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Économie du savoir-être
Algan Yann ; Huillery Elise
SCIENCES PO
9,00 €
Épuisé
EAN :9782724639308
Toutes les études internationales le montrent, les Français se démarquent par un faible niveau de confiance en soi, de sentiment d'efficacité personnelle, de persévérance et de coopération. Aux racines du phénomène, un système éducatif qui se focalise sur les facultés intellectuelles et néglige la relation à soi et aux autres. Résultat, nos élèves sont plus anxieux qu'ailleurs, craignent d'être considérés comme incompétents en cas d'échec, considèrent la réussite scolaire comme innée, et reculent devant l'obstacle et l'inconnu. Leur bien-être à l'école est moindre par rapport à celui des enfants des autres pays de l'OCDE. Comme l'indiquent les recherches croisées en économie et en psychologie, un tel déficit de compétences sociales et comportementales a un impact élevé sur la réussite et les inégalités scolaires, sur l'insertion et la vie professionnelles et, plus généralement, sur l'innovation et la performance économique. Ce livre plaide ardemment pour la reconnaissance et l'intégration du savoir-être dans notre système éducatif. Il y va de la résilience de notre société.
Hiérarchie, inégalités et défiance: telle est la véritable devise de la société française! Hiérarchisée à l?excès, élitiste, conflictuelle, cette organisation de notre société mine les relations sociales mais aussi la confiance en l?avenir et la croissance. Diffusée à l?ensemble du corps social (entreprises, salariés, partenaires sociaux, Etat?), cette logique empêche pour l?instant la France de sortir de l?engrenage du déclin annoncé. Depuis 10 ans, ses effets pervers sont accentués par le manque de transparence du gouvernement, de capacité intégratrice du système scolaire et la mauvaise qualité des relations sociales. Autant d?entraves à l?économie française. Pourtant, le déclin n?est pas une fatalité: les nombreuses réformes menées à l?étranger offrent des pistes pour sortir de l?ornière.
Le seul manuel d'introduction à l'économie qui permet aux étudiants d'aborder les grands problèmes de notre temps par la maîtrise des outils conceptuels et empiriques de l'économie contemporaine. Les Editions Eyrolles se sont associées aux enseignants et chercheurs du projet collaboratif international CORE pour apporter aux étudiants un livre et un système d'enseignement qui complètent et enrichissent l'eBook en ligne et en accès libre de CORE. L'ECONOMIE : est une nouvelle approche qui intègre les avancées récentes des sciences économiques, incluant la théorie des contrats, les interactions stratégiques, l'économie comportementale et l'instabilité financière ; conduit les étudiants à chercher des réponses aux problèmes des inégalités. du changement climatique, de l'instabilité économique, de la création de richesses, entre autres ; propose un traitement conjoint de la microéconomie et de la macroéconomie ; accompagne tous les modèles et les concepts par des données et des études de cas élaborées à partir de situations réelles.
La défiance est au c?ur du pessimisme français. Elle détruit notre goût de coopérer et de vivre ensemble. Les auteurs, trois économistes réputés, montrent comment la défiance résulte d'un cercle vicieux où le fonctionnement hiérarchique et élitiste de l'école nourrit celui des entreprises et de l'État. S'y ajoute une logique corporatiste où chaque profession essaie de tirer au mieux parti de l'argent public, le plus souvent au détriment des autres. Sommes-nous pour autant condamnés à cet engrenage paralysant? Un État libéré des logiques clientélistes, une école moins obsédée par les classements, une renonciation aux statuts de toutes sortes sont autant de moyens de sortir du déclin qui nous menace. La confiance aussi se fabrique: c'est la bonne nouvelle de ce livre!
Résumé : A en croire de nombreux ouvrages publiés ces dernières années, nous devrions assister à la fin programmée de l'action publique, qui ne serait plus aujourd'hui qu'un astre mort. A cette approche décliniste, L'Etat en mode start -up oppose une autre vision, celle d'une action publique "augmentée" par l'innovation technologique et sociale. S'appuyant sur les outils du numérique et sur une responsabilisation plus forte des acteur s de terrain, cette nouvelle vision de l'Etat prône le passage de l'intelligence individuelle à l'intelligence collective, de l'action à la co-construction, de l'Etat hiérarchique à l'Etat agile. L'action publique se réinvente ainsi au quotidien. On sait par exemple que le système français de déclaration des revenus en ligne est une des plus performants au monde. L'action publique est de plus en plus personnalisée : Pôle emploi distingue à présent différents niveaux d'accompagnement des chômeurs en fonction de leur degré d'autonomie face à la recherche d'emploi. Les postiers font évoluer leur métier et proposent à présent recyclage des papiers des TPE, distribution de médicaments, tiers de confiance... Se créent également des "start-up d'Etat" qui viennent apporter de nouvelles solutions aux besoins. Peu à peu se dessine ainsi un nouvel âge de l'action publique.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.