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Studiolo N° 18, janvier 2023 : Indétermination
Alberti Francesca
MACULA
29,00 €
Épuisé
EAN :9782865891405
Le numéro 18 de la revue Studiolo, dont le dossier a pour sujet "L'indétermination" , paraîtra à l'occasion du Festival de l'histoire de l'art de Fontainebleau (3-5 juin 2022). Il s'agit du deuxième opus de la collaboration entre les Editions Macula et l'Académie de France à Rome - Villa Médicis et Studiolo, revue annuelle d'histoire de l'art qui existe depuis 2002. Cette coédition a débuté avec le numéro 17, qui a paru dans une toute nouvelle maquette en novembre 2021. "L'indétermination" . Le dossier de ce numéro interroge tout autant ce qui excède l'intention artistique d'une oeuvre d'art, que les chemins empruntés par sa réception critique. Quelle est la part d'indéterminé à l'oeuvre dans une production artistique ? Et comment en rendre compte sans la désavouer, sans la ramener, justement, à son état contraire : la détermination ? Dans un rapport à l'image qui engage l'artiste, l'oeuvre et le spectateur, l'indétermination peut se penser comme ce "résidu laissé inexprimé par une articulation défectueuse" qui échappe aux discours et à la représentation (G. Cassegrain). Chaque livraison de la revue Studiolo comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome - Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours.
Résumé : De la villa de Lucullus au palais d'Honorius, du casino du cardinal Giovanni Ricci da Montepulciano à la villa de Ferdinand de Médicis, la Villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome depuis 1803, recèle, dans ses pierres, matières et surfaces, plusieurs récits qui se croisent et s'entrecroisent. Les contributions réunies dans ce volume, issues de l'histoire de l'art et de l'architecture, de la restauration ou de l'archéologie mais aussi de la littérature, portent une attention rapprochée aux traces conservées dans les matériaux et leurs multiples sollicitations. De par leurs approches diverses, ces textes nous proposent de parcourir la Villa Médicis en redécouvrant son écosystème matériel, où se superposent des régimes de temporalité non linéaires, nous invitant à reconsidérer notre propre rapport à l'histoire et aux lieux patrimoniaux. Textes de Francesca Alberti, Adrián Fernández Almoguera, Matthias Bruno, Hortense de Corneillan, Lucilla Fabrizi, Pierre-Antoine Gatier, Vincent Jolivet, Gaëlle Obiégly, Elisabetta Pallottino, Clément Périssé, Neville Rowley, Ariane Varela Braga.
Croisant expérience personnelle, témoignages des protagonistes et documents (archives judiciaires, enquêtes parlementaires...), Alberto Franceschini opère ici une minutieuse et fascinante reconstruction, la plus ambitieuse à ce jour, de l'histoire des Brigades rouges et des années de plomb, depuis leur naissance jusqu'à l'enlèvement d'Aldo Moro et aux dernières actions brigadistes. Son récit, à la fois celui d'un acteur de premier plan et d'un homme qui cherche à comprendre, apporte de nombreuses révélations, notamment sur " l'album de famille " du mouvement, ses liens avec les services secrets et le terrorisme international, ses rapports très privilégiés avec Paris...
Résumé : L'histoire de l'art a longtemps considéré le rire dans la peinture italienne de la Renaissance comme un phénomène mineur et trivial. Ce livre démontre qu'il en va autrement. En référence aux études sur la "peinture comique", il propose une réflexion à la fois plus ample et plus ciblée sur le rire dans l'art du xvie siècle. Plus ample, parce qu'elle envisage toutes les formes du rire devant les images, et les pratiques sociales qui les sous-tendent. Plus ciblée, parce qu'elle offre aussi une analyse minutieuse de cinq tableaux qui illustrent de manière paradigmatique le fonctionnement du comique dans la réception des images. Les ressorts comiques de la peinture, devenus pour la plupart étrangers à l'oeil contemporain, exigent une enquête historique et anthropologique. Cet ouvrage permet au lecteur de saisir et d'apprécier les dimensions facétieuses des oeuvres, leurs enjeux et leurs fonctions. Par une étude des différentes théories du rire depuis l'Antiquité jusqu'à la Renaissance, Francesca Alberti dégage les origines anciennes d'une conception positive du rire, explique ses liens étroits avec l'érotisme ou encore souligne l'importance de la surprise dans sa "mécanique". Les exemples choisis dévoilent les multiples facettes du comique et témoignent, en particulier, de la porosité entre sphères sacrée et profane. Les retables du Corrège révèlent l'existence et le fondement théologique d'un rire sacré, tandis que les fables mythologiques du Tintoret dévoilent le renouveau du burlesque divin dans sa dimension souvent parodique. L'auteur utilise une approche interdisciplinaire qui fait dialoguer l'histoire de l'art et l'anthropologie, l'histoire des religions et l'histoire de la littérature ou encore les théories médicales et la philosophie. Par l'envergure et l'originalité des champs convoqués, l'étude jette un regard radicalement neuf sur l'art italien de la Renaissance.
Alexandra Gretchko, Reine des Peines et des Délices, et Léon Bellamy, un célèbre voleur, ont eux aussi relevé l?invitation du dodécathlon. Ils se voient assigner la même mission que les autres Edgers, à savoir s?emparer du "Miroir du Diable", objet ayant appartenu à un mage de la Renaissance dénommé John Dee. Direction Hong Kong où se prépare un match de taille, le premier match "Edgers contre Edgers"?
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Au cours des années 1920, la photographie est devenue une "arme dans la lutte des classes" , selon l'expression consacrée dans les milieux communistes. C'est en effet à ce moment que les travailleurs se saisirent d'appareils photographiques dans le but de documenter leur quotidien, leur travail et leurs loisirs, plus singulièrement leur engagement dans le mouvement social. Cette nouvelle méthode d'agit-prop, consistant à déléguer aux ouvriers les moyens de production visuels, s'est étendue à différents pays - l'Allemagne et l'URSS en premier lieu, mais aussi la Tchécoslovaquie, la France, les Etats-Unis, etc. Dix ans après l'exposition tenue à Madrid, A Hard and Merciless Light, et un an après l'exposition du Centre Pompidou Photographie, arme de classe, ce numéro 4 de Transbordeur rend compte de l'actualité foisonnante de la recherche sur la photographie ouvrière en étendant le sujet tant sur le plan géographique que chronologique. La partie Varia du numéro 4 fera une belle place à la photographie africaine.
Plus de soixante-dix ans après sa mort, les propos de Cézanne restaient dispersés dans des publications inaccessibles : journaux d'époque, mémoires, plaquettes épuisées.Propos tenus devant des visiteurs français ou étrangers, peintres, poètes, critiques. Il y est question de Poussin et d'Holbein, de Véronèse et de Chardin, de Monet, Renoir, Pissarro et Gauguin. Mais surtout nous saisissons sur le vif les opinions de Cézanne sur sa propre peinture : éclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant, dans sa brièveté, le mouvement de la touche.Ces textes sont rassemblés pour la première fois dans ce volume. Ils sont présentés et annotés par Michael Doran, bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres, et spécialiste de la littérature cézannienne.