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Requiem. Poème sans héros et autres poèmes
Akhmatova Anna ; Backès Jean-Louis
GALLIMARD
13,30 €
En stock
EAN :9782070337224
Anna Akhmatova publie son premier recueil en 1912 et s'impose très tôt comme une virtuose de la petite forme lyrique. Classée comme «acméiste» ou «intimiste», elle est plus authentiquement quelqu'un qui cultive un style simple, rigoureux, d'un classicisme qui l'apparente à Pouchkine, même si chez elle toute idée d'imitation est exclue. Après la révolution d'Octobre, elle refuse d'émigrer, quoique suspecte aux autorités nouvelles qui vont, peu à peu, l'interdire de publication. En 1940, cette interdiction est momentanément levée et Anna Akhmatova publie plusieurs poèmes sur la guerre, mais non les textes qui lui tiennent le plus à c?ur, comme Requiem ou les suites de poèmes brefs qui évoquent les arrestations massives et le goulag. À nouveau condamnée au silence dès la fin de la guerre, elle continue de composer pour elle-même des textes plus amples comme les «Élégies du Nord», et toujours des suites de textes brefs. Elle n'obtiendra jamais l'autorisation de donner au public un «septième livre» qui réunirait ses écrits récents et prendrait la suite des six recueils publiés dans sa jeunesse. Cette anthologie aborde l'?uvre dans son entier. Elle puise dans les premiers livres, donne in extenso Requiem et le Poème sans héros, puis reprend à son compte un plan ébauché par la poétesse pour son fantomatique «Septième livre». C'est tout le parcours d'Anna Akhmatova qui est ici restitué, c'est un demi-siècle de combat solitaire, acharné, douloureux, mais au final sans faiblesse, qui se révèle page à page. Une poésie fragile et souveraine qui, confrontée aux risques les plus grands, ne renonce jamais, et célèbre avec une rare intensité les pouvoirs d'une parole irréductible.
Edition bilingue / inédit Ce livre inédit en français, "La Course du temps", est une anthologie pensée et composée par Anna Akhmatova elle-même. Soit un montage de plus de cent poèmes, de 1924 à 1964, qui se veulent les témoins d'une vie de femme et de poète : la sienne. L'histoire de cette anthologie est complexe : Akhmatova tenta de la faire publier à plusieurs reprises à partir de 1962, chaque fois dans une version différente, mais chacune fut refusée. Toutefois, une version tout autre imposée par l'éditeur parut en 1965. Quant à ce livre ici proposé, il correspond à une première version non censurée à laquelle Akhmatova avait songé, établie en 2000 par les éditions Ellis Lak. Parmi nombre de souvenirs (notamment celui de la jeune femme qu'elle fut et qu'elle n'est plus), elle évoque des événements douloureux tout aussi personnels qu'historiques (l'emprisonnement de son fils, la mort par fusillade en 1921 du poète Nikolaï Goumilev dont elle fut l'épouse, la révolution d'Octobre 1917, le goulag, la Seconde Guerre mondiale durant laquelle elle est évacuée, comme plusieurs centaines de milliers de familles, à Tachkent en Ouzbékistan, se rapprochant ainsi de l'Asie dont les "yeux de lynx" , écrit-elle dans son poème "Pages de Tachkent" , "ont décelé je ne sais quoi en moi"), et s'adresse à d'autres poètes comme elle importants avec lesquels elle converse et partage le destin tragique, et auxquels pour la plupart, s'agissant de ses contemporains, elle seule a survécu : Ossip Mandelstam, Marina Tsvetaeva (son "double" , sa soeur poétique) qu'elle appelle, signe de connivence, par son prénom ; sans oublier Boris Pasternak ou encore le jeune Joseph Brodsky qu'elle découvrit très tôt, ainsi que le poète Innokenti Annenski ("Le Maître") et Pouchkine dont elle est "L'héritière" .
Résumé : Anna Akhmatova est l'un des plus grands poètes russes de sa génération avec Boris Pasternak, Ossip Mandelstam et Marina Tsvétaïeva. Comme eux, elle a connu un destin tragique. Composé de poèmes épars, tirés soit de recueils, soit de cycles publiés de son vivant ou après sa mort, dans un ordre chronologique, ce recueil a pour but de mettre en lumière les différentes facettes de son immense talent ainsi que son parcours poétique et intérieur. Il dévoile une voix qui s'est peu à peu approfondie pour finir par devenir "la voix de tout un peuple" .
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Calligrammes est un recueil de poésie exceptionnel. Par les circonstances de sa composition : en pleine Première Guerre mondiale et, pour partie, sur le front même. Par l'intensité émotionnelle qui s'en dégage : du désespoir le plus profond au plus vibrant d'hymne à l'amour. Par la nouveauté de son mode d'expression : le poème-dessin. Quand Apollinaire publie son recueil en avril 1918, il lui reste sept mois à vivre.
La seconde édition des Fleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861. Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte du Beau et la rigueur de leur composition (ils sont dédiés à Théophile Gautier), ces poèmes illustrent la théorie des correspondances horizontales entre les éléments visibles et invisibles, qui sont comme de "longs échos qui de loin en loin se confondent" pour s'élever en correspondances verticales "ayant l'expansion des choses infinies". Exploration du matériau grouillant qu'est la vie, cette quête spirituelle conduit le poète, tiraillé entre Spleen et Idéal, à travers diverses expériences pour échapper à la dualité déchirante. L'amour, un temps envisagé, est bien vite écarté au profit de l'activité qui caractérise les Tableaux parisiens. Mais la contemplation urbaine s'achève sur la vision presque hallucinatoire des brouillards matinaux. Viennent alors Le Vin et autres plaisirs artificiels, puis le vice, fleurs du mal qui n'offrent que mirage et dégoût. Dans une ultime tentative pour échapper au spleen, le poète pousse un cri de Révolte blasphématoire dont les répétitions ne sont plus des échos incantatoires, mais des piétinements stériles. Reste La Mort. --Sana Tang-Léopold Wauters
Résumé : Fêtes galantes, un recueil court, composé de 22 poèmes dans des formes métriques très variées, met en scène des scènes de séduction et de badinage amoureux entre des personnages issus du monde de la commedia dell'arte italienne et d'une campagne idéalisée. Quant au recueil Romances sans paroles, il se divise en 4 parties : les Ariettes oubliées, Paysages belges, Birds in the Night et Aquarelles. Le recueil porte l'empreinte de l'intérêt du poète pour la musicalité des chansons et pour la peinture en général. Paul Verlaine, poète français (1844-1896). Fêtes galantes est un recueil de poèmes publié en 1869. C'est le deuxième recueil signé par le poète après les Poèmes saturniens de 1866. Il publie quelques années après le recueil de poésie Romances sans paroles (1874).