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Mes ancêtres les assassins
Al Neimi Salwa
PARIS MEDITERRA
10,14 €
Épuisé
EAN :9782842721497
Pour quelques-uns la poésie est la respiration essentielle, cette lampe fragile qui, dans le grincement des jours, éclaire notre cheminement incertain, et nous rend le monde plus habitable. Il faut entendre la voix déchirée, parfois peu assurée, et pourtant souveraine de Salwa Al Neimi pour se rendre compte immédiatement qu'elle fait partie de ces élus marqués du signe noir de la mélancolie, qui habite les poètes authentiques. La vie, l'amour, la mort, ces grands thèmes éternels, qui nourrissent depuis des temps immémoriaux la parole des poètes, sont présents dans tous les poèmes de Salwa Al Neimi. Elle les chante dans le dépouillement d'une écriture qui nous touche au plus vif, une écriture du questionnement existentiel, du creusement d'une mémoire retrouvée, parfois inventée, tant le monde onirique et celui de la réalité confondent leurs frontières invisibles. Salwa Al Neimi connaît le poids des mots, celui des silences qui vibrent entre chaque vers. Ses interrogations sont les nôtres comme son hymne à la vie et à l'amour. Au nom de tous, elle célèbre à travers ses vers la beauté de nos espoirs et de toutes nos douleurs. " Bernard Mazo.
Poétesse syrienne, Salwa Al Neimi vit à Paris depuis de nombreuses années. Après des études de littérature arabe et de théâtre, elle a travaillé comme journaliste culturelle. Chargée de presse au département de communication de l'Institut du monde arabe, elle consacre une grande partie de son temps à la création littéraire. Outre La Preuve par le miel (Editions Robert Laffont, 2008), un choix de ses poèmes, traduits par elle-même, a paru en français sous le titre Mes ancêtres les assassins (Paris-Méditerrannée, 2003). Elle a aussi écrit un recueil de nouvelles, Le Livre des secrets, et un recueil d'entretiens littéraires intitulé J'ai participé à la supercherie.
Les vagues récentes de migrations en Europe ont fait prendre conscience à tous que les grandes villes, dans leurs formes actuelles, ne savent pas faire place aux nouveaux arrivants. Le nombre de personnes dans les rues continue d'augmenter, et ce sont maintenant des familles qui ne trouvent plus d'abri, par centaines. Les squats et les bidonvilles ne cessent de se développer, des camps de plus en plus grands apparaissent dans les franges et parfois même au cÅur des grandes villes. Leurs démantèlements, loin d'être des solutions, sont dans les faits, générateurs d'autres camps et de bidonvilles. Comment répondre aux défis posés aux villes par les migrations ? Quelles solutions urbaines mettre en place quand les manières actuelles de fabriquer la ville ne répondent pas aux problématiques de l'accueil pour tous les "âindésirablesâ" des villes ? Et si ces nouvelles manières de penser l'accueil servaient aussi à mieux penser la ville pour tous, à Åuvrer pour une ville plus sociale ?
Al-Sulamî Abd al-Rahman ibn al-Husayn ; Skali Faou
En Islam comme dans le monde chrétien médiéval, l'esprit de chevalerie était loin de se réduire à une éthique militaire. Au contraire, la futuwah, c'est-à-dire l'ensemble des traditions, coutumes et pratiques qui constituaient le code de la vie chevaleresque musulmane au Moyen Âge, s'entendait avant tout au sens spirituel et éthique. Véritable initiation, la futuwah amène l'individu à suivre la noble voie du service divin ; elle forme le sommet de la démarche soufie. Le présent livre, traduction d'un texte arabe dû à un auteur d'origine persane du Xe-XIe siècle, Abû Abd al-Rahman ibn al-Husayn al-Sulamî, est commenté par Faouzi Skali, l'un des auteurs de langue française les plus lus sur le soufisme. Futuwah fait partie de ces grands classiques de la spiritualité universelle que l'on relit sans cesse.
Pour échapper au temps du massacre, Salim se réfugie dans un territoire inexpugnable, celui de la mémoire. En revisitant quelques personnages du passé, il s'aperçoit qu'il n'a lui-même jamais franchi les bornes de l'enfance. Délicieuse occasion alors pour voguer au gré de l'imagination et de la géographie : un rêve andalou qui ne se limite pas à la nostalgie, des aventures d'écolier où la "guerre des boutons" le cède très vite à la vraie guerre, le souvenir d'un beignet amer substitué à un vélo, le contre-pied de Ben-Nicolas, le seul petit roumi ami des Arabes... Jusqu'à cet ultime retour au pays où les massacres sont pudiquement évoqués, au passé. Évocation de l'exil, des racines, des gens du voyage. Loin de vouloir jouer les redresseurs de tort, Djilali Bencheikh comme son personnage Salim - son double -, souhaite simplement lancer un bouquet de fraîcheur à la face de ses contemporains. Juste pour dire que le bonheur est d'abord un acte de liberté.
Dans cet ensemble de nouvelles, Maati Kabbal évoque sur un mode tantôt grave, tantôt burlesque, l'univers étrange et les ambiances chaudes de Khuribga, sa ville natale. Sur fond de chergui (sirocco) et d'embruns de phosphate se déroulent devant nous les roulis lascifs des cheikhates (danseuses du ventre), les séances de beuverie, de sexe et de sport. Sans fioritures et sur le ton de l'autodérision, ce recueil marque un retour sans détours sur les lieux de l'enfance, hantée par la figure imposante d'une tante-mère en mal de maternité. En filigrane transparaît l'interrogation de l'auteur sur la signification du retour au moment où la majorité des jeunes aspirent au départ.
... C'était non loin de Peshawar... Mourad, Kadirou et tous les autres n'envisageaient guère la fin des hostilités ; c'est pourquoi ils supportent très mal leur démobilisation. Le manque d'action et de projets les rend mélancoliques. Mais, en y réfléchissant, Hasni se rend compte que, pour Mourad, cela a dû commencer bien avant la prise de Kaboul... Ils ont combattu dans des maquis éloignés l'un de l'autre... Il se remémore parfaitement leur rencontre le jour de l'assaut contre le palais présidentiel... Les Moudjahidin avaient parcouru des milliers de kilomètres dans leurs frusques, traînant péniblement leur attirail rudimentaire. La profession de foi, scandée inlassablement à tue-tête, les aidait à supporter des marches harassantes. " De " la route de Qandahar " à la " halte à Paris ", Mourad ne cesse de ressasser les mêmes versets du Coran. Pourquoi être allé en Afghanistan ? Il avait fait des études scientifiques à Paris qui lui assuraient un avenir confortable. Il avait des amis, une compagne. Pourquoi avoir tout quitté ? Pourquoi vouloir partir encore ? Mourad veut trouver la paix mais les événements le ballottent et l'entraînent dans une tout autre quête.
Cloué dans un fauteuil roulant, Ali évoque le destin de ses trois amis d'enfance, Hamid, Kader, Malik, trois hommes perdus dans l'Algérie des lendemains de l'Indépendance. Ils s'étaient promis de construire un monde plus beau, plus excitant que celui qu'avaient connu leurs pères. Mais ils se sont assoupis et ont laissé le champ libre aux apprentis sorciers. Au bout du compte, ils ont récolté une houle d'une rare violence qui a emporté leurs vies dans un tourbillon de folle destructrice.