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L’éventail et la boussole. D’une psychiatrie déboussolée à l’espoir d’une psychiatrie humaniste
Allione Marie
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782336408255
Devenir psychiatre n'est pas un parcours anodin : au-delà des sentiers de la connaissance, il engage toute la personne. L'auteure a entamé son itinéraire sur un terrain en pleine effervescence lors du développement de la sectorisation, dont le projet était une politique à la fois généreuse et ingénieuse. Les professionnels de la psychiatrie voulaient s'articuler à l'existant en lui apportant une spécificité : celle d'une psychiatrie reposant sur un trépied de neurobiologie, de sociologie et de psychologie, référée entre autres à la psychanalyse, ouverte à d'autres dimensions et qui en respecte les nuances et la complexité. Il semble que ce trépied soit en train de perdre une bonne part de son essence, mais ce n'est sans doute pas une fatalité. L'auteure souhaite témoigner ici de quelques idées qui pourront permettre de le ranimer, d'explorer et d'inventer sans répit de nouvelles pratiques du soin. Elle se met en scène et montre l'ancrage de sa pratique au plus profond de sa personne, jusque dans ses émois les plus intimes.
Résumé : Le débat est très vif aujourd?hui autour des soins apportés à l?autisme. Pour ou contre la psychanalyse, pour ou contre les thérapies comportementales, pour ou contre certaines méthodes venues des Etats unis. Au-delà des idées toutes faites ce livre donne la parole aux parents de ces enfants autistes. Que vivent- ils réellement ? Comment ressent-ils les différents traitements ? A quels problèmes sont- ils confrontés ? Un livre important qui veut, au-delà des idéologies, renouer avec la réalité du quotidien. Un livre qui par son apaisement aidera tous ceux qui, parents ou professionnels, vivent dans l?entourage d?un enfant autiste. L?objectif de ce livre est de donner la parole aux parents d?enfants, d?adolescents et d?adultes autistes, à ceux que l?on n?entend presque jamais, mais qui constituent la très grande majorité. Témoignages passionnants, émouvants et presque toujours empreints d?une grande sagesse sur ce qu?ils vivent : l?annonce du diagnostic, la culpabilisation des mères, la scolarisation des enfants, les méthodes thérapeutiques, psychanalyse, thérapies comportementales et autres, la validité des structures de soins, les problèmes qui se posent lorsque l?enfant devient adulte. C?est donc le quotidien vécu des parents qui est pris en compte dans ce livre, loin des polémiques stériles. Livre qui sera d?une grande aide et d?un grand soutien à tous ses parents et professionnels qui se retrouvent la plupart du temps, malgré eux, soumis à des diktats ou des pressions néfastes pour l?enfant. Ce livre est préfacé et postfacé successivement par les 2 éminents spécialistes de l?autisme en France, les professeurs Hochmann et Delion.
La supervision, cette pratique clinique qui consiste à accompagner les équipes soignantes ou éducatives pour mettre en paroles, analyser et faire évoluer leurs expériences professionnelles, ne saurait se passer de références, d'appuis théoriques ni d'une réflexion permanente sur son exercice. En effet, un superviseur engage la parole du groupe avec lequel il travaille, et cet engagement l'engage en retour. Dans son souci de transmission aux superviseurs et futurs superviseurs d'un corpus théorique indispensable, l'auteur a choisi la forme d'un vocabulaire qui allie le sérieux de l'approfondissement à l'humour que la pratique impose. Tout en explorant les concepts fondamentaux à la lumière de sa clinique, il établit une sorte de réseau, comme un réseau de voies ou de chemins, qui croise et fait "chanter" tous ces mots entre eux. Au fil des pages, il soutient cette double correspondance : définir les thèmes qui agissent dans la supervision, les nommer, les rattacher aux différentes théories qui fondent le travail thérapeutique et/ou social, et les relier entre eux.
L'auteur explique comment il fait face aux envoûtements, aux maisons squattées par des fantômes, à la présence d'entités (dont de nombreuses photos prouvent la réalité) mineures, majeures, voire diaboliques. Il précise les conditions dans lesquelles une personne peut se trouver investie et les moyens dont elle dispose pour s'en débarrasser. Il souligne aussi l'importance de notre protection naturelle. Broché 16 x 24 - 256 pages
Dans tous les pays du monde, lorsque le vigneron élève son vin dans une barrique, la porosité du bois qui en constitue les parois laisse s'évaporer une partie des liquides dans une proportion que l'on ne saurait négliger. On appelle cette évaporation : " la part des anges ". Jour après jour, le paysan compense cette part des anges en ajoutant du vin. On appelle cette compensation : l'" ouillage". La plupart des grands vins qui réjouissent nos c?urs sont nés dans ces conditions. Une institution de soin, médico-sociale ou d'éducation, c'est un être vivant comme l'est aussi un vin. Ici les anges sont les rêves, et si les institutions écartent cette part du rêve, cette part offerte au rêve, elles s'étiolent, se referment, et ne produisent plus les effets escomptés. Ce rêve, c'est la régulation qui le fournit ou plutôt qui l'entretient. Si aucun régulateur ne vient plus accomplir cet ouillage dans le tonneau institutionnel, alors la pratique s'évente, s'aigrit, et finalement se mue en vinaigre. Pour vivre, une institution a besoin de cette part du rêve qui semble être une perte de prime abord ; mais cette perte est indispensable, à l'instar des vins les plus précieux, pour lui assurer structure et qualité. Cette perte est en définitive un gain. Voilà l'état d'esprit qui m'a guidé pour écrire ce livre. J'ai voulu analyser les rouages de ce que l'on appelle régulation, supervision, ou encore analyse des pratiques selon deux points de vite différents : rendre compte d'une pratique d'une part, sans toutefois tomber dans la banalité du simple témoignage ; et proposer des supports théoriques pour en éclairer les bases, pour tenter d'écrire les prémisses d'une théorie de la régulation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.