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ESSAI SUR L'OPERA (1755-1764). LE THEATRE A LA MODE (1720). Domaine italien, Tome 1, Période classiq
Algarotti Francesco ; Marcello Benedetto ; Navarre
CERF
52,80 €
Épuisé
EAN :9782204058780
Né vers 1600 en Italie, l'opéra encourait les foudres de Marcello dès 1720. L'ouverture des salles au public, les nécessités commerciales et le vedettariat l'avaient éloigné des idéaux qui présidèrent à sa naissance. L'opuscule de Benedetto Marcello aborde, sur le ton de la dérision et de la satire, tous les aspects de l'opéra, du livret à la musique, en passant par les chanteurs, les compositeurs, les directeurs de théâtre, la mise en scène, etc. Le texte méritait une nouvelle traduction française (la dernière datait de la fin du dix-neuvième siècle), plus précise et plus complète, car le savant compositeur de l'Estro poetico-armonico y déploie une verve irrésistible, proche de celle dont se servira Carlo Goldoni dans l'imprésario de Smyrne. Cette satire représente l'étincelle qui allait embraser le flambeau de la réforme par le biais du comte Francesco Algarotti (1712-1764) poète et écrivain. Son Essai sur l'Opéra en musique contient en effet tous les points importants sur lesquels Calzabigi et Gluck allaient asseoir leur reconstruction : choix du livret, rôle de la poésie et de la musique, rôle des chanteurs, du compositeur, moyens et contrôle artistiques des productions. La traduction française qu'un fit Chastellux en 1773, nonobstant sa finesse et son élégance, fait pourtant figure de " belle infidèle ". Force nous était donc d'élaborer là encore une nouvelle traduction de ce texte fondateur. A côté de ces deux grands titres, nous avons réuni un dossier important d'écrits émanant des acteurs de la réforme : Métastase, Angiolini, Calzabigi, Gluck et Du Roullet.
Reprenant l'idée centrale de son premier ouvrage, Le discours musical, où il montrait que la musique des XVIIème et XVIIIème siècles est une véritable langue que le musicien et l'auditeur d'aujourd'hui se doivent de rapprendre s'ils veulent comprendre ce que nous "dit" cette musique, Nikolaus Harnoncourt l'approfondit ici en abordant les trois compositeurs qui depuis trente ans sont au centre de sa carrière - Monteverdi, Bach et Mozart - et dont il nous donne des interprétations incontestablement novatrices, qui bouleversent toutes nos conceptions musicales héritées du romantisme. Lorsqu'on sait que la musique des siècles passés nous parle, il s'établit entre elle et le musicien du XXème siècle, à l'image de certaines oeuvres (la Passion selon saint Matthieu, les Vêpres de la Vierge) ou de certaines formes (le concerto), un véritable dialogue, qui, loin de tout souci de reconstitution archéologique, est bien une façon nouvelle, active, pourrait-on dire, de penser, de jouer et d'entendre aujourd'hui la musique d'hier.
Résumé : Pierre Boulez, compositeur, a toujours su conjuguer en lui-même le poète des sons et le praticien se dotant des tables de la loi musicale pour les briser dès que possible. A divers moments de son itinéraire de créateur, il a éprouvé la nécessité d'écrire comme pour soumettre à l'épreuve du verbe ses intuitions étayées d'analyses parfois méticuleuses avant d'aller au-delà d'elles en composant. Ce livre rassemble des conférences données à Darmstadt au début des années 60 alors que Boulez élabore Pli selon Pli. Elles correspondent à ce qu'écrivait naguère de Boulez son ami Michel Foucault : "L'essentiel pour lui était là : penser la pratique au plus près de ses nécessités internes sans se plier, comme si elles étaient de souveraines exigences, à aucunes d'elles. Quel est donc le rôle de la pensée dans ce qu'on fait si elle ne doit être ni simple savoir-faire ni pure théorie ? Boulez le montrait : donner la force de rompre les règles dans l'acte même qui les fait jouer."
Tout le monde se souviendra de la terrible reprise du thème An die Freude, dans Orange mécanique : Ludwig van est l'idole d'Alex. Rééduqué aux sons de la neuvième, ce dernier est gagné par la nausée chaque fois que l'hymne lui est administré. Assez curieusement, dans son film, Stanley Kubrik a remplacé la cinquième par la neuvième. Peut-être se souvenait-il que le poème de Schiller (An die Freude), était joué dans les camps, enfermant dans un geste qu'Esteban Buch n'hésite pas à qualifier de "satanique", ses auditeurs dans le même cercle de violence barbare que le cynique Arbeit macht Frei.Histoire politique, l'étude d'Esteban Buch trouve doublement sa place dans la bibliothèque de Pierre Nora. D'abord parce qu'elle est l'histoire de la fonction de la musique dans la construction de l'identification nationale. Pour l'Allemagne, comme auparavant pour la France de la Révolution Française, instituer la Nation c'était aussi en institutionnaliser la voix. Et de ce point de vue, Esteban Buch nous montre parfaitement comment l'?uvre de Beethoven est devenue emblématique d'une certaine idée de la nation allemande, en quête de son identité politique. Ensuite parce qu'au fond, à travers une histoire de sa réception, ce qu'il met en valeur, ce sont les mécanismes de "mémoirisation" qui ont fait de cette ?uvre un bien singulier lieu de mémoire. D'Auschwitz à Sarajevo (joué en 96 par Yehudi Menuhin), en passant par son adoption, en 1972, par le Conseil de l'Europe comme hymne communautaire, sans oublier l'année 1981, lorsque François Mitterrand le choisit comme hymne d'investiture, le prélude de l'hymne à la joie aura décidément porté de bien étranges inspirations.Musicologue, sociologue, Esteban Buch s'était déjà fait remarquer lorsqu'il était étudiant à l'EHESS par un très prometteur mémoire sur l'hymne argentin. Il a également publié aux éditions Actes Sud, en 1994, une passionnante étude sur Alban Berg.--Joël Jégouzo--
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine