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L'enfant-palmier
Allah Alexis
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782747525879
Aujourd'hui, il n'est pas dit que le village d'Atoumanikro y échappe, y résiste... II y a la sécheresse, il y a aussi la naissance de Baefouè - l'enfant difforme - et puis ces morts inattendues, inexpliquées, peut-être expiatrices... Le ballet maudit des oiseaux de chasse a livré ses ombres augures. La malédiction couvre de son ombre les habitants de ce petit village ivoirien. Qui a trahi ? Dans ce microcosme empreint d'une pesante tradition, qui a osé offenser les Ancêtres ? Question cruciale pour tous ces corps en souffrance que sont Baefouè, Acra ou Blalè. Réponses angoissées pour le coupable sur le point d'affronter le terrifiant Tribunal des Ancêtres. Dans ce récit, Alexis K. Allah touche à l'univers étrange, riche et complexe de la fiction pure. Le tiraillement entre s ici et là-bas s, entre l'Afrique et la France prend alors le visage d'une interrogation farouche qui devient rapidement une lutte poignante de l'individu contre l'emprise de la Tradition. En accompagnant la laideur de Baefouè et la douleur d'Acra, l'auteur se place du côté des vaincus, de ceux que les aléas de la vie torturent, de ceux aussi qui ont choisi de renoncer à la voie simpliste et oppressante d'une tradition, d'une conformité et d'une uniformité desséchantes. Une liberté difficile, peut-être même impossible ou inutile à conquérir - une liberté tramée de contradictions et qui s'exprime avant tout à travers un style minutieux, mêlant symbolisme et dérision...
Au sommaire de ce numéro : Le droit à l'eau au Tchad ; culture matérielle d'Afrique : masque signifiant, paroles et mythe ; La famille d'accueil du migrant pour études au Congo-Kinshasa : est-ce une institution de purification ? ; Dynamique des coutumes alimentaires et infection diabétique chez les Baoulé-walèbo de Côte d'Ivoire ; Espaces de cultures maraîchères et maladies hydriques à Daloa, une ville forestière du centre-ouest ivoirien ; La théorie de l'observation réflexive.
C'est arrivé à 48 ans, brutalement, inexorablement... Messou oi Messou est parti, " avec sa part d'ombre, de vérité et surtout de mystères ". Sculpteur des masques et détenteur du pouvoir sacré, il a quitté les siens, précipitant toute une communauté villageoise dans la béance spirituelle. Pour seules compagnes de voyage, il s'octroie la chienne et la tortue qui le suivront avec fidélité et dévouement dans ses longues pérégrinations. Mû par une force ancestrale, Messou oi Messou cherche à lever le secret de ses origines, étroitement liées aux affres de la traite négrière et de la colonisation. Au bout de l'errance, le vieil homme veut comprendre le meurtre d'un père et de toute une civilisation. Toutefois, " la part de l'autre " est difficile à saisir. Son parcours chaotique à travers les mers et les continents, comme son passage dans le cirque Richard, lui montreront que le monde occidental peut s'avérer complexe et désarmant, surtout lorsqu'il prend le visage de l'aide humanitaire ou celui de Mme Richard, son double féminin, sa disciple blanche. Au village, les aïeux, livrés à eux-mêmes, " ont décidé de posséder une nouvelle résidence. Ils sont dans le village, ils sont aussi dans les bois et migrent vers le marigot, cet oeil à la fois paisible et opaque "... Par ce troisième roman, Alexis Allah affirme son attachement à une Afrique source et ressource qui pose pour elle-même, comme au-delà, le problème du droit identitaire. En reliant passé et avenir, pouvoir et négritude, espace développé et monde traditionnel, Messou oi Messou sonde les profondeurs de l'homme ; prophète, il tisse à sa façon les bases d'une civilisation plus juste qui ne reposerait plus sur le mépris, le marchandage et l'exploitation humaine. Alexis Allah rejoint, par là, le combat politique dénonçant le démantèlement d'une Afrique devenue " mortocratie " où s'agitent et convergent inconsciences cupides et influences économiques dévastatrices.
Ozon le fourmilion qui vit caché compte bien sur Vié le Criquet pour mettre la pagaille dans la faune de Djué le poisson. Pour preuve, ce dernier ne peut plus vivre dans son marigot : les deux complices l'ont asséché. Il doit accepter des compromis de paix. Alors débute le dur apprentissage de la vie sur la terre ferme. A Nanhanliè, ce grand pays aux ressources inépuisables, tous ne mangent pas à leur faim. Pourtant, Vié et ses frères vont jeter leur dévolu sur la faune alors même que Djué croit la hache de guerre enterrée. Et ils sont armés jusqu'aux dents ! Comment ces miséreux possèdent-ils de si puissants moyens de destruction ? La panique gagne les frères des faunes et les oblige à rendre justice. Mais leur tribunal est fait de coups de théâtre : le juge a Djué en ligne de mire, et les frères des faunes voisines se taisent, se déclarant aucunement concernés par son sort. Entre impunité et indifférence, la solidarité est mise à mal. Jusqu'où iront-ils et à quel prix ? Scelleront-ils leur destin avec celui des fous de brousse ? Dans ce cinquième livre, Alexis Allah fait endosser aux animaux le costume des hommes. En les singeant, les enfants de la brousse cultivent la haine et la violence, non pour survivre mais pour le plaisir de démontrer que la maturité n'a d'égale que la barbarie généralisée et triomphante. L'Afrique est riche ; les Africains sont pauvres, victimes des faiseurs de rois. Sous le masque d'un conte, d'une plume haute en couleur, Alexis Allah pose l'épineux problème de l'ingérence démocratiquement correcte et affirme son attachement à ce continent en flammes.
Qu'attendre de son époque ? Où trouver les réponses à des questions existentielles ? Les mots suffisent-ils à dire tous les maux ? Ce petit recueil est une tentative de réponse à ces questionnements qui taraudent mon esprit depuis longtemps. Il n'est pas de réponses simples ni faciles, et les mots choisis n'expriment toujours pas les rêves oubliés. Ainsi, tels des ondulations, ces mots s'évaporent en cascades, en rafales, prenant la forme des murmurations. Amour, absence, beauté, désir, douleurs, passé, présent, plaisir, regrets, Paris, pleurs, espoir, soleil, neige, rêves, souvenirs, blessures, avenir, peut-être, tout y passe ! La poésie est l'élixir du mal, dit-on !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.