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Questions sur la scripturalité égyptienne. Des registres graphiques aux espaces d'écriture
Albert Florence ; Ragazzoli Chloé
IFAO
127,00 €
Épuisé
EAN :9782724710892
Texte, écritures, livre, qu'ils soient de pierre ou de papyrus, sont des objets culturels dont les définitions, souvent implicites, varient dans le temps et l'espace. Leur articulation révèle des régimes d'écriture où les notions d'auteur, d'oeuvre et de scripteur prennent des sens particuliers. les historiciser ouvre de nouvelles perspectives sur la portée, la production, et l'usage des textes. Ce volume présente les pistes suivies collectivement pour saisir la culture de l'écrit et les ressorts de la scripturalité égyptienne, dans le cadre du programme Ecritures (Ifao, Sorbonne Université, avec le soutien de l'IUF), consacré à l'archéologie et à l'anthropologie des pratiques d'écriture en Egypte. On trouvera dans ce Livre des contributions issues de deux ateliers, organisés en 2019 et 2021, qui ont porté sur La forme visuelle des textes et sur les conséquences en termes de signification et de fonctionnement de leurs différentes mises en espace. Bilan d'un cheminement réflexif sur les pouvoirs de L'écriture et les éléments non verbaux qui contribuent également au sens d'un texte, les dix-sept contributions de cet ouvrage brossent un vaste paysage de l'écrit, sans cesse reconfiguré, soustrait au regard ou exposé, à travers manuscrits, tombes et matériel funéraire. En examinant les pratiques d'accommodation du produit écrit à travers ses manifestations matérielles, elles proposent des notions - registre graphique, espace scriptural, grammaire spatiale - et explorent des études de cas - manuscrits sur pierre, circulation des textes en contexte funéraire, exposition pariétale d'écriture cursive - qui contribuent à une approche de l'écriture en Egypte ancienne et au-delà, qui prenne pleinement en compte sa dimension matérielle, anthropologique et sociale.
Entretiens Laure Murat Marta Segarra et Ilana Eloit Dossier => Les mots du genre Chacun de nous est la somme des transformations effectuées par les mots. Monique Wittig Revue éditée avec le concours financier de l'Université de Paris. Ce numéro a reçu le soutien financier de la Cité du Genre et de l'IdEx Université de Paris, ANR-18-IDEX-0001.
Alliant une prodigieuse érudition et une passion contagieuse pour la période révolutionnaire, Albert Mathiez est un historien incontournable de la Révolution française. Les études réunies pour la première fois dans ce volume, publiées entre 1910 et 1930, composent tout à la fois une biographie thématique de Robespierre et une plongée au coeur des grands moments de la Révolution. Mobilisant avec à-propos les faits et leurs sources, l'auteur recompose avec vivacité la logique des événements, mais aussi le parcours de Robespierre à travers ses actions et leurs mobiles. Par là, il dessine la vie de l'Incorruptible comme une oeuvre politique en actes. Détricotant la légende noire et les anecdotes fallacieuses, Mathiez donne à comprendre une politique robespierriste nourrie par le mouvement populaire, pour laquelle seule une république sociale peut se dire démocratique.
Quinze mois s'écoulent entre la chute de Robespierre et l'avènement du Directoire, quinze mois dont on parle rarement: ils sont l'objet de ce livre. L'incandescence révolutionnaire s'éteint, la réaction triomphe partout. "La grande période de la République est désormais finie. Les rivalités de personnes prennent le pas sur les idées; le Salut Public s'efface ou disparaît derrière les rancunes et les passions. Le politicien remplace le politique. L'intérêt privé et collectif des députés s'oppose scandaleusement à l'intérêt national." La lutte est féroce entre les thermidoriens de droite et de gauche, les Girondins de retour, les royalistes qui relèvent la tête. Le peuple est réprimé: après l'écrasement des émeutes de prairial au faubourg Antoine, il n'y aura plus d'insurrection dans le pays avant trente ans. De cette période violente et sombre, Mathiez dresse un tableau qui, souvent, résonne avec notre actualité, tant il est vrai que les gouvernements de fripons se ressemblent ou plutôt se répètent. Dans leur présentation, Florence Gauthier et Yannick Bosc replacent Albert Mathiez dans son époque et, plus encore, dans la trajectoire de l'historiographie révolutionnaire. Adhérent au Parti communiste un temps mais refusant la dictature d'un parti unique dès les années 1920, puis critique perspicace du stalinisme naissant, occulté à la fois par les communistes encasernés et les réactionnaires, il nous apparaît aujourd'hui comme le plus grand historien moderne de la Révolution.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.