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Marianne au pouvoir. L'imagerie et la symbolique républicaines de 1880 à 1914
Agulhon Maurice
FLAMMARION
30,50 €
Épuisé
EAN :9782082111911
Marianne au pouvoir fait suite à Marianne au combat. L'image féminine de la République, constituée au travers du siècle de luttes qui a suivi la Révolution de 1789, est désormais officielle, elle s'impose et se répand. C'est l'époque de "la Semeuse", l'époque des bustes de mairie, celle des monuments de place publique. Le nom, désormais partout connu, de "Marianne" ajoute à l'effigie une dimension de plus, celle de la personnification. Mais la "personne" suscite des sentiments inégaux, qui vont de la quasi-idolâtrie à la haine et à la dérision en passant par l'indifférence. Elle suscite aussi des interprétations diverses. Sobriquet de la République, Marianne, pour certains, devient la France, tandis que d'autres veulent la garder dans le sens de la révolution populaire. L'histoire complexe, ici démêlée, est-elle une histoire futile? Elle a ses aspects folkloriques, et ses enracinements dans des singularités régionales. Mais l'histoire de la représentation de l'État, après Giesey ou Kantorowicz, est reconnue comme sérieuse dans l'État monarchique. Pourquoi ne mériterait-elle pas examen dans l'État devenu républicain, où l'allégorie abstraite compense la grisaille de la collégialité et fait contrepoids au pouvoir personnel du leader moderne? Ce symbole politique, enfin, est féminin. Est-ce le simple effet d'une tradition culturelle banale, ou le signe d'un rôle plus profond de la féminité en politique? On en ouvre aussi le débat.
Résumé : Les Métamorphoses de Marianne, après Marianne au combat (1789-1880) et Marianne au pouvoir (1880-1914), achève de parcourir l'histoire de l'imagerie et de la symbolique républicaines. On continue à y confronter les représentations mentales (la " Déesse " des uns, la " Gueuse " des autres, et " Marianne " à la fois familière et énigmatique) avec les représentations figurées (de la statue au timbre-poste, de la caricature au buste de mairie). On étudie tous ces regards, en leur supposant quelque cohérence et quelque rapport instructif avec les réalités de l'histoire politique. Une conclusion ressortait déjà de l'histoire d'hier : la femme à bonnet phrygien a cessé d'être un drapeau de gauche ; elle s'est assagie et banalisée par sa victoire, passant de l'équivalence République-Révolution à l'identité République-France. Du nouveau aujourd'hui ? Bien des choses, et ceci notamment : on ne parle plus guère de " Marianne " qu'à propos des bustes de mairies et des stars qui leur servent de modèles, comme si le symbole d'Etat, descendu de l'empyrée, relevait d'une sorte de concours de charme et de spécialisation municipale. Ce n'est pas infamant, mais c'est pourtant une régression de solennité. Est-il absurde de rapprocher ces innovations mineures de l'énorme innovation (la République gaullienne) de 1958 ? et pas seulement de la mutation, encore plus évidente, du goût public en art ?
La politique vue du côté de la réception, c'est notre problème, en somme...". Cette phrase de Maurice Agulhon, en forme de constat, pourrait bien couvrir ces trois volumes "d'histoire vagabonde" : articles, essais, préfaces et communications qui, rédigés au hasard de la recherche et au caprice de la commande, ont fini par creuser, dans le champ des mentalités politiques de la France contemporaine, un sillon bien précis, celui de la pénétration en profondeur de la culture démocratique et républicaine. Non point, donc, la politique républicaine dans les textes et les lois, les événements et les institutions, mais la République dans les têtes et les comportements, dans les cercles, les associations, les villages et les familles. La République au coin des rues chez les ouvriers, les paysans et les bourgeois, dans ses idées et dans son vécu. L'ensemble débouche sur une forme d'engagement où l'historien court au service du citoyen pour éclairer les questions qui n'ont cessé d'habiter l'un et l'autre : "que faire de la patrie ?" , "que faire de la République ?", "que faire de la gauche ?".
Résumé : "La politique vue du côté de la réception, c'est notre problème, en somme..." Cette phrase de Maurice Agulhon, en forme de constat, pourrait bien couvrir ces trois volumes "d'histoire vagabonde" : articles, essais, préfaces et communications qui, rédigés au hasard de la recherche et au caprice de la commande, ont fini par creuser, dans le champ des mentalités politiques de la France contemporaine, un sillon bien précis, celui de la pénétration en profondeur de la culture démocratique et républicaine. Non point, donc, la politique républicaine dans les textes et les lois, les événements et les institutions, mais la République dans les têtes et les comportements, dans les cercles, les associations, les villages et les familles. La République au coin des rues chez les ouvriers, les paysans et les bourgeois, dans ses idées et dans son vécu. L'ensemble débouche sur une forme d'engagement où l'historien court au service du citoyen pour éclairer les questions qui n'ont cessé d'habiter l'un et l'autre : "que faire de la patrie ?" , "que faire de la République ?", "que faire de la gauche ?".
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)