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Romain Rolland, guerre et religion. Rencontre avec la foi baha'ie
Alaie Ahdieh Nazy ; Saberan-Mesbah Leïla
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782343063690
La pensée religieuse de Romain Rolland a été une énigme pour beaucoup. Ce livre essaie, à travers les contradictions de l'auteur, d'en présenter les diverses facettes et d'aller fouiller dans les recoins de ce crédo l'âme religieuse de celui qui inlassablement a cherché l'Absolu : un itinéraire intéressant et peu commun qui l'a confronté à différentes théories idéologiques et laïques et qui l'a fait chercher dans l'Orient lointain les racines de son mysticisme pour s'apercevoir de l'existence de grands mystiques dans sa propre religion d'enfance, étude qui lui permet d'exprimer à loisir certains aspects de sa propre pensée métaphysique et morale. Mais l'originalité du livre de Nazy Alaie Ahdieh est dans la rencontre par Romain Rolland de la foi baha'ie en 1915, rencontre peu ou pas du tout connue de ses admirateurs, premier pas dans sa quête de solutions en cette période de guerre et d'intolérance, qui le fait entrer non seulement dans le concept de l'internationalisme relié au religieux, en tant que structure désormais du monde moderne, mais aussi de la source unique de toutes les fois, de leur impact social, de la nécessité de leur adaptation aux nouvelles exigences intellectuelles et aux problèmes qui se posent à une humanité qui expérimente sa croissance collective, de la Loi qui préside à notre destinée commune : une certaine vision organique de l'Histoire. 1915, c'est l'année où Romain Rolland reçoit le prix Nobel de littérature. C'est le centenaire de cet événement qui est célébré en 2015. En notre époque de radicalisme exacerbé, la pensée de Romain Rolland, son ouverture d'esprit qui embrasse toutes les fois, sa notion personnelle du pacifisme, est plus que d'actualité et mériterait d'être étudiée par les plus jeunes comme par les adultes, nous induisant à nous défaire des «fétiches» du passé
Azzedine Alaïa a marqué l'histoire et le système de la mode. Toute son existence, il s'est battu contre l'accélération du temps, contre le fait que les artistes et les créateurs n'aient plus l'espace de réaliser des oeuvres nouvelles, qu'ils n'aient plus le temps de vivre, et avec eux chacune et chacun d'entre nous. Pendant les cinq dernières années de sa vie, avec son proche Donatien Grau, il a ouvert sa table à ses amis et invité architectes, actrices, danseuses, chanteur d'opéra, écrivains, philosophes, légendes de la mode, de l'art, du design, du cinéma, de trente à quatre- vingt-dix ans, à venir ensemble prendre un moment et donner l'exemple, parler de leur rapport au temps, de la façon dont ils pourraient créer et vivre mieux. Ce recueil de leurs conversations est son manifeste.
Selon l'accro au croquis Adebanji Alade, tout, dans l'art, commence par un croquis. Sa mission est claire, et n'a jamais varié : insuffler à son travail la puissance et la spontanéité du croquis. Cet ouvrage va vous montrer comment il procède. Des techniques et des conseils pratiques pour croquet à l'intérieur et à l'extérieur. Des centaines d'exemples inspirants pour croquer personnages, scènes et paysages. Les bases de la composition, des couleurs et des valeurs tonales. Les étapes à suivre pour passer du croquis à une peinture aboutie. Comment trouver et garder la motivation.
4e de couverture : En 1913, Rachilde croyait apercevoir derrière les pages du Grand Meaulnes tout juste paru "une fée qui vous guette" pour vous jeter au visage "le don d'enfance". Bel éloge, quoique non dépourvu d'ambiguïté. Rachilde signalait par là la poétisation du réel qui demeure aujourd'hui encore l'un des charmes les plus actifs du roman. Mais elle ouvrait la porte, pour qui lisait à une moindre profondeur, à un malentendu durable. Peu de romans sont plus célèbres que Le Grand Meaulnes. Peu ont une place comparable dans le paysage littéraire. Sans doute la mort à l'ennemi d'Alain-Fournier, en septembre 1914, n'y est-elle pas pour rien, qui fit de lui un jeune homme irrévocable et de l'ouvrage un livre unique. Mais peu de romans sont aussi souvent lus "en surface", là où les apparences sont trompeuses. Ainsi a-t-on pu prendre pour un texte peu construit et destiné aux adolescents ce qui est en réalité un concerto en trois mouvements et un roman pour adultes "avertis", une sombre et cruelle histoire de déception, de désenchantement (ce désenchantement qui serait bientôt le terrain favori de la modernité littéraire), de dégonflement, dit Philippe Berthier dans sa décapante préface, le "dégonflement, voulu et méchant, d'un très bref et miraculeux mirage". Un mirage en effet. Yvonne de Galais a quelque chose de la Mélisande de Maeterlinck et Debussy : elle n'est "pas d'ici". Et Augustin Meaulnes tombe à Sainte-Agathe comme un aérolithe - premiers mots du livre : "II arriva chez nous" -, chamboule tout, puis disparaît. Il est l'un de ces êtres qui "paraissent autour d'eux créer comme un monde inconnu". Son ami Seurel, le narrateur du roman, ne peut que l'imaginer partant "pour de nouvelles aventures", dont on ne saura rien. Ainsi se termine Le Grand Meaulnes, mystérieusement. Rien de moins simple que la simplicité de ce livre. Il se nourrit de toute une bibliothèque secrète, qui va des récits du Graal à la Sylvie de Nerval et à Pelléas en passant par le roman d'aventures anglo-saxon. Et bien que Fournier se soit efforcé de gazer la violence latente chez Meaulnes (qui fait songer à celle de Golaud) et les pulsions liées à une sexualité intense et compliquée, l'une et les autres affleurent. On touche là un point névralgique du livre ; il suffit pour s'en persuader de consulter le chapitre finalement retranché par l'auteur et qui figure ici parmi les esquisses manuscrites éclairant la genèse de l'ouvrage. Ou encore les lettres et documents rassemblés à la suite du roman. Ils racontent l'histoire d'une passion impossible, celle que Fournier éprouva pour Yvonne de Quiévrecourt, la jeune femme rencontrée en 1905 et à qui le personnage d'Yvonne de Galais doit beaucoup. Mais ils retracent aussi, d'une autre manière que les esquisses, la genèse du livre qui s'écrit de 1904 à 1913. Les deux aventures - un inguérissable rêve amoureux, une expérience d'écriture unique - ont partie liée et s'entrecroisent.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.