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Autour de Nicolas Bouvier. Résonances
Albert Christiane ; Laporte Nadine ; Pouilloux Jea
ZOE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782881824463
Nicolas Bouvier est un écrivain magique. Sa fréquentation donne la certitude d'échapper à toutes les pesanteurs ; elle permet l'irruption de ces exigences que les habitudes ensevelissent, de cette part de rêve que le quotidien enfouit dans notre sommeil. Comme toute aventure authentique, son ?uvre permet à chacun de mieux savoir ce qu'il veut faire de sa vie. Ses mots invitent à lire, à écrire, à peindre, à créer. Avec Nicolas Bouvier, quand l'arrachement à la quiétude laisse place à la confrontation haletante avec le réel, si l'on cède à la tentation de partir très loin, c'est pour découvrir qu'il n'y a pas de bout du monde, tout juste un bout de soi-même. Qu'il y a surtout, pour chacun, un Usage du monde. Ceux qui sont intervenus ici - voyageurs, universitaires, créateurs - dialoguent avec un compagnon disparu, pour que continuent de se poser toutes les questions que son départ a laissées béantes. Ces pages s'efforcent donc de dessiner un visage, de restituer, dans les promesses d'aventures, les nervures d'une émotion. Elles se veulent rencontre, partage, invitation au voyage entre textes et dessins.
Quelle entrave oppose-t-on aujourd'hui au désir de qui voudrait avoir une relation abusive avec telle femme, tel homme, tel enfant ? Les cas récents d'abus sexuel ne manquent pas. Evidemment la nécessité du consentement du partenaire semble faire consensus, du moins juridique, le Droit (d'un lieu, à une époque) définissant l'âge de la minorité sexuelle. Ornicar ? 54, dédié au thème "Consentir", prend du champ pour interroger : Qu'est-ce que le consentement ? d'où vient-il ? Est-il nécessaire ? suffisant ? Vrai ou illusoire ? Une analyse philosophique, juridique, historique et une lecture psychanalytique éclairent ici l'usage contemporain de cette notion. Comment définir au plus juste un attentat sexuel ? Un parcours minutieux, de Freud à Lacan, de la notion de traumatisme sexuel, oblige à chambouler notre conception de la relation de cause à effet (Jacques-Alain Miller). Le consentement est au coeur de la réflexion éthique dans le champ de la relation entre les sexes.
II s'agit d'abord d'une histoire des conditions d'émergence de la psychologie clinique, de son origine de ses fondements, de ses constituants et de ses courants. depuis la lointaine préhistoire et l'Antiquité jusqu'aux développements les plus récents depuis et avec Lacan. Mais, bien au-delà de ce parcours, c'est à sa signification que cet ouvrage veut servir d'introduction en situant la psychologie clinique au rang - et en la considérant au titre - de symptôme dans le domaine de la psychologie scientifique. Ce précis débouche ainsi sur un véritable essai. L'ouvrage découvre pour le lecteur le principe logique susceptible de mettre en perspective les théories et les techniques qui se sont succédé dans ce champ, c'est-à-dire leur relation au discours de la science. Pour autant que la science établit son discours sur l'exclusion du sujet, que propose la psychologie et surtout, qu'est-ce que les psychologues font, peuvent et doitvent faire de cette exclusion. Les auteurs recueillent et critiquent les modes de réponse existants. Les manifestations historiques croisées du fait humain, du fait psychopathologique et du fait clinique sont appréhendées ici de façon originale à partir d'une utilisation de la catégorie lacanienne du discours comme lien social, afin d'éclairer mais aussi de simplifier l'exposé des doctrines afférentes aux disciplines examinées. Un recensement raisonné des contributions et des écrits dans le domaine ainsi qu'une bibliographie commentée des manuels des vingt dernières années fournissent à l'adresse des étudiants (1er, 2e, 3e cycles), des psychologues et des psychanalystes un précieux instrument pour pouvoir participer au nécessaire débat sur la clinique contemporaine.
Lacadée Philippe ; Alberti Christiane ; Castanet H
Ouvrage de référence en psychanalyse, ce livre (dont la première édition"s'est vendue à 10 000 exemplaires), a rencontré un large écho auprès de tous ceux qui travaillent avec des enfants et des adolescents. Pourtant le" malentendu "n'a pas bonne presse; chacun, plus qu'à son tour, l'a éprouvé à ses dépens, pour peu qu'il se glisse dans la conversation, troublant les coeurs, aveuglant les esprits, prompt à fâcher les meilleurs amis. La raison nous engage à ne pas flancher: le malentendu, soit on le lève, soit on le dissipe... Mais l'enseignement de Jacques Lacan subvertit cette approche raisonnante, c'est ce que Philippe Lacadée déploie dans cet ouvrage, en nous invitant à prendre part au malentendu qui vit au coeur de nos passions. Quel rôle tient le malentendu dans l'histoire et le destin du sujet? Pour aborder cette question, l'auteur s'appuie à la fois sur la clinique psychanalytique avec des enfants et des adolescents et sur des exemples littéraires. Il lève par ce biais les équivoques qui règnent sur des concepts clés de la psychanalyse et souligne la dimension du malentendu, qui polarise l'énigme de l'enfant. Une thèse en ressort: la langue porte en elle une limite qui confronte l'être parlant à ce qui se présente toujours du côté de l'excès et à une insécurité langagière. Voilà qui ouvre une voie inédite au malentendu qui éclaire le nouage du corps vivant à la langue, là où Freud fit entendre le silence de la pulsion. Cette nouvelle édition, revue et augmentée de plusieurs chapitres, nous propose d'accueillir le nouveau qui gîte au c?ur du malentendu, loin de chercher à le dis soudre, elle le dissipe afin d'en faire surgir la part irréductible qui vit en chaque sujet" et ne saurait s'éliminer comme l'ont écrit Mallarmé, Baudelaire et comme le disent les enfants et adolescents d'aujourd'hui.
Les lettres d'Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) à son ami Claude Bourdet - futur grand Résistant et journaliste politique qui deviendra en 1950 l'un des fondateurs de l'ancêtre du Nouvel Observateur - permettent de suivre l'évolution de cette femme écrivain, journaliste et photographe depuis ses premiers pas en littérature jusqu'à la veille de son fameux voyage Genève-Kaboul en voiture avec Ella Maillart. Certes, la voix de Claude Bourdet manque cruellement - ses lettres ont été détruites par la mère d'Annemarie après sa mort -, mais elle n'est pas totalement absente, car on en trouve des échos passionnants dans ses lettres à sa mère, la poétesse Catherine Pozzi, dont se nourrissent les notes du présent ouvrage, et dans un texte émouvant qu'il écrivit en son souvenir et qui est publié ici pour la première fois dans son intégralité. Au fil de ces lettres, envoyées des quatre coins du monde, se révèlent les multiples et parfois surprenantes facettes de la personnalité d'Annemarie Schwarzenbach: femme engagée dans la lutte contre les nazis et contre toute idéologie, femme secrète, torturée par les doutes et un mal-être profond, femme de terrain, toujours ouverte au monde, femme d'une brûlante actualité, éprise de liberté, vivant au rythme de l'écriture et d'incessants départs.
Résumé : Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse ; Na Na la cadette, déterminée et libre ; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. A tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un demi-sous-sol divisé en deux par une cloison ; le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu changé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas encore son mari. A travers le récit croisé de ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Lumineuse ou mélancolique, d'une fraîcheur candide ou d'une sourde violence, l'écriture de Hwang Jungeun saisit la trajectoire de ces personnages tellement attachants, capte leurs contradictions et leurs espoirs.
Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de " minorité visible " et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, " non, mais d'où viens-tu vraiment ? "
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)