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Après le capitalisme. Eléments d'économie participaliste
Albert Michael ; Gaboriaud Mickey ; Discepolo Thie
AGONE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782748900064
- Bon, d'accord, nous avons répondu à la question : " Si vous ne voulez pas du capitalisme, que voulez-vous à la place ? "... Et nous avons instauré le participalisme. Mais ne subsistera-t-il pas une très forte résistance de ceux qui préféraient le système de marché - Quant la majorité se sera décidée, il est inévitable que tout le monde n'appréciera pas ce changement. Et en particulier les propriétaires les plus fortunés, qui utiliseront tous les moyens dont ils disposent pour ne pas être privés de leurs biens. Car le participalisme implique une réappropriation populaire des moyens de production ; bien entendu le plus souvent sans le consentement des propriétaires. Ceux qui travaillent s'expriment de plus en plus ouvertement en faveur d'une économie plus juste, mais leurs entreprises restent essentiellement des structures soumises à une quête sans fin de profits. Et les luttes se poursuivent pour de meilleures conditions de travail, pour redéfinir les emplois, etc. Mais lorsque la bataille de l'organisation socio-économique aura été gagnée, il n'y aura plus à se battre contre une classe de propriétaires avides de profits ou une classe de coordinateurs cherchant à maximiser leurs avantages. Les propriétaires ne seront plus propriétaires de rien et il n'y aura plus de classe coordinatrice. Pour empêcher que nos adversaires trouvent suffisamment de monde pour brandir les armes qu'ils possèdent en masse, il faut fournir à leurs " volontaires " des raisons pour qu'ils n'acceptent plus de jouer le jeu des dominants. Le participalisme fournit ces raisons
Michael Lonsdale donne une interprétation magistrale de ce texte âpre et dense. Il nous fait toucher du doigt cette distance vis-à-vis de la réalité qui confine à l'indifférence et finalement perd Meursault.
A l'échelle internationale, la couverture de l'actualité est en mutation : concurrence des agences de presse par les chaînes d'information en continu, irruption de la société civile dans la fabrication de l'actualité grâce aux évolutions du web 2.0... Autant de facteurs qui expliquent que l'information se mondialise. Cet ouvrage, qui regroupe les interventions de plusieurs chercheurs et journalistes français, européens, américains ou moyen-orientaux, confronte plusieurs regards sur la couverture de l'actualité internationale dans une perspective qui croise les analyses des chercheurs et les approches des professionnels de l'information. Ces différentes contributions permettent de comprendre comment évolue ce que les professionnels des médias nomment les " dominantes de l'information ", dans un univers mondialisé. Elles permettent enfin de dresser un état des lieux du rôle des transnationales de l'information dans la fabrication de ce produit que sont les news, depuis le XIXe siècle jusqu'à nos jours.
Résumé : Girls, gadgets, exotisme,décors, poursuites automobiles, cascades, répliques laconiques et drôles... Il ya tout cela, il faut tout cela dans un "Bond". Qui n'a pas en mémoire l'apparition d'Ursula Andress dans Dr. No ? le chapeau mortel d'Oddjob dans Goldfinger ? le parachute Union Jack qui s'ouvre in extremis dans le prégénérique de L'Espion qui m'aimait ? la base de lancement de fusées dissimulée au coeur d'un volcan dans On ne vit que deux fois ? C'est parce qu'il sait qu'il aura droit à de telles séquences que le public va voir régulièrement, pour ne pas dire religieusement, des "Bond" depuis plus d'un demi-siècle. Mais on se trompe si l'on pense que le succès de cette série est construit sur des formules. Des formules capables de garder leur pouvoir de séduction aussi longtemps ? Allons donc... Il a bien fallu qu'elles se renouvellent, ou tout du moins qu'elles évoluent. La James Bond Girl d'aujourd'hui n'a plus grand-chose à voir avec celle des années soixante. Les gadgets de l'agent 007 ne signifient plus la même chose aujourd'hui, quand n'importe qui peut communiquer instantanément avec n'importe qui à l'autre bout du monde sur un téléphone portable. Quant à la question rituelle qui consiste à se demander qui, de Sean Connery, de Roger Moore ou de Daniel Craig est le meilleur James Bond, elle est, disons-le, parfaitement absurde. La force du personnage de Bond, c'est précisément le fait qu'il ait pu continuer à exister sans fléchir à travers une demi-douzaine d'interprètes différents. Chaque fois, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Il est, tout simplement, inscrit dans l'Histoire. L'auteur, Frédéric-Albert Lévy, en analysant ses thèmes majeurs, en se penchant sur ses épisodes les plus marquants et en reprenant les interviews qu'il avait réalisées avec les principaux artisans de la série (acteurs, actrices, producteurs, décorateurs, scénaristes...), montre dans cet ouvrage que malgré le caractère fondamentalement populaire de son succès, tous ces films sont bien plus complexes qu'ils en ont l'air. Et que le Bond de Daniel Craig est toujours James Bond quand il ose déclarer dans Casino Royale qu'il se fiche éperdument de savoir si son martini lui est servi shaken ou stirred.
Résumé : "18 juillet. Hier à midi, sur la plage de Tipaza, un employé de bureau dénommé Meursault, demeurant rue Bab-Azoun à Alger, a tué de cinq balles de revolver un Arabe non encore identifié. Les motifs du crime restent inconnus. Arrêté, Meursault a été transféré à la prison d'Alger". Jugé, reconnu coupable de meurtre avec préméditation, condamné à mort et exécuté, on ne saura jamais pourquoi Meursault a tué. Il assiste à son procès comme si c'était un autre qu'on jugeait. Une profonde réflexion sur l'être et la vie, un roman-clé dans l'oeuvre d'Albert Camus, prix Nobel de littérature en 1957. Michael Lonsdale donne une interprétation magistrale de ce texte âpre et dense. Il nous fait toucher du doigt cette distance vis-à-vis de la réalité qui confine à l'indifférence et finalement perd Meursault.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
« En août 1988, à la suite d'un concours de circonstances, je me suis inscrit dans un club de boxe d'un quartier du ghetto noir de Chicago. Je n'avais jamais pratiqué ce sport, ni même envisagé de le faire. Hormis les images stéréotypées que chacun peut s'en former à travers les médias, le cinéma ou la littérature, je n'avais eu aucun contact avec le monde pugilistique. Je me trouvais donc dans la situation du parfait novice. Trois ans durant, j'ai participé aux entraînements aux côtés des boxeurs du cru, amateurs et professionnels, à raison de trois à six séances par semaine. À ma propre surprise, je me suis pris au jeu, au point de passer mes après-midi au gym avant de passer entre les cordes disputer un combat officiel. Les notes consignées au jour le jour dans mon carnet de terrain (initialement pour m'aider à surmonter un profond sentiment de maladresse et de gêne physique, sans nul doute redoublé par le fait d'être le seul Blanc de la salle), ainsi que les observations, photos et enregistrements réalisés lors des tournois et "réunions" où se produisaient des membres de mon club ont fourni la matière des textes qu'on va lire. »
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.