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Je ne suis là pour personne
Akar Mirèse
TABLE RONDE
15,25 €
Épuisé
EAN :9782710327332
Faut-il vraiment ne professer son admiration que pour les autres ? Il n'y a pas de raison, après tout. Se vénérer soi-même dans le plus grand secret - moins par crainte du ridicule que parce que les autres viendraient édulcorer cette délectable volupté -, se vénérer donc en tapinois avant de le crier sur la place publique, pourquoi ne pas en faire un exercice de style et, pour finir, un morceau de littérature ? " Pandore, la narratrice, n'est pas banale. Certaine d'avoir partie liée avec un hasard à sa dévotion, elle pratique un narcissisme tempéré par l'humour et entreprend d'écrire un livre sur le sujet. Avec la complicité d'Ovide, son mentor, qui finira par se transformer en censeur. Leur marivaudage tourne à la joute, et Pandore devra s'émanciper de lui pour mener à bien son projet. En même temps que le portrait d'une femme, Je ne suis là pour personne est une parabole légère et drôle sur le travail d'un écrivain.
Nabokov Vladimir ; Couturier Maurice ; Akar Mirèse
Résumé : Ce volume marque un tournant. Il contient, d'une part, deux romans écrits en russe à la fin des années 1930 : Le Don, le plus magistral des livres russes de Nabokov, et L'Enchanteur, où apparaît la première "nymphette" nabokovienne et qui ne fut publié qu'en 1986, dans la traduction anglaise due au fils de l'écrivain. Il réunit, d'autre part, les trois premiers romans que Nabokov composa en anglais et un livre qui, pour n'être pas le plus connu de son auteur, n'en est pas moins un chef-d'oeuvre : l'autobiographie Autres rivages, dont le point de départ date des années 1930 ; il s'agissait alors d'un texte en français sur la gouvernante du petit Vladimir, mais il fut entièrement recomposé en anglais avant de paraître en 1951. Période charnière, donc, qui voit la naissance et, avec Lolita, la consécration d'un écrivain de langue anglaise. L'accouchement, qui est aussi un arrachement, ne se fit pas sans douleur. Le changement de terre, le changement de langue, l'ombre menaçante des totalitarismes confèrent aux livres de cette période une particulière intensité tragique. Plusieurs textes évoquent la perte (notamment La Vraie Vie de Sebastian Knight, dont le héros est un écrivain) et ce que le latin nomme desiderium : désir, besoin, regret. Il faut renoncer à l'enfance, aux amours anciennes, à la littérature russe (véritable héroïne du Don), à toutes "ces choses que le destin empaqueta un jour, pêle-mêle, et jeta à la mer" . Mais Nabokov, à vrai dire, n'y renonce pas. Il les métamorphose et les rend inoubliables.
Résumé : Psychiatre à San Francisco, Oliver Thompson se sent investi d'une mission : écrire un livre qui expliquerait le rapport de l'homme à l'ordre des choses, c'est-à-dire la place de l'homme dans le monde. Carlotta, sa maîtresse, supporte mal qu'il lui préfère ses chères études. Leur liaison va s'effilocher. Abby, la jeune nièce que sa soeur lui a "léguée", occupera davantage Oliver. Il lui achète différents animaux, dont un épagneul doré, Barney, qui devient progressivement le personnage central du roman. Barney mort, Oliver l'abandonne chez le vétérinaire. Abby ne le lui pardonne pas, elle qui donnait toujours une sépulture à ses animaux. Oliver se rend donc tous les jours sur une plage de vase en cours d'assèchement où ordures et cadavres d'animaux servent de remblai. Il creuse pour retrouver Barney. Il en vient à délaisser la rédaction de son ouvrage, et cesse d'exercer son métier. Allen Wheelis est lui-même psychiatre à San Francisco. Ce livre sur l'amour, la solitude et la mort est aussi le pathétique récit d'une dérive, du déclin intellectuel d'un homme qu'on aurait pourtant cru armé pour surmonter sa névrose.
Au creux d'un roman tissé dans le triangle d'Istanbul, Dakar et marseille, un jeune homme, parti à la recherche de sa propre identité, se débat dans les méandres et les souffrances auxquels son statut d'immigrant le condamne. Son récit oscille entre la métaphore, l'analyse socio-politique et la cruauté d'une réalité qui l'encercle. L'amour présent, même au-delà de la mort, parvient seul à le consoler.
Dennis Orphen est un jeune écrivain ambitieux. Il y a deux femmes dans sa vie : Corinne, légère et capricieuse, qui oscille constamment entre son mari et son amant et Effie, ancienne épouse d'un célèbre écrivain, avec laquelle il s'affiche dans les bars à la mode et les soirées chics du New York des années 30. Le dernier roman de Dennis va paraître. Effie découvre, avec tristesse et désarroi, que sa propre vie en est la matière. Elle se sent trahie. Toutes ses illusions s'effondrent, et l'espoir caressé du retour d'Andrew Callingham qu'elle n'a jamais cessé d'aimer s'amenuise. Reviendra-t-il ? Le petit monde du New York littéraire se perd en conjectures et chacun prend des paris. Avec humour et subtilité, Dawn Powell nous entraîne dans un chassé-croisé d'intrigues amoureuses et de personnages hauts en couleur, avec une héroïne : New York, ses écrivains, sa magie, sa bohème.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".