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L'antisémitisme politique en Angleterre (1905-1933)
Alessandri Jean-Louis ; Jones Moya
L'HARMATTAN
49,00 €
Épuisé
EAN :9782343232508
Des jeunes gens antisémites, ça existe donc, cela ? II y a donc des cerveaux neufs, des âmes neuves, que cet imbécile poison a déjà déséquilibrés ? Quelle tristesse, quelle inquiétude, pour le vingtième siècle qui va s'ouvrir ! " Emile Zola, Lettre à la jeunesse, 14 décembre 1897. Cette phrase de Zola, écrite à l'aube du XXe siècle, pourrait s'appliquer en tout point à l'Angleterre. Elle exprime sa surprise de voir une partie de la société, jeune, ouverte et prête à embrasser un nouveau siècle, être antisémite. Cette incongruité se retrouve outre-Manche à la même époque. L'Angleterre, mue par ses idées libérales, sa démocratie, jouissant d'une ouverture d'esprit vis-à-vis de ses minorités, de sa liberté religieuse et de conscience, n'échappa pas à ce phénomène au coeur de son monde politique. L'antisémitisme ne semble pas être une composante idéologique au sein de cette terre qui, à la demande d'Oliver Cromwell, fit revenir les Juifs sépharades. Néanmoins, si l'on y regarde de plus près, à l'époque où Zola écrit ces mots, force est de constater que l'étude des propos cachés sous des termes génériques révèle une tout autre réalité. C'est l'objet de ce livre.
Résumé : Ce livre raconte une bataille qui a changé l'histoire du monde, mais qui n'est pas aussi célèbre que Waterloo ou Stalingrad ; beaucoup de gens n'en ont même jamais entendu parler. Cette bataille, c'est celle d'Andrinople, qui eut lieu le 9 août 378 dans la province romaine de Thrace, aujourd'hui la partie européenne de la Turquie. Ce jour-là, les Romains subirent face aux barbares leur défaite la plus désastreuse depuis celle infligée par Hannibal en l'an 216 avant Jésus-Christ. Un siècle avant sa chute officielle, c'est à Andrinople que fut scellé le sort de la superpuissance mondiale qu'était alors Rome. Mais tout commence en 376, alors que des milliers de réfugiés goths affluent aux frontières de l'Empire, au grand désarroi des autorités romaines...
L'histoire politique britannique du XIXe siècle pose la question des minorités religieuses et de leurs droits. L'auteur examine le débat sur la compatibilité des juifs avec le pouvoir, explorant les interactions entre convictions religieuses et aspirations politiques. En utilisant des outils modernes comme la lexicométrie, il analyse les débats parlementaires, révélant les craintes et espoirs de la société. Cette étude met en lumière les luttes idéologiques qui ont façonné la nation en mutation, offrant une nouvelle perspective sur les dynamiques cachées derrière les discours officiels et les intrications entre religion, politique et identité nationale.
Jean Alessandrini habite à Strasbourg. Passionné par le graphisme, il illustre souvent des abécédaires où les lettres et les mots ont des formes amusantes. Jean-Louis Besson (1932-2003) a suivi les cours des Métiers d?art, puis collaboré avec des agences de publicité. Il était passionné par le dessin, mais aussi par les grandes inventions et les costumes.
Le commencementIls se tenaient là, cachés depuis des années.Dans le silence et la séparation.La vallée secrète et immobile.Après le grand éboulement, pas le moindre changement.Juste une longue attente.Les journées rythmées par le travail et les larmes.L'explosion était nécessaire.Les habitants du bourg l'avaient voulue.Unis par la peur et par le deuil.Sans aide extérieure, sans faiblesses ni faux espoirs.Quelques kilos de dynamite de carrière avaient suffi.Après le grondement, ce fut l'affaire d'un instant.Le tunnel fut obstrué par d'énormes rochers.On ne voyait plus la lumière de l'autre côté.L'unique route était désormais bloquée.C'est ainsi que naquit le pacte, l'entente.Le petit village était à l'abri.A l'abri de la fureur des hommes.Le monde était trop féroce pour être bravé.La catastrophe était en cours.Ce fut une sage décision.Le danger évité, la communauté reprit courage.Ils oublièrent leurs deuils et cachèrent leurs peines.Dans les montagnes se trouvait leur salut.Et dans le monde régnait le chaos.NinaAlfredo attendait un signe.Debout sur le seuil de l'étable, les bras le long du corps, les yeux tournés vers le ciel, comme perdu. De petits nuages épars recouvraient la cime de la montagne, tandis que le rude vent d'automne éparpillait les feuilles entre les maisons de pierre. Le ciel était redevenu bleu, les taches violettes et rougeâtres s'étaient dissipées pendant la nuit comme un mauvais rêve. Il toucha ses joues rasées de frais. Il se faisait la barbe chaque matin. Il était le seul homme du bourg à croire encore aux rituels de l'ancien monde. Le contact de cette peau douce était de bon augure, sa fraîcheur lui redonnait courage et l'aidait à retrouver, l'espace d'un instant, les certitudes du passé. Ce village et cette vallée étaient les siens, ils étaient le fruit de son travail et de sa ténacité. Mais dans sa quête illusoire de sérénité, Alfredo se trahissait. Depuis trop longtemps déjà, son esprit était ailleurs, il ne parvenait plus à sentir le présent. Il avait passé les derniers mois ainsi, comme perdu.Chaque moment de la journée, chaque pensée de la nuit, chaque pulsion de vie se consumaient dans la crainte d'un changement. Et même durant ces fragiles instants de solitude, le calme du village n'était rien d'autre qu'une illusion. Tôt ou tard, quelqu'un frapperait à la porte.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.