresse des Juifs pour les faire disparaître? En faisant le pari de la collaboration, chacun à leur manière, ils ont profité du chaos né de la guerre.À travers ces quatorze portraits au scalpel, David Alliot revisite ces années sombres, qui ne l?ont pas été pour tous.Notes Biographiques : David Alliot est spécialiste de Louis-Ferdinand Céline. Il est notamment l?auteur, chez Tallandier, de Madame Céline (« Texto », 2022) et, avec Philippe Charlier, d?Autopsie des coeurs célèbres (2023).
Dans les livres de son mari elle apparaît sous le nom de Lili. Ses amis l'appellent Lucette, pour ses élèves, elle est Madame Almanzor. Mais pour tous, elle est Madame Céline, la veuve du plus grand écrivain du XX siècle. De leur rencontre à Paris en 1936, jusqu'à la mort de l'auteur du Voyage au bout de la nuit à Meudon, le 1er juillet 1961, Lucette Destouches partagera son existence avec Louis-Ferdinand Céline. Une existence peu banale, jalonnée d'aventures et d'épreuves, mais avec Céline, pouvait-il en être autrement? Céline disparu, c'est elle qui veille à la postérité de son oeuvre. C'est à elle qu'il incombe désormais de lutter contre le plus sournois adversaire des créateurs: l'oubli. Depuis cinquante ans, le cercle des amis et des admirateurs n'a cessé de se resserrer autour de "Madame Céline", Route des Gardes. Autour de cette silhouette qui, modelée par des années de danse, demeurée éternellement jeune, semble leur enseigner la plus belle leçon de fidélité. En cette année 2012, qui marque le centième anniversaire de Lucette Destouches, quelques voix se sont réunies pour lui offrir un bouquet de textes inédits. Et rendre ainsi hommage à une personnalité restée aussi mystérieuse que discrète.
Résumé : De leur rencontre en 1936 jusqu'à la mort de l'auteur en 1961, la danseuse et l'écrivain ne se sont jamais quittés. Elle est dépensière, il est radin, elle est charmante, il est bourru. Il est mal habillé, elle est élégante. En 1943, ils se marient, pour le meilleur parfois, comme pour le - pire souvent. Grâce à des archives inédites et des témoignages surprenants, David Alliot perce le mystère de cette étrange alchimie qui unit ce couple pas comme les autres et révèle la destinée de cette femme aussi discrète que mystérieuse.
Proue de l'ancien monde" pour Michelet, "promontoire sauvage dans le ciel gris qui galope" pour Kerouac, Brest aspire et inspire depuis bien longtemps les écrivains les plus divers et les plus talentueux. Qui étaient ces auteurs ? Qui sont-ils encore ? Quelle vie ont-ils menée ? Quelle relation singulière entretiennent-ils avec la ville ancienne, martyrisée, reconstruite ? Brest des écrivains est le meilleur guide pour répondre à ces questions. Et pour un voyage intemporel dans la cité du Ponant sous la houlette précise de celles et ceux qui du Moyen Age à nos jours ont sculpté des mots gris et des mots bleus pour dire la splendeur paradoxale des lieux-son petit crachin et ses ciels éclairés, sa brise marine, sa rade admirable.
Les maisons, les rues de Bordeaux, ce sont les événements de ma vie, admettait François Mauriac". Patrie des 4 "M", (Montaigne, Montesquieu, Mauriac et "moi", selon le mot de Philippe Sollers), Bordeaux a représenté un point d'ancrage pour de nombreux auteurs, de Raymond Guérin à Jean-Marie Laclavetine ... et aussi une destination de voyage pour leurs illustres prédécesseurs : Hugo, La Rochefoucauld, Saint-Simon, Hölderlin... Leur vie girondine nous est racontée par leur meilleur biographe. Bordeaux des écrivains est à déguster comme on s'attable à un banquet joyeux. Les huîtres d'Arcachon en rafales, l'épaisse entrecôte à la bordelaise et les vieux millésimes en magnum sortis des caves, accompagnant généreusement les conversations de nos illustres biographes (Veilletet, Volpilhac, Cocula, Suffran, Chambard et tant d'autres). Et ils évoquent gaiement les grands écrivains qui ont porté fièrement, à travers le temps littéraire, les couleurs de Bordeaux, les reflets du Bassin et la douceur de la Gironde.
Elevé dans les quartiers populaires, de l'est de Paris, à Ménilmontant puis dans le Pigalle animé des années 30, la vie de Gainsbourg à Paris suit le parcours de sa réussite qui le conduit d'abord dans les quartiers ouest les plus huppés de la capitale, avant de le voir s'installer au coeur de Saint- Germain-des-Près, 5 bis, rue de Verneuil, sa maison musée dont les fans ont transformé la façade en oeuvre d'art in progress. Le Paris de Gainsbourg nous invite à une balade dans le temps et la géographie parisiennes d'un des grands artistes du XXe siècle. Emmanuelle Guilcher nous fait revivre l'ambiance des cabarets de la Rive Gauche (Madame Arthur, Milord l'Arsouille), où, pianiste puis chanteur débutant, Gainsbourg débute dans les années 50 ; elle nous raconte ses rencontres avec Boris Vian, Juliette Gréco, les temps de la bohême et ceux des grandes scènes du music-hall parisien : Bobino et Le Palace. Avec elle nous arpentons le quartier sur les pas du chanteur, pour flâner dans les galeries de la rue du Bac, boire un verre au café de Flore, déjeuner chez Lipp ou dans un bistrot du coin, longer les quais pour une visite au 36 quai des orfèvres ou encore une promenade au musée du Louvre. Signe de son inscription éternelle dans la mémoire et la vie parisienne, une station Serge Gainsbourg sera ouverte en 2011, hommage unique pour un chanteur mais clin d'oeil que l'auteur-compositeur interprète du Poinçonneur des lilas, amoureux de l'urbanisme de la capitale aurait apprécié. L'auteure est allée interviewer des figures du monde du spectacle dont Michel Drucker, Pierre