Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La cité du rire. Politique et dérision dans l'Athènes classique
Allard Jean-Noël
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251450919
« Le rire est le propre de l?homme » selon Rabelais. On pourrait même jurer qu?il est le propre de notre époque. Après tout, l?humour et la dérision sont partout, sur la scène comme sur les bancs de l?Assemblée Nationale, en passant évidemment parnos écrans. Le rire, une passion moderne ?Son omniprésence dans l?Athènes de l?époque classique suffit à démentir ce postulat : la parrhèsia ? la liberté de tout dire ? y était portée comme un étendard, loin du politiquement correct de nos contemporains. C?est d?ailleurs là que, pour la première fois, des penseurs comme Platon ou Aristote, ont pris le rire au sérieux.Cet ouvrage les prend au (bon) mot. Son but ? Démêler les liens charnels qu?entretiennent dérision et politique dans la cité démocratique. Jean-Noël Allard fait dialoguer Aristophane et Bourdieu, Démosthène et Habermas, Xénophon et Durkheim ; et dessine le portrait d?une communauté profondément structuréepar le rire.Entre joutes verbales et plaisanteries subtiles, invectives tribuniciennes et railleries démagogiques, caricatures comiques et injures dionysiaques, le lecteur découvrira, sans ironie, l?un des fondements oubliés de la démocratie : la moquerie comme art de vivre, la dérision comme institution.Table des matières : IntroductionUne histoire du rire. Sérieusement ?La dérision : un « objet d?histoire non identifié »La dérision et le politique : un mariage prolifiqueDiscours de la méthode, méthode du discoursLa dérision à la carteConceptions grecques de la dérisionI. L?univers grec de la dérision1. Le rire et l?outrage2. Les ambiguïtés de l?humourII. Platon et la dérision : de l?utilité d?une pratique mauvaise1. L?« anthropologie austère » de Platon2. Le rire de moquerie : un plaisir malsain3. Le philosophe face à la dérision4. Une dérision encadrée dans Les LoisIII. L?éthique aristotélicienne du rire1. Le rire et la « vie bonne »2. La nécessité du « juste milieu »3. La dérision comme un « outrage éduqué »4. La dérision : le lien de la citéIV. Xénophon et le pouvoir du rire1. Cyrus, le roi plaisantin2. Charis et dérision3. La « réciprocité déséquilibrée » du rireLitiges judiciaires et dérisionI. La dérision : source de conflits violents ?1. La vengeance : corollaire de la dérision2. La violence, odieuse face à la dérision ?II. Des lois contre la dérision ?1. Les lois sur l?injure (kakègoria)2. La loi sur l?outrage (hubris)III. La dérision : un comportement réprouvé par les juges1. Le plaideur en victime de la dérision2. La dérision et le mépris du peupleLa censure des pratiques de dérisionI. Le « bien parler » des orateurs1. L?euphèmia : un impératif ?2. L?encadrement de la parole à l?AssembléeII. Les limites de la parole comique1. La « licence » comique : objet historiographique2. La comédie face aux lois sanctionnant l?injure3. La censure de la comédieLes usages de la dérision à l?Assemblée et dans les tribunauxI. les formes de la dérision du prétoire1. La dérision au sein des tribunaux2. La dérision à l?AssembléeII. La dérision : quelle nocivité pour l?orateur ?1. La dérision et l?èthos2. L?echthra : prétexte à dérisionIII. Les enjeux rhétoriques de la dérision dans le prétoire1. Réfuter2. Plaire3. DénigrerIV. Affronter la dérision1. Au tribunal : la rhétorique de l?antidérision2. À l?Assemblée : l?orateur face au thorubosLa fabrique de la dérision judiciaireI. Typologie des motifs de la dérision judiciaire1. Les (in)conduites2. Le « passé qui ne passe pas »3. La fange des origines4. « Quoi ma gueule ? » : la dérision par les apparences et les alluresII. De la scène au tribunal : les fondements comiques des railleries judiciaires1. Le plaideur en acteur de comédie2. Le plaideur en spectateur de comédieIII. La rumeur : terreau de la dérision du prétoire1. Athènes : la cité des « ragots »2. Le préjudice de la mauvaise réputationLa didactique démocratique de la dérision comiqueI. Satire comique et débat démocratique1. L?incidence politique de la comédie : un objet de débat2. Le poète en éducateur3. Le discours comique et l?« espace public »II. Le « metechein » dans le discours comique1. La folie de la justice2. Le sycophante : un antimodèle3. La politique comme salaireIII. Discours comique et souveraineté du peuple1. Le peuple versus « Le peuple »2. Le citoyen : « un spectateur » ?IV. La fabrique de l?auditeur avisé1. Les artifices de la technè rhètorikè2. La paratragédie : un instrument d?apprentissage politiqueLes enjeux de la dérision des hommes politiquesI. L?excès de pouvoir : Périclès, une taille de trop ?1. Périclès et son temps2. Périclès, tyranII. La démagogie, une mauvaise politique ?1. Le « démagogue » : un homme d?État d?un genre nouveau ?2. Profil comique du « démagogue »3. La satire d?une démocratie pervertie ?4. Le démagogue : fauteur de troublesIII. Des penchants voluptueux des orateurs comme problème politique1. Des m?urs au politique2. Plaisirs et comportements élitaires3. L?intempérance : un problème de gouvernement4. Dépenses privées, coût public5. Retour à Périclès : les amours au détriment de la cité ?Le pouvoir du peuple par la dérisionI. Homme politique : un rôle qui prête à rire1. La raillerie des hommes politiques : un attribut de l?ancienne comédie2. Les hommes politiques dans la comédie moyenneII. La dérision comique : un instrument de pouvoir1. La dérision des puissants au service de la démocratie : le témoignage du Vieil Oligarque2. Dérision et « pouvoir symbolique »3. L?appropriation de la dérision par les citoyens ordinairesIII. Graver le ridicule : la question des graffitis injurieux1. Une pratique politique du graffiti ?2. Les « ostraka injurieux »Régulation sociale et dérisionI. La justice par la dérision1. Le rire pour châtiment : punition et dissuasion2. Peines et raffermissement de l?idéologie civique3. Les peines infamantes : un brouillage statutaire ?II. La comédie pour service d?ordre1. Le « fouet public »2. La déviance en spectacle3. Découpages sociaux et comédie : l?exemple des femmes4. La comédie comme un « carnaval »5. Rire au spectacle comique : une katharsis ?III. Les pratiques rituelles de dérision : une lecture sociale1. Le « rire rituel » : des enjeux cultuels aux enjeux sociaux2. Le rire rituel comme un spectacle3. Les carnavals comme grille de lecture4. Rire pour Déméter : la piste de « l?inversion »Conclusion généraleBibliographieI. Sources, éditions, commentairesSources littérairesSources épigraphiques et papyrologiquesII. Bibliographie généraleIndex des principales figures historiquesRemerciementsNotes Biographiques : Docteur et professeur agrégé d?histoire, Jean-Noël Allard enseigne au lycée Paul Éluard de Saint-Denis ainsi qu?aux universités de Paris 1 et Paris 8. Il consacre principalement ses recherches à l?anthropologie du politique en Grèce ancienne.
Allard Laurence ; Dupeyrat Jean-Michel ; Soyres Mi
Rezo et Strato, deux immeubles de bureaux, fruits de la promotion de Sodearif et de la SNEF, réponses de deux cabinets d'architecture, menées par Anne Démians et par Mathurin Hardel et Cyrille Le Bihan, pour la réalisation d'une véritable "couture urbaine". Situé le long des voies ferrées, le projet valorise un territoire dans le respect de son contexte immédiat et de l'environnement, au sein de l'écoquartier Clichy-Batignolles. Les deux bâtiments articulent de façon exemplaire un extérieur attractif et un intérieur fonctionnel. Rezo et Strato forment un ensemble double. Ils incarnent la réflexion conjointe de promoteurs, d'aménageurs urbains et d'architectes pour réinscrire les activités tertiaires en centre-ville. Une performance qui s'affilie aux enjeux de développement durable pour la cité, à découvrir entre ces pages.
Petit Laurent ; Mégean Jacques ; Allard Jean-Claud
Biographie de l'auteur Laurent Petit est né en 1963 à Bussières-Ics-Belmont, un village de Haute-Marne. Son père était boucher-charcutier. A 18 ans, il obtient son CAP de cuisine au lycée hôtelier de Saint-Dizier. Après le service militaire, c'est à Paris, au Bistrot du sommelier qu'il devient chef de cuisine. Un de ses patrons, Nicolas de Rabaudy ; journaliste gastronomique, lui décroche une quinzaine de stages chez des chefs multi-étoilés. A 24 ans, avec un associé, il crée à Briançon Le Péché gourmand. C'est là qu'il rencontre Martine Coin, sa future épouse. En 1992, le couple s'installe à Annecy-le-Vieux, en reprenant un restaurant anciennement étoilé qui devient le Clos des Sens. En l'an 2000, arrive la première étoile. En 2005, Laurent Petit ouvre le café culinaire ContreSens à Annecy, Bib gourmand. Il est chef de l'année pour le guide Champérard. En 2007, deuxième étoile au guide Michelin. En 2008, c'est l'ouverture du Café Brunei à Annecy-Le-Vieux, Bib gourmand lui aussi. En 2011, reconnu par ses pairs, Laurent Petit devient membre fondateur du Collège culinaire de France, avec Alain Ducasse et Jocl Robuchon. Il est également membre de Générations cuisine & culture. Maître restaurateur, et Le Clos des sens compte parmi les "tables remarquables" Châteaux & Hôtels Collection. De sa carrière de professeur agrégé de mathématiques menée en parallèle à son oeuvre de photographe, Jean-Claude Allard a gardé une attirance certaine pour les lignes, les structures et le graphisme. Est-ce aussi de sa fibre enseignante qu'il tient le sens du contact, la curiosité d'autrui Cette faculté transparaît dans ses portraits ramenés de voyages ou fruits de sa collaboration avec des artistes, chanteurs lyriques, danseurs, chorégraphes, peintres, comédiens et musiciens. Sa capacité à extraire et sublimer l'inattendu ne pouvait que plaire à Laurent Petit. Surprendre, être surpris...Voilà dix ans que leur collaboration nourrit leurs créativités respectives. Jacques Mégean est nantais, charcutier de formation, atypique dans sa carrière, et cuisinier étoilé. Il a été conseiller technique à la condition des travailleurs manuels, auprès du ministre Lionel Stoléru. C'est en s'installant à Megève en 1998, qu'il rencontre Laurent Petit. Sa grande sensibilité culinaire, son approche poétique du métier, son expérience et son amour du produit séduisent aussitôt le chef ancilevien. Leurs échanges perpétuels ne cessent de les nourrir l'un et l'autre. Aujourd'hui,, Jacques Mégean lâche les fourneaux pour conter de sa plume digeste l'histoire du Clos des Sens.
De Niort à la baie de l'Aiguillon se déroule le Marais poitevin. Ses paysages presque exotiques se découvrent au travers d'itinéraires situés, pour la plupart, dans le Marais desséché ou le Marais mouillé. Une balade au coeur de la Venise Verte sera peut-être l'occasion d'apercevoir un martin-pêcheur, ou bien de découvrir des espèces végétales caractéristiques du marais, comme l'hydrocharis des grenouilles ou l'orchis à fleurs lâches. Comment la nature et l'homme ont-ils forgé le Marais poitevin ? Est-ce un héron pourpré ou cendré que vous distinguez dans la roselière ? D'où provient l'énorme ragondin ? Qu'est-ce que la Venise Verte ? Où s'adresser pour faire des sorties nature accompagnées ? Vous trouverez la réponse à ces questions, et à bien d'autres, dans ce guide entièrement remis à jour. Les balades Pointe de l'Aiguillon et pointe Saint-Clément Esnandes Canal de Marans à La Rochelle Réserve naturelle "Michel Brosselin" (Saint-Denis-du-Payré) Bois de Saint-Denis-du-Payré La rivière de la Corde Ancienne île de Chaillé Sentier des Charrières Levée des Combrands Sentie des Levées Forêt de Benon Communal de Langon Vieille Autise Marais du Vanneau Marais d'Amuré et de Saint-Georges-de-Rex Marais sauvage de la Venise Verte Le Bourdet Boucle de Chey Golfe des Pictons
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.