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Droit et civilisation en Méditerranée : vers une culture juridique commmune ? 10es Assises de l'Ecol
Agresti Jean-Philippe ; Egéa Vincent ; Mehdi Rosta
PU AIX-MARSEILL
10,00 €
Épuisé
EAN :9782731411898
Tout anniversaire offre l'occasion de dresser un bilan et de tracer des perspectives. Pour sa dixième année, l'Ecole doctorale des juristes méditerranéens (EDIM) s'associant pour cet événement à l'Ecole doctorale de droit du Moyen-Orient (EDDMO) a confirmé cette double signification, autour d'un thème particulièrement ambitieux " Droit et civilisation en Méditerranée : vers une culture juridique commune ? . Venus du pourtour méditerranéen et animés d'une passion académique commune pour l'échange, la transmission et la connaissance des autres, les doctorants et les enseignants chercheurs quise sont retrouvés à Aix-en-Provence début octobre 2018, ont relevé un défi universitaire singulier et essentiel. Qu'if s'agisse d'interroger sur les conflictualités, les continuités et les convergences entre systèmes juridiques a priori distincts mais finalement si proches par un certain rapport, à l'histoire, glorieuse et dramatique. mais aussi à la place de l'être humain, aux circulations et, en somme, à une spiritualité qui dépasse les limites géographiques et juridiques de l'espace rlïéditerranéen. Objet de toutes les attentions et porteuse d'espoir, cette culture juridique commune s'impose comme une évidence et comme un objectif à atteindre. Parla richesse, la diversité et la qualité des communications faites, le colloque qui s'est tenu à Aix-en-Provence avec le soutien de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF - Bureau du Moyen-Orient) et de la Fédération de recherche "Droits, Pouvoirs et Sociétés" (FED 4280) a assurément contribué à montrer et démontrer que la culture juridique commune méditerranéenne se distingue par une forme de civilité et, partant, de civilisation.
Du fait d'une tradition que l'enseignement et la recherche juridique en France traduisent, l'analyse de la démocratie, de ses fondements, ses modalités, ses pratiques, est avant tout le fait des juristes de droit public ou des politistes mais elle tend à se développer désormais dans l'ensemble des branches du droit. En cela, la science du droit est appelée à étudier un phénomène social global en singulière expansion. En effet, cette idée démocratique, née dans le champ du droit constitutionnel et d'une réflexion sur l'organisation de l'Etat, irrigue aujourd'hui d'autres organisations sociales au-delà de celle de l'Etat : organisation des administrations publiques "ordinaires ", des sociétés commerciales, des familles... La démocratie est au-delà d'un modèle politique une philosophie sociale traduite dans les règles de droit, toutes a branches a confondues. Paradoxalement, en s'imposant cet impératif démocratique subit une critique de ses modalités et une réflexion sur son renouvellement et sa transformation. Les crises régulières et les critiques subies par la démocratie ne peuvent manquer d'intéresser les juristes. Les études rassemblées dans cet ouvrage, issues des travaux des doctorants de la Faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille Université et de l'IEP d'Aix-en-Provence à l'occasion de la journée du 7 juin 2019 qui leur est consacrée, s'efforcent d'analyser ce mouvement et de repenser la démocratie ainsi que ses formes d'expression.
Sous le titre Amoureuse du Crucifié se cache une mystique de la fin du siècle dernier : Gemma Galgani (1878-1903) qui vécut à Lucques (Toscane) où repose son corps dans le Monastère Passioniste de la ville. Déclarée bienheureuse en 1933, elle fut proclamée sainte en 1940. Ce livre trace le portrait spirituel de cette jeune femme qui vécut une expérience mystique hors du commun dans sa relation avec le Christ souffrant. Laïque consacrée dans le monde, elle n'habita jamais dans un couvent et connut les difficultés de la vie : maladie, deuils familiaux, faillite économique, incompréhensions de son entourage... Passionnée et d'un tempérament très affectif, elle vécut et exprima son extraordinaire union avec le Christ sur le mode amoureux, tout en restant ouverte aux nécessités des plus pauvres.
Résumé : L'épopée du secours dans le massif du Mont-Blanc racontée par Blaise Agresti, acteur et témoin privilégié, il a longtemps dirigé le PGHM à Chamonix. Nouvelle édition augmentée et mise à jour. Un guide et colonel de gendarmerie retrace l'histoire du secours en montagne à partir du massif du Mont-Blanc, où tout a commencé. Blaise Agresti a dirigé le prestigieux Peloton de gendarmerie de haute montagne (pghm) de Chamonix. Il raconte de l'intérieur plus d'un demi-siècle de secours dont certains, parmi les plus spectaculaires, qu'il a dirigés lui-même. Cette troisième édition comporte de nouveaux chapitres : l'auteur porte son regard vers l'Himalaya, tente d'évaluer l'influence des réseaux sociaux sur la pratique de la montagne, détaille les nouvelles prouesses technologiques des sauveteurs et engage la réflexion sur l'avenir de l'organisation des secours. L'iconographie est enrichie de documents d'enquête de la gendarmerie.
Stoffel Jean-Noël ; Grossi Isabelle ; Poracchia Di
Le projet d'acte juridique apparaît dans les textes de loi, la jurisprudence et le langage des praticiens sans toutefois recevoir une quelconque définition. Usuel, son sens semble aller de soi, sans qu'il s'avère nécessaire d'y prêter une plus grande attention. Pour autant, en diverses occasions le projet se voit attacher des effets de droit, ceci justifiant qu'une étude approfondie lui soit consacrée. Dans un premier temps, cette thèse consacrée aux projets issus de volontés privées a donc eu vocation à définir une notion de projet d'acte juridique et à identifier sa nature particulière. Alors que la phase préalable à l'acte juridique foisonne de figures plus ou moins identifiées (offre, promesse unilatérale, promesse synallagmatique, accord de principe, lettre d'intention...), l'enjeu a été de montrer que cette expression de volonté ne peut être assimilée à aucune autre, le projet constituant un fait juridique original. Dans un second temps, cette thèse a eu pour objet d'identifier un régime propre au projet d'acte juridique. Ce dernier est à l'origine d'une attente, voire parfois d'une crainte, pour le futur partenaire ou pour des tiers. C'est pourquoi le droit s'en saisit et lui fait produire des effets. Dès lors, il s'est agi de montrer comment le projet impacte la situation juridique des parties et de certains tiers et à quelles conditions ces personnes peuvent se trouver tantôt titulaires de droits, tantôt créancières ou débitrices d'obligations à son occasion. Par ce biais, cette thèse a permis plus généralement de montrer en quoi le concept de projet, emblématique et transversal dans notre société moderne, reçoit une traduction particulière en droit.
Fruit d'une recherche internationale, unissant des universitaires français et québécois, ainsi que des professionnels du droit, de la RSE et de la médiation, cet ouvrage reprend les actes des 6es " Rencontres du droit des affaires et du développement durable ", organisées par la Chaire " Responsabilité sociétale des entreprises et développement durable (RSE & DD) " abritée par la Fondation AMIDEX, l'Institut de droit de l'environnement et du développement durable, et le Centre de droit économique (EA 4224) de la Faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille Université. Cette journée d'étude franco-canadienne a été l'occasion de s'interroger, dans une approche transystémique, sur les points de rencontre entre les concepts de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de médiation. Elle a ainsi permis de comparer la place de la RSE et de la médiation dans les systèmes normatifs français et québécois, ainsi que leur participation à la construction d'un droit souple en plein essor. Il a également été question du rôle de la médiation dans la mise en oeuvre de la stratégie RSE, à travers des études de cas illustrant les mécanismes de négociation et de médiation mis en oeuvre en matière de développement durable. Cet ouvrage permet ainsi de mettre en exergue des points de convergence importants entre ces deux concepts, ainsi que leur inéluctable complémentarité.
Dès la pensée grecque, la propriété devient un thème de réflexion jusqu'à devenir la clé d'un projet utopique avec Platon. A l'époque moderne, la propriété demeure tin objet de la pensée politique et juridique (les deux n'étant jamais disjoints sur ce sujet) du courant du droit naturel moderne qui débute avec l'Ecole de Salamanque, Les penseurs qui n'appartiennent pas à ce courant, de Hobbes à Rousseau, s'appuient sur un contrat social qui garantit à chaque individu des droits sur les choses, traitent également de façon fondamentale la question de la propriété. Les Lumières, à la suite de Locke, conjuguent propriété et liberté et les physiocrates érigent le citoyen propriétaire en seul titulaire des droits politiques. Quant aux rédacteurs du Code civil, influencés par la philosophie sensualiste, ils font de la propriété "l'âme universelle de la législation". Depuis la Révolution française et la DDHC, repris par les textes internationaux et la constitution de 2958, la propriété est l'un des "piliers" du droit. Mais sans doute parce que ce concept clé qui a maturé, au long des siècles, désigne une situation fondée en droit, elle n'a pas manqué de susciter la question de sa légitimité. Siècle d'or de la propriété, le XIXe siècle connaît des théories visant soit à son abolition radicale (cf. Proudhon) soit à sa collectivisation chez les penseurs socialistes ou communistes (cf. Cabet, Fourier, Marx et Engels). Quant aux juristes, ils ont toujours cherché à distinguer les choses qui étaient objet de propriété communautaire, gérées par l'Etat, et les choses susceptibles d'appropriation privée dont l'individu ne peut être privé (hormis par l'expropriation). Somme toute, la propriété, par ses conséquences politiques (et économiques), par son importance sociale, ne peut jamais être ignorée par le pouvoir. Dès lors, il semble opportun de l'envisager dans une perspective d'histoire des idées politiques.