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Le magma et l'horizon. Essai sur La Route des Flandres de Claude Simon
Alexandre Didier
KLINCKSIECK
24,90 €
Épuisé
EAN :9782252031742
Comment savoir ? se demande Georges au terme du parcours labyrinthique qu'il accomplit dans sa mmoire et sur la routes des Flandres ? Comment savoir, se demande aussi le lecteur, sduit et envot, sduit et du par un texte qui laisse sans rponse les enqutes menes par Georges, sur les amours adultres et sur le dsir, sur son parcours dans les Flandres et sur la guerre, sur son vcu et sur l'existence ? Pour apporter des lments de rponse ces questions, quatre chemins sont tracs, qui se recoupent et se superposent parfois. Ces ttonnements ne sont pas une errance : ils examinent tour tour la gense mmorielle, sensorielle et matrielle du roman (Chapitre I), son organisation narrative et son pouvoir dceptif de rsistance au lecteur avide de cohrence et aux instruments narratologiques ordinairement sollicits (Chapitre II), sa potique et son esthtique, leurs relations complexes au Nouveau Roman, le rejet de modles de rcits traditionnellement reconnus qu'elles commandent, leurs liens des esthtiques contemporaines (Chapitre III), enfin la thmatique qui s'y dploie, indissociable d'une ontologie et d'une mditation sur l'criture (Chapitre IV). Ni la lecture phnomnologique, ni la lecture formelle n'est privilgie : dans la sensation et l'motion s'origine la forme de La Route des Flandres.
Apollinaire Guillaume ; Alexandre Didier ; Campa L
Placés sous le signe du temps qui passe, les poèmes d?Alcools récréent tout un monde: celui des lieux où son existence a conduit leur auteur et dont ils entrecroisent les souvenirs, comme celui de ces grandes figures féminines qui ont traversé sa vie. Mais ils sont en même temps imprégnés d?une culture à la fois populaire et savante qui permet au poète de recueillir l?héritage du passé tout en s?ouvrant à la modernité de la vie ordinaire ? les affiches ou bien les avions. On aurait ainsi tort de croire que ce recueil où s?inaugure la poésie du XXe siècle soit, à sa parution en 1913, un livre de rupture. Nourri de poèmes anciens aussi bien que récents, le chant que font entendre ceux d?Apollinaire, à l?oralité si puissante, tire ses ressources du vers régulier comme du vers libre, et il ne s?agit pas pour le poète de céder au simple plaisir du nouveau: seule compte ici sa liberté et ce que lui dicte la voix inimitable d?un lyrisme qui n?a pas cessé de nous toucher.Édition présentée, annotée et commentée par Didier Alexandre. Chronologie de Laurence Campa.Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety.
Claudel Paul ; Alexandre Didier ; Autrand Michel ;
Résumé : Imprégné d'Eschyle, de Shakespeare, de Wagner, de Hugo, de Mallarmé, de Rimbaud, Claudel n'imite personne. Sa voix théâtrale est singulière, ses drames ne peuvent être assimilés à rien d'autre, ni à eux-mêmes : il passa sa vie à les récrire. Il n'a pas d'imitateur, mais, partout où d'autres dramaturges viennent planter leur décor, il est déjà là. La réinvention du drame mythologique, la joie du verbe contre l'absurdité de l'Histoire, le théâtre de situations, le drame épique... rien de ce qui est théâtral ne lui est étranger, pas même l'humour. Il n'a pas seulement renouvelé la scène, il a déplacé les bornes du drame. Il y mêle la Bible et le cirque, les saints et les marionnettes, les paysans du Tardenois et le masque du nô. C'est dérangeant sans doute, exigeant à coup sûr. L'art de Claudel est exigeant : sans concession aux règles ni aux mots d'ordre. Sa morale est exigeante : sans attention au confort ni à l'autorité. Sa justice est exigeante : sans pitié apparente pour les héros et les saints, tout en générosité pour les coupables et les violents. Mais (ou faut-il dire : pour toutes ces raisons) son théâtre s'impose avec évidence au public contemporain. Le lire, l'entendre sont des expériences inoubliables. C'est franchir la frontière qui sépare deux mondes. Avec pour guide l'Annoncier du Soulier de satin : "Ecoutez bien, ne toussez pas et essayez de comprendre un peu. C'est ce que vous ne comprendrez pas qui est le plus beau, c'est ce qui est le plus long qui est le plus intéressant et c'est ce que vous ne trouvez pas amusant qui est le plus drôle".
Il n'existe pas, à ce jour, de monographie consacrée à la seconde version de Tête d'Or de Paul Claudel. Les études rassemblées dans ce volume n'ont pas l'ambition de combler ce vide - un vide très relatif tant les études claudéliennes portant sur les premières années de l'?uvre claudélienne sont abondantes et suggestives. Puissent-elles simplement faciliter l'accès à un texte complexe, situé à la lisière de deux siècles, à un moment charnière de la biographie de Claudel, à la croisée de lectures multiples, à une période historique où la crise spirituelle, sociale et politique est patente, malgré l'expansion économique.