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Max Stirner : L'unique et sa propriété. Lectures critiques, Textes en français et en allemand
Agard Olivier ; Lartillot Françoise
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782343128009
L'ouvrage de Max Stirner semble un incontournable de l'histoire des idées philosophiques allemande et pourtant insaisissable du fait de sa facture. Cite-t-on son titre qu'aussitôt on lui associe les auteurs du Vormärz, jeunes hégéliens, dont Marx et Engels qui n'étaient pas encore bien connus, les cercles anarchistes ensuite dont son biographe, John Henry Mackay, mais aussi Frédéric Nietzsche, Georg Adler ou même Günter Anders, Karl Löwith ou Hans Magnus Enzensberger pour n'en citer que quelques-uns. Pourtant à quel titre les cite-t-on ? Que peut-on retenir d'une oeuvre qui semble plonger ses racines dans le classicisme allemand, mais aussi se nourrir de Hegel pour mieux se différencier en même temps des milieux intellectuels jeunes-hégéliens dont était proche Max Stirner ? L'oeuvre est-elle simplement le reflet des fractures de l'époque ou est-elle en même temps novatrice du fait d'une mise en scène de jeux de langage qui sont autant de jeux de dépendance qu'elle déconstruit ? Et que propose-t-elle alors à cette époque si paradoxale, si ce n'est ces notions que sont "l'unique" et l'"association" ? Autant de questions que les auteurs dont les contributions sont réunies ici essaient de résoudre.
Les textes du présent recueil reprennent et complètent les contributions présentées lors de deux journées consacrées à la philosophie de l'histoire de Kant, dans le cadre de la préparation à l'agrégation d'allemand 2011, avec la participation du CEGIL et de l'UMR IRICE. Dans ce cadre, les contributeurs se sont intéressés à la fonction croisée de l'anthropologie et de l'histoire au sein de la pensée kantienne. Elles ont fait ressortir quelles failles devaient être détectées et surmontées quand il s'agissait de faire le lien entre nature humaine, morale et représentation idéale de l'histoire, des questions qui concernent non seulement l'homme de la fin du XVIIIe siècle mais aussi le citoyen contemporain.
Dans ses réflexions sur la propagande des années 1930 et 1940, Kracauer caractérise le totalitarisme comme mise en scène d'une pseudo-réalité visant à masquer les antagonismes sociaux. La propagande est pour lui l'essence même du totalitarisme, dont la dynamique politique repose sur la fiction d'une communauté du peuple réconciliée. Comme Walter Benjamin, Siegfried Kracauer combine dans ses analyses réflexion politique et théorie des médias. L'image de cinéma si elle peut être mise au service d'une manipulation ou d'un effacement de la réalité, est aussi un lieu de résistance à l'irréalité.
Agard Olivier ; Dupeyrix Alexandre ; Lartillot Fra
Cet ouvrage réunit des études entendant produire une lecture à plusieurs voix d'Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche. Une lecture à la fois proche du texte et ouverte sur des perspectives nouvelles, dans le souci de dépasser les controverses usuelles autour de cette oeuvre et de sortir de la glose à laquelle se réduit parfois le commentaire de cet ouvrage qui occupe une place singulière dans l'oeuvre de Nietzsche. Plutôt que de partir des grands thèmes (le surhomme, l'éternel retour…), sur lesquels il existe déjà une littérature secondaire abondante, les auteurs appréhendent la dynamique du texte en tenant compte de l'intertextualité foisonnante (philosophique, poétique et religieuse) qui le constitue.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.