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Mali. Les ruines d’un processus de paix surestimé. "La médiation internationale et le piège de la ga
Ag Mohamed attaye ; Annadif Mahamat saleh
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782336571492
Depuis plus d'une décennie, le Mali est plongé dans une crise politique et institutionnelle aux conséquences sécuritaires sans précédent, marquée par l'échec cuisant de l'Accord pour la Paix signé à Alger en 2015. Attaye Ag Mohamed, acteur et observateur privilégié du processus, analyse sans concession les erreurs et les insuffisances d'une médiation internationale précipitée et non impartiale. Entre erreurs d'approche, contradictions diplomatiques, dérive autoritaire post-2020 et recours à la violence extrême, l'auteur plaide pour un changement radical de paradigme, fondé sur une volonté commune et résolue de construire la paix, en acceptant de briser le tabou des causes d'essence politique et structurelle du conflit. Cet essai offre un éclairage essentiel sur l'impasse globale malienne, la problématique de l'Azawad et ses répercussions régionales.
Cet ouvrage est le récit vécu de la longue marche de nomades touaregs appauvris par les sécheresses successives. Confronté aux dures lois de l'errance, chez lui et en dehors, à la mal vie, mais aussi à des éclaircies de solidarité et d'amitié trop brièvement vécues, un jeune garçon traverse les frontières des pays voisins, les retraverse sans jamais arriver à vivre une enfance normale. Devenu homme, il est témoin des turpitudes politiques des gouvernants et des rebellions qui en ont découlé. En parcourant les lignes indécises de ce livre, le lecteur ressent par moments un haut-le-coeur tant sont grandes la blessure de cet enfant et sa volonté de survivre.
Les Kel-Adagh vivent dans l " Adrar des Iforas ", dans la région de Kidal, ville du même nom située à 1 600 km environ de la capitale du Mali, Bamako. L'Adagh - qui veut dire " montagne " - est renommé pour l'abondance et la qualité de sa littérature orale. Cette littérature constitue la cheville ouvrière de l'éducation traditionnelle qui vise à bâtir l'enfant à l'image de l'homme. Dans l'Adagh, les contes, les proverbes, les devinettes, la poésie, la musique... ne sont pas l'apanage d'une couche sociale particulière.
Selon l'auteur, les Maliens n'ont pas encore pris suffisamment conscience de cette règle axiomatique du philosophe grec Xénophon qui disait : "Subvenir aux besoins de l'Etat est la plus haute vertu après la crainte des dieux". Dans un style empreint d'humour, l'auteur invite ses compatriotes à amorcer un revirement fondamental dans leur rapport au fisc pour qu'il soit envisageable de remplacer dans le pays "les nombreux cercles vicieux par des enchaînements vertueux, structurants et efficients".
Le problème de la santé maternelle et infantile reste encore très préoccupant aujourd'hui pour les pays en voie de développement, notamment en Afrique chez les populations touarègues (Kel-tamasheqs) pauvres, quasiment analphabètes et souvent éloignées des structures de santé. La gestion de la grossesse et de l'accouchement n'est pas seulement l'affaire du domaine médical, cette question relève aussi du champ politique, social, culturel et économique. Elle intéresse autant les acteurs du champ de la médecine que ceux qui travaillent dans le domaine des sciences sociales. Dans un contexte où la mortalité materno-infantile est très élevée, l'auteur approfondit le sujet de la santé maternelle chez les Touaregs en général, et ceux de l'Adagh (Mali) en particulier et souhaite contribuer de cette façon à l'enrichissement des travaux socio-anthropologiques existants. Grâce à une étude approfondie de son milieu, il s'attache à décrypter les attitudes des populations dans le cadre de la grossesse et de l'accouchement pour analyser comment les femmes touarègues, dans les milieux nomade et urbain, gèrent la question de la santé maternelle en pratiquant la médecine traditionnelle ou en fréquentant les centres de santé. L'auteur s'attache ainsi à mieux comprendre les raisons qui freinent la fréquentation des structures de santé qui empêchent encore trop souvent aux femmes d'enfanter dans des conditions sanitaires décentes.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.