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Evaluation et contre-pouvoir. Portée éthique et politique du jugement de valeur dans le stoïcisme ro
Alexandre Sandrine
MILLON
30,00 €
Épuisé
EAN :9782841373000
Comment ne pas être affecté par le cours des choses qui peut toujours léser notre corps, nos proches, un éventuel patrimoine et contrarier nos projets ? Telle est la question, devenue antienne, à laquelle les stoïciens répondent de manière inédite et brutale en leur temps, en élaborant un véritable "dispositif d'évaluation" . Il s'agit d'apprécier les choses à la juste valeur que détermine une axiologie tout aussi radicale que contre intuitive, puisqu'elle exclut de considérer comme des biens ou comme des maux, tout ce que généralement on dénomme et considère ainsi : la santé et la maladie, la vie et la mort, la richesse et la pauvreté, le plaisir et la peine. Vieille lune des études stoïciennes dira-t-on ? Pourtant, comment comprendre que le seul jugement de valeur, en l'occurrence une appréciation stoïcienne du monde qui semble frôler le jeu de langage, puisse être le ressort d'une "vie heureuse" ? Est-il d'autre part possible - et comment - de penser contre l'opinion commune et, dans une certaine mesure, contre soi ? Le désarroi généralisé et les dissensions perpétuelles que dénoncent épictète et Marc Aurèle permettent d'en douter. Et quand bien même parviendrait-on à penser autrement, n'est-il pas politiquement contestable ou du moins discutable, de prôner, au nom d'une indépendance individuelle radicale, un conservatisme non moins radical ?
Résumé : Quoi de plus banal qu'attendre ? Ou s'efforcer de répondre aux attentes ? Patienter et s'adapter sont plus que jamais les coordonnées de notre monde social. Dans cette trivialité de l'attente, ce sont pourtant des relations de pouvoir qui se jouent : entre ceux qui attendent et ceux qui font attendre, entre ceux qui satisfont aux attentes et ceux qui les déçoivent, entre ceux qui se permettent d'avoir des exigences et ceux qui sont condamnés à les satisfaire. Il est désormais urgent d'envisager des expériences de l'attente qui se distinguent radicalement de la patience, de l'espoir, ou du succès. Refuser d'attendre ou de satisfaire aux attentes, inventer d'autres manières d'attendre, sont autant de stratégies qui permettent de subvertir le dispositif d'attente dont cet essai propose l'analyse.
La Révolution m'avait fait centenaire à quatorze ans". Relatant l'apprentissage mouvementé de ses années de jeunesse, Alexandrine des Echerolles (1779-1850) dressa la réalité des événements dont elle fut le témoin, celle des périls qu'elle encourut, ainsi que certains dessous de la vie sociale et des aspects économiques de la répression en province. Entre jugements expéditifs et exécutions sommaires, visites domiciliaires et interrogatoires, vagabondage d'une hospitalité à l'autre et persécutions rageuses, ce matériau authentique passionne comme le plus endiablé des romans d'aventures. Au fil de la relation d'une situation de chaos appréhendée à hauteur d'enfant, Alexandrine des Echerolles apporte une contribution de valeur à la connaissance du quotidien, sous la Révolution, à Lyon, à Moulins et dans le Nivernais.
Socrate est, à l'égal du Christ ou de Gandhi, l'une des figures majeures du panthéon de l'humanité. Et comme elles, il incarne une rupture par rapport à son époque, ce qui, comme elles aussi, lui coûtera la vie. Socrate est subversif. C'est cette dimension du personnage que l'auteur entend souligner. Le livre relate la dernière journée de Socrate et montre comment cette issue tragique est liée au fait que Socrate est sans cesse en décalage par rapport aux institutions, dans des domaines comme la pédérastie, la justice, le jeu démocratique, l'articulation du beau et du bon, les banquets et les convenances, la religion civique. Socrate refuse la procédure de défense en usage, Socrate s'occupe des affaires de tout le monde, Socrate est systématiquement en retard, Socrate est particulièrement laid et ne fait rien pour se faire beau... En un mot : Socrate est étrange, bizarre. C'est ce caractère atopos en grec, atypique, que le livre explore, à travers le récit de cette journée fatale et de toutes celles qui précèdent, où Socrate dit et fait des choses... inconvenantes.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Au IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.