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Les aventures d'Olivier Hauteville : Dans les griffes de la ligue
Ce soir-là arriva à Saint-Cloud une jeune fille de seize ans, accompagnée de son écuyer et de deux hommes d'armes. Tous quatre venaient de Coeuvres, en Picardie, non loin de Compiègne, où se dressait le château familial de celle qui se nommait Gabrielle d'Estrées. Son père, Antoine d'Estrées, était issu d'une branche bâtarde et légitimée des Bourbons. Bon capitaine, chevalier du Saint-Esprit et lieutenant de Picardie, il s'était placé au service du roi après que celui-ci eut fui Paris, à la suite de la journée des Barricades.Lors de ce voyage, survenu un an avant notre histoire, il avait présenté sa fille Gabrielle à la Cour. Elle y avait rencontré Roger de Saint-Lary, baron de Bellegarde, dont elle était devenue la maîtresse.Confident et favori du souverain, Bellegarde avait été introduit à la cour très jeune par son cousin, le duc d'Épernon, afin de contrecarrer l'influence du duc de Joyeuse. A vingt-six ans, grand coureur de jupons, Bellegarde organisait les débauches du roi, ayant même fait venir une fois quarante femmes pour Sa Majesté. Après la mort de Joyeuse à Coutras, son ascension avait été fulgurante, devenant Premier gentilhomme de la Chambre, puis Grand écuyer.Mais Bellegarde n'était pas seulement le compagnon de débauche du roi. Sous une apparence futile et un physique séduisant, il possédait un caractère bien trempé, ayant fait partie de ceux qui avaient frappé le duc de Guise à Blois. Courageux sans être cruel, insolent mais jamais querelleur, hardi en restant réfléchi, chevaleresque dépourvu d'imprudence, Bellegarde apparaissait donc comme un gentilhomme accompli. La jeune Gabrielle ne pouvait que succomber à ses charmes. Un amour qu'il lui rendait, partageant tout de même la jeune fille avec d'autres femmes de la Cour.Quant à ceux qui s'étonneraient de la précocité de Gabrielle dans les relations amoureuses, précisons qu'elle avait été à bonne école. N'avait-elle pas à peine dix ans quand sa mère avait abandonné le château familial pour rejoindre son amant, le marquis d'Allègre? D'ailleurs, bien avant ce départ, Françoise d'Estrées était réputée pour sa vie scandaleuse et le nombre de ses galants parmi lesquels on avait compté Ronsard et du Gast, l'un des plus belliqueux mignons du roi. Quant à sa soeur Mme de Sourdis, la tante de Gabrielle donc, elle menait une vie encore plus désordonnée, laissant derrière elle nombre de petits bâtards.Ces deux femmes faisaient cependant profiter famille et mari des faveurs de leurs amants. Gabrielle avait donc vite compris quel rôle elle pouvait jouer. D'origine royale bien que bâtarde, d'une beauté éclatante, avec des yeux bleus, une épaisse chevelure blonde, un front haut, un teint de neige, une bouche mutine, un corps splendide et une gorge petite mais bien taillée, elle se savait prédestinée au plus noble destin.
| Pages | 276 |
|---|---|
| Date | 02/03/2013 |
| Poids | 730g |
| Largeur | 152mm |
| EAN | 9782081294974 |
|---|---|
| Titre | Les aventures d'Olivier Hauteville : Dans les griffes de la ligue |
| Auteur | Aillon Jean d' |
| Editeur | FLAMMARION |
| Largeur | 152 |
| Poids | 730 |
| Date de parution | 20130302 |
| Nombre de pages | 276,00 € |
