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Etoiles vagabondes
Aleichem Cholem ; Spector Jean ; Niborski Yitshok
LE TRIPODE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782370552235
La grâce d'un tableau de Chagall, la truculence d'un film de Chaplin, l'épique d'un roman de Twain. Voici l'histoire de Leybl Rafalowitch, treize ans, fils de l'homme le plus riche du village, et de Reyzl Spivak, quatorze ans, fille d'un pauvre chantre. Nous sommes à l'aube du vingtième siècle, dans une petite bourgade juive aux confins de l'Europe. Il va de soi que ces deux enfants vont tomber amoureux, ne croyez-vous pas ? Mais qui aurait prédit qu'une rocambolesque troupe de théâtre itinérante allait précipiter leur histoire dans une aventure hors du commun ? Les Etoiles vagabondes racontent l'histoire folle et tragique d'un amour entre deux enfants, désirant embrasser l'art de la scène, fuguant avec des comédiens à travers toute l'Europe jusqu'aux Etats-Unis. Avec une verve et une tendresse qui caractérisent son oeuvre, Sholem Aleykhem honore ici l'art et la vie des " gens de peu ", irrésistibles, pittoresques, pétris d'humanité et d'humour face à fatalité. Car " les étoiles ne tombent pas, elles vagabondent... "
Sholem Aleykhem est le plus populaire des auteurs yiddish. Dans ses romans, nouvelles et pièces de théâtre qui ont eu un immense succès, il décrit avec verve et humour le monde traditionnel du shtetl (bourgade à majorité juive d'Europe de l'Est), avec ses juifs misérables, vivant d'expédients, mais qui ne perdent jamais confiance en Dieu. Au-delà d'une description réaliste, il fait de ses personnages des héros, des héros humbles, subissant la misère et l'antisémitisme ; il leur donne la parole, dans une langue qui paraît populaire, mais qui est le résultat d'un processus artistique complexe. Les dix récits de ce recueil portent sur le cycle annuel des fêtes juives, fêtes qui sont encore célébrées aujourd'hui et s'accompagnent de prières particulières, de rites et de plats spéciaux. Le lecteur les découvrira telles qu'elles étaient commémorées à l'époque de Sholem Aleykhem, souvent à travers le regard d'un enfant-narrateur. Des récits émouvants, savoureux, pleins de vie, parfois même d'une fantaisie débridée, qui font revivre un monde qui paraissait immuable, et a été balayé par l'Histoire.
Dans un empire tsariste en début de décomposition, Sholem-Aleikhem, grand maître de l'humour yiddish, donne la parole à des personnages hauts en couleur. Au fil de trois histoires, il porte sur eux un regard attendri et ironique dans une langue savoureuse
Un conseil. Un conseil avisé. C'est ce que vient chercher un jeune homme affolé chez l'écrivain Sholem Aleikhem. Les mots se bousculent, le voilà déjà qui vide son sac, raconte sa vie, sa femme si souvent malade... Sa femme, c'est bien là le problème. Que veut-elle de plus qu'elle n'a déjà? Et pourquoi fait-elle venir à tout bout de champ le nouveau docteur... Nous voilà en plein vaudeville, mais un vaudeville d'Europe de l'Est, avec une pointe d'accent yiddish...
Résumé : Le héros anonyme de Sous le signe du corbeau ne va pas bien. Le décès de son père a laissé un vide difficile à combler. Sa petite amie l'a quitté après plusieurs mois d'une idylle tendre et passionnée. Ses collègues l'ont licencié de l'entreprise high-tech qu'il avait lui-même fondée. Alors qu'il écoute la radio, notre narrateur apprend qu'une jeune fille de dix-sept ans, nommée Lir Ohayon, est portée disparue près de chez lui, à Haïfa, en Israël. Dans un état d'errance chronique, il développe une véritable obsession pour ce mystère. Il décide de participer aux recherches organisées par la police entre deux séances de psychothérapie, puis mène sa propre enquête. En essayant de retrouver la jeune fille, c'est lui-même qu'il veut sauver. Sous le signe du corbeau est le récit drôle et subtilement politique de la renaissance d'un homme qui a tout perdu.
Résumé : Devenu spécialiste de la Shoah malgré lui, un historien israélien accompagne des groupes de lycéens dans leurs visites imposées au cours de "voyages de la mémoire" systématisés par l'Etat. Le voilà guide des camps de la mort. Cette expérience, cette fréquentation intime et quotidienne des processus d'extermination nazis, doublées de sollicitations diverses autour des différentes formes que prend l'entretien officiel d'une inflammable mémoire, entament progressivement et profondément son rapport au monde et aux autres. Rédigé sous la forme d'une lettre adressée au président de Yad Vashem (l'Institut international pour la mémoire de la Shoah sis à Jérusalem), cette sorte de rapport de mission bouscule le lecteur comme un interrogatoire musclé. Rapidement, le ton se tend. Une rage sourde imprègne chaque phrase, contamine le regard. On y lit l'implication et la rigueur scientifique du guide mais aussi sa solitude, son sentiment d'impuissance. Dans une ¿poque vouée au virtuel autant qu'au pragmatisme, Yishaï Sadd soumet à sa propre absurdité cette mise en scène de la mémoire au service d'un projet national qui érige la survie en triomphe. Le texte porte le constat terrible de l'impossibilité de transmettre, face à la banalisation du tourisme de l'horreur. Mais il contient son propre démenti : bref, saisissant, implacable, il a la puissance de déflagration et ! 'efficacité sensorielle d'un corps à corps avec ce monstre de la mémoire.
Banni de la famille après son installation en Californie, l?oncle Yeshayahou concocte un plan diabolique pour secouer son frère et sa belle-s?ur Tonia, la grand-mère du narrateur, installés au mochav de Nahalal, une coopérative agricole de Galilée. Après la révolution d?Octobre, et alors qu?une importante partie de la communauté juive quitte la Russie pour émigrer en Palestine, se développe une défiance toujours plus grande vis-à-vis de l?Amérique au sein des communautés socialistes de la région. Autant dire que l?oncle - qui se fait maintenant appeler Sam - est considéré comme le traître de la dynastie, un vulgaire capitaliste essayant de se racheter par l?envoi d?enveloppes pleines de dollars. Il connaît l?obsession de la grand-mère Tonia pour la propreté et décide de lui envoyer le tout dernier modèle d?aspirateur. Personnage à part entière, l?aspirateur nommé sweeper devient le moteur des histoires familiales, des tensions intergénérationnelles, et des anecdotes les plus folles. C?est que l?objet magique possède en réalité un secret. Grand-mère Tonia découvre avec stupeur que la saleté n?a pas disparu de son appartement mais s?est confortablement installée dans le ventre du cheval de Troie. Immédiatement enfermé dans la salle de bains et recouvert d?un linceul blanc, il restera cloîtré quarante années avant de revoir la lumière et finalement se volatiliser. Plusieurs versions de sa disparition existent, mais peu importe les variantes, Meir Shalev met ici en scène sa vision de l?écrivain, un conteur qui s?applique à raconter l?incroyable sur le terreau de la réalité. Il nous plonge avec une légèreté jouissive dans son invraisemblable histoire familiale et dégage ainsi avec une grande finesse les ambiguïtés de la société israélienne naissante.
Michael Yoffé, né à peu près en même temps que l'Etat d'Israël, se fait le narrateur de sa propre vie et, plus encore, le commentateur de l'histoire de ses parents, grands-parents, oncles et tantes, tous vivant dans une grande propriété agricole fondée par le clan. Car, chez les Yoffé, on n'oublie rien, sauf "quand il y a épanchement de sperme, de sang ou de lait". En plus de cette caractéristique partagée par toute la famille, Michael est doté d'une anomalie anatomique très particulière, à l'origine de sa sensibilité extrême: sa fontanelle ne s'est jamais refermée. Le récit haut en couleur de ce narrateur pas comme les autres, éternellement amoureux de la femme qui lui a sauvé la vie lorsqu'il avait cinq ans, néanmoins marié à l'énergique Alona et père de jumeaux, nous plonge dans une saga familiale dont les rebondissements parfois extravagants épousent les méandres de la jeune histoire israélienne. Grande fresque hyperréaliste et baroque à la fois, Fontanelle emporte le lecteur dans une verve comique irrésistible pour lui offrir un bonheur de lecture rare.