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Carnets en deux temps. Pierre Alechinsky
Alechinsky Pierre ; Radrizzani Dominique ; Cartier
CAHIER DESSINE
29,90 €
Épuisé
EAN :9782283020500
Né en 1927 à Bruxelles. Après une formation à l'École nationale supérieure d'architecture et aux Arts décoratifs de Bruxelles, il rejoint en 1947 le groupe " Jeune peinture belge ", et adhère en 1949 au mouvement COBRA. À partir des années soixante, son oeuvre connaît une renommée internationale. Il participe à de nombreuses expositions et biennales, dont celles de São Paulo et de Venise. En 1965, il séjourne à New York et inaugure, avec le peintre chinois Wallace Ting, ses fameuses Remarques marginales. En 1987, il expose au musée Guggenheim de New York. En 1998, la Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris lui consacre une rétrospective. Tout le monde connaît les grandes peintures de Pierre Alechinsky, gestuelles, narratives, hautes en couleurs, exposées dans le monde entier. Mais l'artiste excelle dans le petit format, l'objet intime, le cahier adressé à un confident ou à une confidente. Partant d'une carte de géographie, d'un menu de restaurant, d'une gravure ancienne, il " redessine " sa propre scène, son paysage peuplé d'êtres surgis spontanément sous son pinceau. Dessins inédits.
Je suis gaucher. Vous vous en fichez? Vous avez tort. Il y a là-dessus de quoi penser des pages et des pages. Je n'ai pas dit écrire, ce n'est pas mon jour de clavier, j'ai plutôt une envie de dessiner. Je n'aime pas ma main droite, celle qui écrit - en vieille contrariée qu'elle est - à la plume et tant moins bien que toujours mal. Je préfère "l'autre main", celle que les professeurs ont laissée intacte, qui de dextre à senestre dessine, peint et grave. Des deux mains en même temps, je peux sans effort d'attention particulier faire diverger une phrase à partir d'un point central. Dans le sens usuel avec la maladroite et dans le sens inverse avec l'instinctive - la gamme ascendante et descendante du pianiste - et je me demande: si mes bras s'allongeaient indéfiniment comme dans un rêve, où cela s'arrêterait-il? à quels horizons? vers quelle jonction?
Résumé : Plus de quarante-cinq ans après une première publication dans la mythique collection "Les sentiers de la création" chez Skira, Pierre Alechinsky a décidé de reprendre son livre Roue libre. "A la question : "Expliquez-moi votre peinture !", je lance : "Si je pouvais le dire, je ne le peindrais pas". Développerais-je, aussitôt mon tableau deviendrait la poupée du ventriloque. Mais la peinture ne couvre pas tout". Cette nouvelle édition se veut fidèle à l'ancienne puisque le peintre y a entremêlé son texte d'innombrables illustrations, empruntées aussi bien à son oeuvre qu'aux créations d'autres artistes, tels Max Ernst, Christian Dotremont, Asger Jorn ou Giacometti et bien d'autres encore, quelquefois anonymes ou faisant référence à André Breton.
En territoire pictural nos yeux se délectent des mouvements d'hésitation ou de décision de la main. Quand on délègue aux mots ce qui ne sort pas forcément d'une boîte de couleurs, les relire imprimés (le livre montre le net et le net m'inquiète) donne des envies de retouches. Vieilles habitudes du peintre qui travaille uniquement sur manuscrit : le tableau même. Mettons qu'une raison de nature me fait revenir sur mes pas typographiques ; encore que, dans la foulée, mon crayon fonce ici vers de nouvelles pages". Pierre Alechinsky nous a livré, dans trois ouvrages publiés dans les années 1990 (Lettre suit, 1992 ; Baluchon et ricochets, 1994 ; Remarques marginales, 1997) des souvenirs, des impressions et plein d'anecdotes. Les artistes qu'il a connus tout au long de sa Iongue carrière artistique, les personnages les plus disparates, les situations les plus cocasses et inattendues prennent forme sous la plume de cet artiste franco-belge qui se révèle aussi créatif en littérature qu'en peinture. Ambidextre est né de la réunion de ces trois volumes parus chez Gallimard et quelques ajouts. Il est enrichi d'une iconographie originale sélectionnée par l'artiste pour cet ouvrage, sorte de cabinet de curiosités artistiques.
Résumé : Raymond Queneau dessinateur et peintre ? Mais oui ! Simple violon d'Ingres ? Mais non ! Au lendemain de la guerre, en quête d'une possible reconversion, le père de Zazie laisse un temps la plume pour le pinceau. Il réalise entre 1946 et 1952 une centaine de dessins, près de six cents gouaches et aquarelles. Tels qu'il les pratique, le dessin et la couleur deviennent un exercice de liberté, allègre, dynamique, ludique, gourmand. Il mélange les styles sans préoccupation esthétique ou théorique, se promène dans une réalité insolite, souvent cocasse, parfois mélancolique. On dirait qu'il poursuit ses poèmes par le graphisme, qu'il jongle avec les mots par le vocabulaire des formes. Objet d'une seule exposition personnelle en 1949, cette vocation buissonnière forme une ?uvre à part entière. Un gisement poétique méconnu et surprenant, qui révèle un autre visage de l'écrivain. A travers un ensemble de plus cent cinquante reproductions, le voici donc, pour la toute première fois, en ses couleurs. Sur le fil de la biographie, à l'aide de nombreux documents inédits, le texte de Dominique Charnay évoque Queneau dans le monde de la peinture : ses rencontres, ses amitiés, ses goûts, ses opinions. Des origines du surréalisme aux années soixante-dix : Tanguy, Masson, Hélion, Torres-Garcia, Mirà, Léger, Picasso, Chaissac, Dubuffet et bien d'autres témoignent à leur manière de ses rapports passionnés avec l'art de son temps.
Le Livre blanc est un livre rare. Publié en 1970 à Milan, il n'a jamais été réédité ni traduit. On y découvre un Copi qui se soucie moins de noircir du papier que de souligner le silence des pages blanches. Et dans ce silence, il se fabrique un monde pétaradant dont il a le secret, comme ça, l'air de rien, au fil de l'inspiration - et quelle inspiration ! Est-ce un livre de prières, une bande dessinée, un conte, le début d'un roman, ou serait-ce le dernier acte d'une comédie ? C'est surtout un ouvrage inimitable : personne, probablement, n'avait écrit et dessiné avec autant de spontanéité, voire de désinvolture. Ce n'est plus un livre, c'est une improvisation théâtrale sur une scène de papier.
Résumé : Muzo pose sur la table une pile de carnets haute comme un petit homme. " C'est toute ma vie ", confie-t-il. Et ce sont des dessins par centaines, des esquisses, des astuces graphiques, des fantasmes ou des blagues. Tout un monde s'agite, un monde d'hommes et de femmes obsédés par le sexe, mangés par la peur, les caprices, les doutes. Muzo les observe, de loin, de près, devant, derrière, de bas en haut. Il ne s'en lasse pas. Parfois, pris de démangeaison, il les peint. Résultat : un livre très drôle et très méchant.
Résumé : CE CAHIER, riche de 230 reproductions, s'adresse à ceux qui sont curieux du dessin, toujours prêts à se laisser surprendre par l'esquisse d'un peintre, la minutie d'un graveur ou l'esprit d'un humoriste. Dans cette première livraison, des artistes en apparence très différents, voire contraires, déploient leur jardin secret; et il se dessine entre eux comme un fil invisible. Quel est ce fil ? Voilà la question que posera Le Cahier dessiné deux fois par an.