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Lieux saints partagés
Albera Dionigi ; Marquette Isabelle ; Pénicaud Man
ACTES SUD
32,00 €
Épuisé
EAN :9782330048099
Cet ouvrage, qui constitue le catalogue de l'exposition "Lieux saints partagés" (MuCEM, 21 avril-31 août 2015), propose au lecteur un périple méditerranéen inédit autour de lieux de culte et de figures partagés par les trois monothéismes. Peu éclatantes et souvent silencieuses, ces circulations interreligieuses représentent pourtant une sorte de base continue, derrière le tumulte des croisades et des guerres de religion. L'objectif est de faire connaître ces phénomènes méconnus qui concernent pourtant, hier comme aujourd'hui, des millions de personnes autour de la Méditerranée. En fournissant des clés de lecture sur le monde contemporain, on parvient ainsi à discerner le poids des enjeux politiques et religieux. À travers des lieux, des figures et des pratiques, cet ouvrage est conçu comme une invitation à parcourir cette Méditerranée des marges et des frontières.
Caillou aride aux confins de la Sicile, Lampedusa est aujourd'hui le symbole tragique de la crise des migrants en Europe. Derrière cette réalité tranchante, se révèle un microcosme où se croisent militants, pêcheurs, réfugiés, journalistes, touristes. Dionigi Albera s'est immergé dans la vie locale et a décelé les contradictions du lieu, entre forteresse et zone de passage. Et il remonte les strates du temps. Appuyé aux archives, aux récits des voyageurs et aux légendes, il repère Lampedusa jusque dans les confréries noires du Brésil colonial ou dans l'oeuvre de Diderot. Creuser l'histoire de Lampedusa, c'est plonger dans l'épaisseur de la frontière, dans les échanges entre Orient et Occident, musulmans et chrétiens, empires ottoman et espagnol, Afrique du Nord et Europe. Car Lampedusa a toujours été une île-monde. S'y retrouvent des marins et des guerriers, des convertis et des repris de justice exilés, des corsaires et des ermites bons commerçants, une Madone protectrice des naufragés, un Prince sicilien, nommé déjà Le Guépard... 20 km2 perdus en mer où se condensent cinq siècles d'histoire méditerranéenne. Dans un récit sensible et haut en couleurs, Dionigi Albera saisit ainsi les temporalités longues, sous les oscillations nerveuses de l'histoire contemporaine.
Cet ouvrage rassemble des études s'efforçant de repenser à nouveaux frais la question des relations entre le cinéma et les arts plastiques. Cette question, vieille comme le cinéma, comporte une multitude d'"entrées", de facettes qui sont dans un premier temps synthétisées, puis explorées à partir de cas particuliers qui permettent de dépasser les généralités d'usage. Entre l'appel d'Aragon de 1918 à voir les avant-gardes s'emparer du cinéma et l'appropriation de plus en plus courante dans les arts actuels des techniques filmiques et du cinéma comme machine, spectacle, modalité temporalisée de la représentation, que s'est-il passé ? Pour qui se trouve, comme Charlot, à claudiquer de part et d'autre d'une frontière d'ailleurs incertaine entre ces deux "champs", la recherche des proximités et des différences s'impose sans cesse à l'esprit, mettant à jour l'inégalité de statut entre les oeuvres et leurs signataires de part et d'autre, mais aussi les continuels transferts, échanges, greffes et rapports de domination réciproque. Presque tous les grands artistes du XXe siècle ont été tentés (Picabia, Klein), ont pratiqué (Léger, Hains, Warhol, Serra, Nauman) ou ont côtoyé le cinéma (Picasso), y compris pour le refuser (Malevitch, Delaunay). Et bon nombre de cinéastes ont cultivé une affinité pictorialiste (Feuillade, Kubrick, Godard). Un curieux chassé-croisé règle bien souvent les rapports des cinéastes et des artistes : les premiers ont voulu très tôt légitimer leur "art" en reprenant à leur compte les valeurs esthétiques dont les artistes entendaient s'affranchir en recourant au contre-exemple du cinéma. De nos jours, les cinéastes indépendants et expérimentaux participent pleinement aux problématiques de l'art contemporain au point d'envisager leur "entrée au musée", et certains artistes opèrent un mouvement inverse en valorisant les attributs du cinéma industriel, son imagerie et es procédés narratifs. Les échanges et les contaminations n'ont donc pas cessé entre deux champs que l'économie continue cependant de séparer : les textes qu'on trouvera ici réunis abordent l'un "au risque" de l'autre.
Résumé : Cet ouvrage constitue le catalogue de l'exposition "Coexistences" (musée de l'immigration, 23 octobre 2017-21 janvier 2018). Les tragiques attentats et la crise des réfugiés exacerbent la peur de l'autre et plus exactement la religion de l'autre. Il ressort que c'est le religieux qui cristallise l'altérité. Dans ce contexte de durcissement de l'intolérance et des identités, cet ouvrage propose de porter un regard différent de celui qui domine et qui amalgame souvent immigration et radicalisation religieuse. De l'Europe à la Méditerranée, on découvre une riche palette d'interactions et de croisements entre fidèles de confessions différentes, au niveau de leur vécu au quotidien. Hier comme aujourd'hui, leurs mobilités et leurs enchevêtrements génèrent des situations inattendues qui peuvent se traduire par des expériences de coexistence et d'hospitalité de l'"autre religieux".
Résumé : Judaïsme, christianisme, islam : trois religions nées d'une même souche, et qui ont entre elles un air de famille : trois religions qui, parce qu'elles sont aujourd'hui au coeur des grandes questions sociétales et géopolitiques, façonnent notre monde. Comme elles nous entourent et nous sont familières, nous savons un certain nombre de choses à leur sujet. Nous constatons que, si elles divergent voire s'opposent sur bien des points, d'autres traits les rapprochent : mais où passent réellement les lignes de partage ? Pour la première fois, ce livre décrit et compare les pratiques et les représentations des juifs, des chrétiens et des musulmans, en nous invitant à poser sur elles un regard nouveau. Tous les fidèles ne prient pas dans la même posture, ni dans les mêmes lieux ; mais prier a-t-il le même sens à la synagogue, à l'église et à la mosquée ? Un musulman se réfère-t-il au Coran de la même façon qu'un juif lit le Tanakh, ou un chrétien la Bible ? Quels interdits alimentaires juifs et musulmans partagent-ils ? En quoi les calendriers des uns et des autres diffèrent-ils, et pour quelles raisons? Afin de combattre les idées reçues, une équipe internationale d'historiens et d'anthropologues des religions a mené l'enquête ; par cette somme unique, ils mettent à la disposition de tous la pointe du savoir sur les trois grandes religions monothéistes. Du fervent pratiquant à l'athée convaincu, chacun y trouvera une précieuse source de connaissances et. surtout, matière à réflexion.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.