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Revue de littérature générale N° 1, 1995
Alféri Pierre ; Cadiot Olivier
POL
7,75 €
Épuisé
EAN :9782867444739
Pierre Alferi et Olivier Cadiot, La mécanique lyrique Valère Novarina, La Loterie Pierrot Gilles Grand, Tidadida Anonyme, Défixions Georges Aperghis, Compressions Manuel Joseph, Morçals Sylvie Nayral, En attendant je range mes photographies Christian Prigent, Morale du cut-up Daniel Loayza, Choses qui Michelle Grangaud, Echantillon Bernard Stiegler (d'après...), Du mode d'existence des objets littéraires Harry Mathews, Doormouse Anne Portugal, Mes robots ménagers Bossuet & Jacques Le Brun, Dictée du dauphin T.S. Eliot, Vivien Eliot & Ezra Pound, Trio Dominique Fourcade, Le sujet monotype Rodolphe Burger, Loop suivi de Negativland Emmanuel Hocquard, Ma vie privée Jean-Charles Masséra, Poutres fiction Jean-Luc Nancy, Compter avec la poésie Hubert Lucot, Comment naquit Jac Regrouper Pascalle Monnier, Mançonge Sir Robert Duncan, Torture Test Jacques Roubaud, Hypothèse du compact Emmanuel Carrère, Vie abrégée d'Alan Turing John Giorno, Poetry system Gilles A. Tiberghien, Traversée du Désert de Retz Pascal Dusapin, Jivaro Rémy Zaugg, Constitution d'un tableau Gilles Clément, Arrêt sur jardin Antoine Carolus, Opus incertum Philippe Le Goff, Kit inuit Jean Echenoz, Pourquoi j'ai pas fait poète Michael Heizer, Nevada Giorgio Agamben, La vie nue Anne Cartier-Bresson, Bataille en relief Index.
Résumé : 2103. An quarante de la nouvelle ère. Ce qui reste de l'humanité survit dans des nacelles suspendues au-dessus de la Terre. De frêles esquifs, dans la haute atmosphère où l'air est encore respirable, et rattachés à un mystérieux Navire Amiral, abritent d'étranges survivants. La surface de la terre, en surchauffe, voit se succéder épidémies et cataclysmes. Il a fallu se faire à la vie suspendue entre ciel et terre. Les minuscules communautés inventent une nouvelle vie, chacune mal soudée par un hobby qui les rassemble. On ne mange plus, on s'imprègne. On surgèle les mourants, et plus haut, des "aristechnocrates" surveillent, et plus haut encore le Navire Amiral se tait.
Au début du XIVe siècle, Guillaume d'Ockham assigna à la philosophie une tâche nouvelle, dont elle a encore à s'acquitter : penser la singularité de chaque chose, décrire depuis ce point irréductible le contenu de l'expérience et le fonctionnement du langage. Pour cerner ce projet, on propose ici une interprétation systématique de la pensée d'Ockham. En affirmant résolument leur singularité, il cherche dans les choses mêmes un point de départ modeste pour la philosophie. C'est le projet d'une ontologie réduite à sa plus simple expression. Il demande à l'expérience de montrer comment cet arbre, cette pierre devient pour nous l'élément d'une série - les arbres, les pierres. C'est le projet d'un empirisme. Il demande au langage de montrer que l'on peut, fût-ce par des termes généraux, signifier des choses singulières, afin d'analyser la référence sous toutes ses formes. C'est le projet d'un nominalisme. Singularité, sérialité, référence : trois faits fondateurs et trois questions à nouveau ouvertes. Qu'est-ce que le singulier ? Comment, autour de lui, constituer des séries ? Comment le signifier ? P.A.
Le langage, le rythme, les choses, l'invention, la clarté, la voix: tels sont les titres des six brefs chapitres de ce livre bref. Livre de philosophie, mais sans références, sans citations, sans guillemets, sans italique. Énoncé de phrases qui cherchent, en se succédant à la façon des tuiles d'un toit, à couvrir la question de la phrase et, à travers elle, à ouvrir celle du penser. Chercher une phrase, c'est l'équivalent à la fois libre et exigeant de "penser". Comment et avec quoi pense-t-on ? Telle est la question ici posée, question qui soutient, par sa forme même, que la littérature est la réponse: les phrases nouvelles pressenties puis formées.
Que cherchent les écrivains qui, au risque de passer sous les radars médiatiques, n'empruntent pas l'autoroute du récit linéaire et du reportage romancé ? La voie étroite de la poésie débouche sur des formes minoritaires et sur des consistances bizarres de prose. Comme s'il fallait d'urgence ranimer, redessiner les mots en troublant leur usage. Mais dans quel but, au juste ? De temps à autre, on m'invite à exposer des idées. Mon choix du sujet est toujours intéressé. Il concerne ce que je pratique : la poésie et la prose narrative surtout, un peu le montage et le dessin. Il s'agit de parler en s'adressant à des gens en particulier. La dispute n'est jamais loin. Le ton n'est pas toujours sérieux. Limité par le temps, je procède quelquefois par simples assertions, qui se lisent alors comme les têtes de chapitres manquants. Esquisses d'une réflexion que d'autres prolongeraient, ces brefs discours sont ensuite laissés en l'état. Ils portent, donc, sur des inventions marginales : poèmes prosaïques, visuels ou animés, récits digressifs ou hétérogènes, figures de monstres, films dansants, fantômes tracés. Ils suggèrent une certaine politique des formes. Ils plaident pour une imagination technique assez négligée - ou mal vue - en littérature."
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.