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LE CONTEUR
AHMAD OMAIR
PICQUIER
13,70 €
Épuisé
EAN :9782809702897
Au dix-huitième siècle, Ahmad Shah Abdali détruit la glorieuse cité de Delhi. Fuyant le carnage, un poète et conteur se voit conduit par le destin vers un palais pachtoune - donc ennemi - où la maîtresse des lieux, la belle et solitaire Bégum, l'invite à raconter une histoire en échange de son hospitalité. Commence alors entre eux une joute de conteurs qui se transforme en un duel amoureux, où le récit de chacun s'entrelace et répond à celui de l'autre, les entraînant aux confins des territoires interdits du désir et de l'amour. Sur fond de paysages de guerre et de dévastation, au crépuscule de l'empire moghol, Le Conteur emmène le lecteur par les méandres éblouissants d'une rencontre qui suggère qu'aucune histoire n'est jamais finie, car il faut bien des tours et détours, terribles et merveilleux, dans le jardin de la vie et de l'amour, avant d'en toucher l'horizon.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Lahuma et sa femme Jeha sont paysans en Malaisie. Ils possèdent quelques relongs de terre et, pour subsister, n?ont qu?une ressource : la récolte de riz. C?est le riz qui ordonne leurs destins, dicte ses exigences, impose jour après jour les mêmes obsessions. Et lorsque survient l?accident, lorsque Lahuma est blessé, c?est au tour de Jeha et des filles aînées, puis des cadettes, de descendre dans la rizière et d?affronter les sangsues, les crabes, les oiseaux, jusqu?à l?épuisement? Pour raconter le prix d?une poignée de riz, Shahnon Ahmad, qui est né lui aussi en milieu rural, n?a eu sans doute qu?à observer et se remémorer. Son livre, en cela, est un précieux témoignage. Mais c?est d?abord un roman haletant, envoûtant, incantatoire. Qu?on n?oublie plus. Parce qu?il fait vibrer, sur un rythme de sourate, la force souterraine des grands cycles de la nature. Universellement.
Ce n'est pas seulement l'histoire d'un enfant différent, mais celle d'un monde intérieur - profond, silencieux, et lumineux à sa manière. Chadi ne parle pas beaucoup, mais il ressent tout avec une acuité rare. Avec ses mains qui assemblent, ses yeux qui observent, et ses silences qui disent l'indicible, Chadi nous emmène dans un voyage singulier : celui d'un enfant qui évolue dans le spectre de l'autisme, mais dont le coeur reste grand ouvert. Entre l'amour inconditionnel d'une mère, le silence tendre d'un père, et la lumière d'une petite soeur nommée Farah, qui a bouleversé tous les repères, Chadi commence à tisser des liens, à comprendre le monde à sa façon, et à faire entendre sa voix... autrement. Ce roman est un hymne à l'amour différent, à la lenteur qui a du sens, au silence qui parfois vaut mille mots. C'est une main tendue vers ceux qu'on écoute trop peu, et une invitation à voir le monde autrement... à travers le prisme d'un chant silencieux.
Ahmad Aeham ; Hetzl Sandra ; Hauptmeier Ariel ; Gr
Résumé : Un jeune homme joue et chante au milieu des décombres et des maisons éventrées. La photo, prise à Yarmouk, ville de réfugiés palestiniens de la banlieue de Damas, a fait le tour du monde. Ce musicien est devenu un symbole d'humanité face à la guerre. Après avoir enduré avec dignité les souffrances du conflit syrien, celui que l'on surnomme désormais le "pianiste des ruines" a finalement dû se résoudre à prendre le chemin de l'exil : en guise d'avertissement, Daech avait brûlé son piano... Partageant le sort de milliers d'autres, il a ainsi connu la séparation d'avec sa famille, la périlleuse traversée de la Méditerranée, l'éprouvante route des Balkans, puis l'arrivée en Allemagne. Dans cette autobiographie bouleversante, Aeham Ahmad raconte son enfance de Palestinien en Syrie, son apprentissage de la musique au sein d'une famille talentueuse, jusqu'à la révolution de 2011, bientôt engloutie par la guerre. Un éclat d'obus le blesse à la main. Bravant la peur, il décide alors de jouer dans la rue, se laissant filmer pour témoigner de la résistance qui subsiste, obstinée, dans la ville assiégée. Car ce livre a une portée politique. Il dénonce la violence extrême, les exactions du régime d'Assad comme celles des djihadistes, mais il rappelle aussi la précarité du peuple syrien et le destin tragique de tous les réfugiés. Un requiem en hommage aux victimes et une ode à la musique.
Une beauté zen ?C?est celle que nous proposent douze jeunes moines japonais du temple Eiheiji qui veulent faire vivre et partager leurs pratiques du bouddhisme zen dans la vie quotidienne. Rencontrer, saluer, se reposer, cuisiner, respirer, prendre le thé, ils ont rédigé ce livre pour transmettre leur enseignement avec simplicité et amitié.Il a été écrit pour expliquer le plus simplement possible comment aimer l?autre tel qu?il est en devenant soi-même.4e de couverture : Une beauté zen ?C?est celle que nous proposent douze jeunes moines japonais du temple Eiheiji qui veulent faire vivre et partager leurs pratiques du bouddhisme zen dans la vie quotidienne. Rencontrer, saluer, se reposer, cuisiner, respirer, prendre le thé, ils ont rédigé ce livre pour transmettre leur enseignement avec simplicité et amitié.Il a été écrit pour expliquer le plus simplement possible comment aimer l?autre tel qu?il est en devenant soi-même.
Résumé : Le pavillon de Nosaka à Tôkyô est plein de chats, l'un blotti sur son dernier manuscrit, l'autre amateur de saké, cohabitant avec les chiens, les oiseaux ainsi que les énormes crapauds du jardin. Et l'humain écrivain observe d'un regard aigu tous ces êtres familiers, commente, se confie, philosophe, car sa fréquentation des chats lui délivre moult enseignements sur l'existence, le rapport à la nourriture ou à la mort. Ses chroniques au jour le jour, souvent égayées par un sourire facétieux, se font aussi graves pour évoquer les souvenirs de chats hantant avec nonchalance les décombres de la guerre ou du tremblement de terre de Kôbe, énigmes de sérénité.
Au cours d?une nuit d?orage, à la demande du mandarin Tân, l?intendant Hoang organise un banquet, dressant une somptueuse table. Festoyant à la lumière des lanternes, un maître des geôles, un percepteur des impôts, une poétesse, un couple d?apothicaires et un tailleur racontent une énigme non résolue de leur passé, tandis que le lettré Dinh et le docteur Porc livrent chacun un épisode mystérieux de leur jeunesse. Servis dans de la vaisselle en céladon, meurtres, vols et coups bas sontdécortiqués à l?aide de baguettes laquées, faisant le délice des convives. C?est l?heure lumineuse des conteurs, qui donnent voix aux amours défuntes et visage aux héros d?antan. C?est l?heure sombre des aveux masqués et des guets-apens, alors que, dehors, s?amassent les ténèbres d?un monde au bord du chaos.
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".