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Le surplus agricole. De la puissance à la jouissance
Albagli Claude
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782747508803
Les sociétés agraires n'avaient, autrefois, pas d'autres issues que d'être autosuffisantes pour survivre. La très faible productivité de leurs agricultures faisait de la captation du micro-surplus auprès de chaque cultivateur, un enjeu fondamental. Seules les capacités à organiser la société pour produire ce surplus, pour fournir au Pouvoir des valeurs justifiant sa dérivation et pour imaginer les moyens d'en faciliter l'agrégation, enclenchèrent les processus et les succès des civilisations. Produire, s'organiser et pérenniser les résultats constituaient le triple défi des sociétés rurales. Les implications n'ont pas toujours été conformes aux idées reçues. Elles expliquent tout l'intérêt et la difficulté - d'atteindre " l'état stationnaire " ou les attraits d'une démographie malthusienne ! Mais lorsque ce résidu vivrier se transforme en part majeure de la production, il transforme toute la chaîne des cohérences et devient capable d'enclencher le processus du développement. Il ouvre les voies de la démocratie comme celle de la division sociale du travail, verrou du monde industriel... L'économiste et le sociologue, l'agronome et l'historien y trouveront des approches stimulantes pour le monde rural et les sociétés en développement.
La Corée s'est imposée dans les médias avec la coupe du monde de football. Voici un pays dont le PNB par tête d'habitant était similaire à celui du Sénégal dans les années soixante et qui, aujourd'hui, s' impose comme la onzième puissance économique de la planète. Elle réalise avec 45 millions d'habitants l'équivalent de la moitié de la production de la performante et populeuse Chine. L'analyse stimulante de cette réussite s'incarne dans l'originalité des voies choisies qui fut un pari gagné au résultat époustouflant. En volant de succès en succès. l'attention fut sans doute moins vigoureuse et le système provoqua quelques contre-performances lourdes de menaces. Et lorsque la crise de 97 éclata, elle prit la plupart des opérateurs au dépourvu. C'est ce qu'analysent les différents auteurs coréens de cet ouvrage en suivant pas à pas ce cheminement d'exception, la brusque embardée de 1997 et le ressaisissement obtenu sans tarder.
Albagli Claude ; Rajemison Sahondravololona ; Ranj
Quelques pistes sur les liaisons entre la mondialisation et le développement en abordant les problèmes d'un point de vue académique et en prenant pour référence diverses situations dans les pays émergents. Si la première partie couvre quelques conséquences du changement de l'environnement économique, notamment en ce qui concerne la structure des prix, les mouvements de capitaux et les fondements du libéralisme, la seconde, étayée par des analyses nationales, illustre les impacts de ce changement en milieu africain et en Europe Centrale. Cette approche montre la diversité et la complexité des phénomènes qu'il convient d'embrasser pour aborder les questions du développement. Réunis à Antananarivo à Madagascar, les participants venus de diverses Régions d'Afrique et d'Europe ont dressé des bilans comparatifs et délimité les leçons de certaines expériences.
Gern Jean-Pierre ; Albagli Claude ; Cernea Michael
Pratiques et théories du développement sont en crise ; une partie des pays du " Tiers-Monde " sont devenus émergents, tandis que les autres subissent la pression de la mondialisation. Claude Albagli en retrace l'histoire. Tandis que la Banque mondiale renouvelle sa politique (Deux artisans de ce changement, Michael M. Cernea et Alexandre Marc, le décrivent), l'Afrique élabore un programme, le " NEPAD " dont Henri-Philippe Cart fait la présentation critique. L'importance de la politique, de l'action collective au niveau de l'Etat, c'est Gérard Lafay qui la rappelle. Y a-t-il une spécificité des approches francophones ? Leur contribution face à la théorisation anglo-saxonne (à laquelle s'oppose Maria Negreponti-Delivanis) c'est leur pragmatisme, ancré dans les problèmes de la pratique du développement, ce que montrent Alain Redslob et Philippe Hugon. En conclusion Jean-Pierre Gern rappelle que les théories datant de l'industrialisation de l'Europe offrent un regard critique sur nos conceptions actuelles.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.