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L'apprentissage démocratique en Algérie (1988-1992). Apprentissages politiques et changement de régi
Aït-Aoudia Myriam
SCIENCES PO
24,00 €
Épuisé
EAN :9782724612585
Plus de vingt ans avant le " printemps arabe ", le régime du parti unique s'est subitement effondré en Algérie pour laisser place à un système pluripartisan. Comment cette première expérience démocratique de la région s'est-elle organisée ? Et comment a-t-elle échoué trois ans plus tard ? L'ouvrage reconstitue ce processus, à partir d'un matériau d'une ampleur inégalée : entretiens avec les responsables des principaux partis politiques (FLN, FIS, RCD, FFS), des ministres, des généraux, des fonctionnaires locaux et départementaux ; décryptage de nombreuses archives originales (du FIS et du ministère de l'Intérieur notamment), de la presse et de textes juridiques. Il retrace la mise en place des nouvelles règles du jeu politique, la sélection des acteurs habilités à participer à la compétition électorale, les apprentissages politiques soutenant la construction d'un système partisan pluraliste, les alternances de confiance et de méfiance. Tel un laboratoire du changement démocratique, où s'éprouvèrent toutes les conditions nécessaires à ce passage, l'expérience algérienne n'a résulté ni d'un simple basculement, ni d'une évolution linéaire consécutive à une crise de régime. Mais plutôt d'un processus erratique et imprévisible livrant à chaque étape de nouvelles configurations d'acteurs pris collectivement dans une dynamique que personne ne maîtrisait. Un livre clé pour comprendre la place singulière de l'Algérie ainsi que sa " stabilité " lors des " révolutions arabes ". Une grille d'analyse pour porter un regard plus averti sur les bouleversements actuels du monde arabe.
Amarouche, fils du péché, fils de personne, trouve enfin place sur terre par la grâce de Mina. Pour elle, pour la famille qu'il fonde, il aspire à dépasser les combines du souk, à chercher au-delà des frontières d'un Maroc incertain - sur lequel il jette un regard critique et pourtant empreint d'espoir - le savoir-faire et les règles dont il a besoin pour exercer son métier honnêtement. Il va les trouver en Belgique, où les dernières mines viennent de fermer leurs portes, où les hauts-fourneaux crachent leur fumée soufrée. Il y apprend plus encore; ces gens du Nord, ouvriers ou agriculteurs, qui l'instruisent d'autres façons de penser, lui suggèrent que la condition humaine, sous ses oripeaux de diverses couleurs, est identique partout. C'est elle, ou le sort, qui veut qu'il abrège son séjour et entame un retour prématuré et tragique au Maroc. Calendes maghrébines clôture la trilogie Le fils du péché, après Racines et épines (2005) et Noces sarrasines (2006).
Nous sommes dès notre plus tendre enfance invités à penser qu?un fossé sans fond sépare à jamais les « scientifiques » des « littéraires ». Cette idée est d?autant plus infondée qu?à ses origines, il y a tout au plus quatre siècles, la science s?est construite grâce à des stratégies rhétoriques et littéraires, l?usage de la fiction en particulier: certains textes savants de l?époque sont à mi-chemin entre le récit d?aventures et la fable utopique. De ce paradis de l?imaginaire scientifique nous sont parvenus d?étranges récits de voyages sur une Lune peuplée de « Lunariens », d?anges et de démons, récits dont le but, très scientifiquement prosaïque, était de voir la Terre tourner, conformément à ce qu?impliquait la théorie de Copernic. Mais cette science romanesque fut de courte durée: dès la fin du siècle, les envols poétiques de Kepler, Wilkins et Cyrano étaient entravés par les exigencesrationalistes de Fontenelle et de Huygens. Encore fructueuse deux siècles plus tard, pendant l?âge d?or de la vulgarisation des sciences que fut le XIXe siècle, l?ancienne alliance entre science et littérature s?est aujourd?hui dissoute: la littérature ne s?empare que très marginalement des avancées scientifiques et la science, y a-t-il lien de cause à effet? souffre à l?évidence d?un certain tarissement de ses sources d?inspiration. Peut-être ses tenants n?ont-ils pas assez lu Kepler et Cyrano, qui constituent pourtant, quatre siècles après, un véritable bain de jouvence. A mi-chemin entre l?histoire des sciences et l?analyse littéraire, un essai original et très fouillé (notes et références) sur un thème hélas toujours actuel: le fossé entre les « deux cultures ».
De quoi sont faits les processus de crise politique et comment en rendre raison ? Ces questions sont au coeur du maître-ouvrage de Michel Dobry, Sociologie des crises politiques, publié en 1986 et plusieurs fois réédité. En rupture avec la manière dont les sciences sociales ont pensé la crise, la révolution ou ['événement, ses thèses ont et continuent d'irriguer les travaux de plusieurs générations de chercheurs qui travaillent sur des aires géographiques aussi diverses que l'Europe occidentale, l'espace post-soviétique, l'Afrique Sub-saharienne, le monde arabe et l'Amérique latine. Par-delà la diversité des orientations théoriques et des domaines de spécialisation, les auteurs rassemblés dans ce volume engagent un dialogue critique avec la sociologie de Michel Dobry. Ils en interrogent, discutent ou prolongent des dimensions essentielles, notamment la façon dont elle appréhende l'action et l'acteur, l'historicité des processus politiques, les phénomènes révolutionnaires, les transitions à la démocratie ou encore les crises internationales. Un texte final permet à Michel Dobry de répondre aux questions, commentaires ou objections formulés dans ces contributions.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.