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La religion de ma mère
Akouche Karim
ECRITURE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782359052664
Ma mère priait Dieu avec ses gestes. C'est avec ses mots qu'elle célébrait l'esprit des ancêtres. Sa Mecque, c'était sa terre. Ses prophètes, c'étaient ses enfants. Je me rappelle ce qu'elle a répondu à mon frère lorsqu'il lui a fait remarquer qu'elle priait dans la direction opposée à La Mecque :?; Je prépare le couscous, je surveille la marmite.En me voyant m'initier à la prière, accroupi, mon front touchant le sol, elle a gloussé de ma naïveté :?; Va jouer avec tes copains ! Dieu n'a inventé la prière que pour les croulants. C'est pour qu'ils obtiennent leur ticket vers le paradis.J'ai plié le tapis et rangé le Coran.Si tous les Algériens avaient entendu le conseil de ma mère, ils auraient épargné à leur pays une décennie de sang et de folie.Je ne suis d'aucune religion. Je suis de la religion de ma mère. " * Son père a perdu la raison. Son frère dérive vers le djihadisme. La fille qu'il aima se prostitue. Le pays que retrouve Mirak, après des années d'exil, est méconnaissable. L'Algérie avait le visage de sa mère. Aujourd'hui, ses traits sont déformés par la violence et la folie. Mais, au sein du chaos, ils n'ont rien perdu de leur âpre beauté. Elle éclate dans ce roman picaresque, comme aveuglé d'images.
Résumé : Fidèle à son poste chaque matin, un vieil homme entretient l'île dont il est le dernier habitant. Voilà près de dix ans qu'il n'a plus de nouvelles de ceux qui vivaient là autrefois, ni du reste de l'humanité. Les corps qui viennent parfois s'échouer sur les plages ne laissent rien présager de bon, mais l'homme poursuit vaillamment sa tâche - colmatant, repeignant, rafistolant. Jusqu'au jour où il repère une silhouette échouée sur le rivage. C'est une femme, elle est encore en vie. C'est le début d'une étrange cohabitation. La fin du monde attendra.
Les méandres d'une amitié trahie explore le drame déchirant d'une famille kabyle, victime d'une trahison dévastatrice. Hend, parti en France pour soustraire les siens à la misère, se dévoue corps et âme, ignorant que son ami Amezyan détourne les fonds destinés à son épouse, Chabha, la laissant sombrer dans une pauvreté insupportable. Tandis qu'Hend se sacrifie sans relâche, Amezyan abuse de sa confiance, aggravant le désarroi de la famille. Jusqu'où peuvent aller les faux-semblants d'une amitié pervertie ? Ce récit dévoile la brutalité des trahisons sous couvert de loyauté et les conséquences irréparables des abus de confiance.
Résumé : Après La Religion de ma mère (" absolument magnifique et terrible ", Arnaud Viviant) et Allah au pays des enfants perdus, Karim Akouche continue à démontrer les scléroses de la société algérienne dans ce quatrième roman. L'Algérie bouillonne. Le peuple rumine sa colère. Pour étouffer toute révolte, les autorités arrosent les jeunes de l'argent du pétrole. Kamal Storah, alias Kâmal Su^tra, obtient, après une longue période de chômage, une subvention de l'Etat et achète un minibus. Quelques mois plus tard, c'est la désillusion : il n'y a plus de passagers. Kâmal décide de transformer son minibus en bordel ambulant. Dénoncé par les islamistes, traqué par la police, il fuit vers le Sahara... D'une plume cru^ment réaliste, Karim Akouche use et abuse du droit au blasphème. Son roman, haut en couleur et en révolte, raconte une jeunesse frustrée et sans repères, dans une Algérie schizophrène, suspendue entre archai ? sme et rêves de liberté.
Résumé : L'islam, l'islamisme et leurs avatars, la laïcité et ses ennemis, la gauche et ses errances, l'Algérie et ses démons, la crise de la citoyenneté, l'ultra-consumérisme et le règne du spectacle, les conséquences des "printemps arabes"... autant de thèmes abordés dans les textes de combat et de réflexion rassemblés dans ce livre. Leurs titres annoncent la couleur : "Déchire ton niqab", "Les faux humanistes et les idiots utiles de l'islamisme", "Portrait de l'islamiste en fossoyeur du monde", "Prêcheurs de haine, je vous emmerde", "L'Algérie arabe est une imposture"... Point d'orgue de ce recueil, une "Lettre à un soldat d'Allah" adressée à un jeune homme conquis par l'idéologie djihadiste, que l'auteur questionne d'un "tu" assassin.
Résumé : Avec sa saga L'Amie Prodigieuse, elle est l'une des autrices à avoir vendu le plus de romans ces dernières années... et pourtant personne ne sait qui se cache derrière le pseudonyme d'Elena Ferrante. Le journaliste Salomon Malka mène l'enquête, à la rencontre de proches, de connaisseurs, de traducteurs, d'éditeurs, de spécialistes, pour décrypter le mystère. Qui est l'autrice de L'Amie prodigieuse ? Quatre romans napolitains, publiés sous le titre générique de L'Amie prodigieuse, adaptés ensuite en série télévisée, ont fait sensation dans le monde entier, remportant un succès considérable en Italie, en France, en Allemagne, aux Etats-Unis... Pourtant, ces romans, traduits en 42 langues et vendus à plus de 5 millions d'exemplaires n'ont donné lieu à aucune interview filmée, ni aucune séance de dédicaces. L'autrice a choisi de rester dans l'ombre. Le mystère demeure : qui est Elena Ferrante ? S'agit-il du pseudonyme d'une autrice (ou d'un auteur) bien plus célèbre ? D'une écrivaine qui refuse la notoriété ? Ou bien Elena Ferrante est-il le pseudonyme derrière lequel la traductrice Anita Raja et l'écrivain Domenico Starnone se cachent pour écrire cette saga à quatre mains, comme l'affirme le journaliste italien Claudio Gatti ? Grâce aux témoignages de proches, de traducteurs, d'éditeurs et de spécialistes, le journaliste Salomon Malka mène l'enquête et tente de lever le voile sur le mystère Elena Ferrante.
Spécialiste de Stevenson, auteur prolifique et fondateur du mythique festival littéraire de Saint-Malo, Etonnants Voyageurs, Michel Le Bris se raconte dans cette autobiographie traversée par les embruns et les écrivains du grand large. " Dans la salle enfumée du bistrot de marins, des noms passaient, tels des soupirs portés par le vent battant les volets clos : Mascareignes, Terre de Feu, Veracruz - et c'était comme si les murs, alors, se reculaient jusqu'au bout de la terre... Le jour revenu, je courais de rocher en rocher, tandis que les cargos s'éloignaient vers le large, et je restais des heures à fixer l'horizon : là-bas, derrière la ligne bleue où ils disparaissaient, il y avait des mondes, effrayants et splendides, et, à n'en pas douter, des îles de corail sous des cieux sans nuage. Un jour, moi aussi, je m'en irais ! Je m'en allais déjà, le nez dans la poussière de mon grenier, avec pour seul témoin le ciel, par l'étroite lucarne, pour seuls complices les grands chevaux de l'empire des nuages, tandis que je tournais les pages de mes trésors, Curwood, Stevenson, Jack London, le Journal des voyages - et chaque livre, alors, m'était comme une porte qui ouvrait sur des mondes... Je suis parti. Du moins, j'ai essayé. Voici quelques fragments de ce qui m'attendait derrière la ligne d'horizon... " Au fil de ses voyages, Michel Le Bris égraine ses souvenirs, raconte ses rencontres et évoque les livres qu'il a aimés, les films qui l'ont touché, les expériences qui l'ont marqué, les musiques qui l'habitent... Chemin faisant, il nous ouvre les portes de son royaume intérieur.
Résumé : Janvier 1936 : la récolte de la canne commence à Bel-Event, une plantation de Martinique. Le commandeur Firmin Léandor, contremaître mulâtre, s'est trop avancé en promettant de livrer sept cents barriques de canne à l'usine. Alors, le "commandeur du sucre" surveille sans indulgence le travail des coupeurs et des amarreuses. Labeur éreintant, enfer quotidien : "Depuis le commencement du monde, le Bondieu a inscrit notre malheur dans l'envers du bonheur du Blanc". Békés, mulâtres, nègres-Congo, coulis. Depuis des générations, chacun obéit à la stricte hiérarchie de sa couleur et de son rang, courbé sous le poids d'une double fatalité : la négritude et la canne. Redouté par ses hommes, méprisé par le maître, jalousé par le "géreur" et par les autres commandeurs de l'île, Firmin lui-même ne peut que répéter l'antienne de sa mère : "Canne, c'est maudition". Il fallait, pour faire revivre les travaux et les jours de la Martinique agricole des années 1930, la passion, la mémoire et le français revigoré de Raphaël Confiant.
D'Alexandre le Grand au Da Vinci Code, en passant par les " affaires " Bilitis, Pauline Réage ou Emile Ajar, un abécédaire sélectif d'une centaine de canulars, plagiats, supercheries et autres mystifications littéraires, célèbres ou oubliés qui se lisent comme autant d'enquêtes policières. " Un document passionnant " (L'Express). Canulars, escroqueries, mystifications, supercheries et autres trafics de textes Stendhal signant du nom fantaisiste de Bombet ses Lettres sur Haydn, généreusement empruntées au musicographe Carpani (1816)... Pierre Louÿs entonnant les chansons de l'imaginaire poétesse saphique Bilitis (1895)... L'apocryphe Chasse spirituelle de Rimbaud dénoncée par André Breton (1949)... Dominique Aury, alias Anne Desclos, relevant le défi d'écrire Histoire d'O sous le pseudonyme de Pauline Réage (1954)... John H. Griffin traversant le Sud américain " dans la peau d'un Noir " (1961), et Gunther Wallraff la RFA dans celle d'un Turc (1985)... Marc Ronceraille, canularesque poète d'avant-garde sacré par le n° 100 de la collection " Ecrivains de toujours " (1978)... Benjamin Wilkomirski, rescapé mythomane du camp de Majdanek, alias Bruno Grosjean, bouleversant le monde par son faux témoignage (1995)... Paul Smaïl, fictif immigré marocain endossé par l'écrivain polymorphe Jack-Alain Léger (1997)... J. T. Leroy, sulfureux auteur transgenre, démasqué en 2006... " Shakespeare n'a jamais existé, toutes ses pièces sont l'oeuvre d'un autre qui s'appelait également Shakespeare ", a dit Sacha Guitry. Carnets secrets d'Hitler, hétéronymes de Fernando Pessoa, faux romans noirs de Vian/Sullivan, double Goncourt d'Ajar/Gary... D'Alexandre le Grand au Da Vinci Code, la littérature, art du faux semblant, est indissociable de l'imposture, du canular, de la schizophrénie. Voici un abécédaire sélectif d'une centaine d'" affaires " de faux et de plagiats.