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La photographie. Tome 2, Ecritures subjectives
Agata Antoine d' ; Claass Arnaud ; Depardon Raymon
ART PRESS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782906705241
Présents dans ce volume, William Klein et Robert Frank peuvent être crédités d'une rupture décisive : pour certains, ils ont, dans les années 1950, fait entrer la photographie dans sa phase contemporaine. Leur approche expressive a contribué à libérer la saisie du réel d'un souci de transparence et ouvert la voie à des auteurs singuliers dont certains sont réunis dans cet ouvrage : Raymond Depardon, dont la pratique est indissociable du reportage ; Arnaud Claass, au regard contemplatif et littéraire ; Ralph Gibson, trop méconnu, dont les compositions, aussi étranges que simples, traduisent une inquiétude ; enfin, Antoine d'Agata, qui envisage la photographie comme un "art martial". En filigrane de ce volume - le Suisse Robert Frank s'étant installé aux Etats-Unis, l'Américain William Klein en France, les deux ayant aussi réalisé des films, tout comme Raymond Depardon et Antoine d'Agata -, les itinéraire des uns et des autres permettent de revenir sur les relations photographiques transatlantiques et de développer une réflexion sur les rapports entre photographie et cinéma.
Le texte est au coeur du livre, même s'il est bref et qu'il est accompagné d'une trentaine d'images. Antoine d'Agata y expose sa démarche singulière, tout en précisant ce qui l'oriente et ce à quoi elle s'oppose. Tantôt strictement descriptif, tantôt poétique, Manifeste s'efforce ainsi de rendre raison, sans nier les errements, d'une pratique photographique qui est aussi un choix d'existence. La référence majeure se révèle ici être l'oeuvre "érotique" de Georges Bataille, dans laquelle d'Agata reconnaît sa tentative de transgresser les frontières de l'abject et de l'interdit pour éprouver une conscience de soi et du monde qui excède l'individu.
Agata Antoine d' ; Delory-Momberger Christine ; Le
Ce livret est le premier d'une série de douze qui nous ouvre l'espace des traversées de A, de son parcours physique à travers ses errances, ses dérives, ses avancées tendues, ses rencontres. Ils paraîtront au fil des cinq prochaines années, dans une rythmicité soutenue. La forme, si elle peut surprendre d'abord, file le redéploiement de cette route, entamée un jour et qui ne semble avoir de fin. Il faut imaginer ce livret, apparenté au leporello, se déployant dans un jeté d'images, présence soufflée, déroulé de situations, suspensions temporelles. Il ne s'agit pas d'une chronologie, même si les images se regroupent dans des plans séquentiels, ici New York 1989-1993 : c'est à chaque fois une ambiance, une atmosphère, un climat qui sont donnés dans un brassage d'images, un mélange confrontant qui crée des tensions, décharge une force et qui appelle à entrer dans l'énergie et le désir de vie qui en émanent. Antoine d'Agata veut que ces dépliés d'images "prennent le mur", qu'ils ne restent pas rangés dans un rayonnage, qu'ils sortent d'une forme attendue et qu'ils s'exposent dans leur entièreté, accrochés là. Au mur, l'ensemble des livrets formera un bloc de trois mètres vingt-quatre sur deux mètres seize se constituant à mesure de la publication, chaque livret déplié venant se placer l'un en dessous de l'autre.
En 1969, dans le musée de la ville de Leverkusen, en Allemagne, eut lieu une exposition au titre sévère, Konzeption-Conception. Aux murs, des photographies prises sans préoccupation esthétique, des schémas, des diagrammes, des textes plus ou moins laconiques. Diverses nationalités étaient représentées et ce qui était une tendance souterraine, concernant dans certains cas des artistes déjà engagés dans des mouvements d'avant-garde comme l'art minimal, l'arte povera, le body art ou la performance, suscita une vaste prise de conscience à travers le monde de l'art occidental : on assistait à une dématérialisation de l'oeuvre d'art. Même si l'artiste minimaliste Sol LeWitt fut considéré comme le " parrain " de ce courant, l'art conceptuel s'inscrivit d'abord en réaction au formalisme de l'abstraction apparue plus tôt dans la décennie. S'appuyant autant sur la philosophie analytique américaine que sur Marcel Duchamp, les plus théoriciens parmi les artistes, le groupe anglais Art & Language, Victor Burgin, ou l'Américain Joseph Kosuth entreprenaient une remise en cause systématique de la définition de l'art, tandis que d'autres, tel Lawrence Weiner, suggéraient plutôt des situations poétiques que le public était invité à vivre. En dépit de ses manifestations parfois arides, l'art conceptuel rencontra un énorme succès au point que le terme, un peu comme le mot " surréaliste ", finit par désigner tout et n'importe quoi. " C'est de l'art conceptuel ! ", s'exclame-t-on devant un objet un peu énigmatique. Il est temps de revenir aux fondamentaux.
Résumé : Des peintres de sa génération, Marc Desgrandchamps est l'un de ceux qui se sont le mieux imposés sur la scène artistique internationale. Qui ne connaît ses grandes figures de baigneurs et de baigneuses aux corps transparents, laissant apparaître des paysages souvent mélancoliques ! Il n'avait pas cinquante ans quand le Centre Pompidou lui a consacré une rétrospective en 2006. Une autre a suivi au musée d'art moderne de la Ville de Paris en 2011. II est intervenu dans les pages d'artpress pour parler de son oeuvre bien sûr - sources, lapsus formels, images doubles - mais aussi de littérature, de musique et de cinéma. Au fil des entretiens, la relation entre ces différentes disciplines éclaire une oeuvre où "l'apocalypse guerrière ou économique est toujours en suspens", mais qui est avant tout préoccupée de formes.
Heartney Eleanor ; Martin Jean-Hubert ; Millet Cat
Robert Storr (né en 1949, vit à New York) est peintre, historien de l'art, curator, enseignant. Il signe ses premières critiques dans Art in America, ce qui lui confère un statut de critique international. Parallèlement, artpress lui propose une collaboration qui se poursuit aujourd'hui. Senior curator au département de sculptures et de peintures au Museum of Modern Art de New York, de 1990 à 2002, il y a organisé de nombreuses expositions, parmi lesquelles les rétrospectives de Robert Ryman, Gerhard Richter, Max Beckmann. Directeur général de la Biennale de Venise en 2007, à laquelle il donne le titre de "Penser avec les sens, sentir avec la raison", il développe sa conception du rapport entre politique et esthétique. Il enseigne actuellement la peinture à la Yale University School of Art. Ses analyses documentées - il est l'auteur d'un ouvrage monumental sur Louise Bourgeois -, sa liberté de penser, font de lui un critique respecté des deux côtés de l'Atlantique. Le dernier entretien, daté de septembre 2017, témoigne de son esprit toujours en alerte.