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Des lucioles et des ruines. Quatre récits pour un éveil écologique
Adrahane Athane
POMMIER
22,00 €
Épuisé
EAN :9782746526891
Depuis des siècles, nous nous orientons avec la boussole de l'exception humaine, qui émousse notre rapport au vivant, notre sensibilité. Quand ce n'est pas l'ampleur sidérante des enjeux écologiques qui nous anesthésie. Athane Adrahane nous engage ici, par l'art du récit, à raviver notre dialogue intime avec le monde. Entrelaçant les voix de grands intercesseurs (Giono, Tournier, Saint-Exupéry, Christiane F.), elle dessille notre regard sur sa beauté, comme sur notre pouvoir de le ravager - soulignant ainsi quel rôle essentiel la littérature peut jouer aujourd'hui. Car au sein d'un monde en ruines où tant de voix disparaissent, il est encore des foyers de lumière et de vitalité, quelques précieuses lucioles, à préserver, et d'autres histoires que celle de la mort lente à raconter.
Défendre l?environnement revient-il à défendre notre bonheur? Quelques pays ouvrent la voie ? Costa Rica, Bhoutan ? avec des programmes de développement novateurs. Il n?empêche, le tableau reste sombre: l?homme est déjà sévèrement séparé de la nature et il existe un clivage immense entre pays riches et pays pauvres. Les conséquences de ce double constat: émergence de nouvelles maladies ainsi que de nouvelles sources d?insécurité pourraient en être les premiers symptômes. Cet ouvrage offre une synthèse claire, remarquablement documentée, de l?interaction entre le bonheur humain et l?environnement. Il témoigne de l?importance pour l?homme des satisfactions émotionnelles et spirituelles qu?il éprouve au travers de l?expérience de son appartenance au monde naturel.
Le pari de cet ouvrage jubilatoire : montrer que les citations, ces expressions figées dans le marbre, parfois énigmatiques, qu'on manie sans trop y penser, sont en fait un moyen simple et agréable d'aborder l'extraordinaire histoire des sciences qui a, directement ou indirectement, façonné nos sociétés. Du célébrissime "Eurêka !" d'Archimède au provocateur "Personne ne comprend la mécanique quantique" de Richard Feynman en passant par le "Si j'ai vu plus loin, c'est en me juchant sur les épaules de géants" de Newton et le "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" de Lavoisier, l'ensemble forme, en effet, une petite histoire des sciences, aussi originale qu'accessible. Au fil de citations célèbres mais aussi de citations insolites (qui gagnent à être connues !), vous découvrirez toute la richesse de la pensée qu'elles recèlent. Car la science est humaine, avant tout !
Résumé : Ce petit manifeste, écrit sur un coup de sang par l'auteur de Petite Poucette en colère contre tous les Grands Papas Ronchons qui empêchent de regarder devant nous avec espoir, a été tout d'abord offert à tout acheteur de deux livres de poche de Michel Serres. Devant l'enthousiasme qu'il a suscité et les nombreuses demandes qui nous sont parvenues, nous avons décidé de le publier sous forme d'un tout petit livre : " Dix Grands Papas Ronchons ne cessent de dire à Petite Poucette, chômeuse ou stagiaire qui paiera longtemps pour ces retraités : " C'était mieux avant ". Or, cela tombe bien, avant, justement, j'y étais. Je peux dresser un bilan d'expert. Qui commence ainsi : avant, nous gouvernaient Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Mao... rien que des braves gens ; avant, guerres et crimes d'état laissèrent derrière eux des dizaines de millions de morts. Longue, la suite de ces réjouissances vous édifiera. "
Voici l?histoire d?un amoureux de la vie et d?un curieux du monde. Fils de marinier, homme de la terre, rugbyman, ancien de l?école Navale, philosophe, historien des sciences, académicien, 85 ans et plus de 50 livres, Michel Serres a voulu faire le tour du monde, des lavoirs et des cultures. Son oeuvre foisonnante, imprévisible, inclassable prend la forme d?une Pantopie : du grec "pan" ("tous") et "topos" (le "lieu"). Avec comme devise "penser, c?est anticiper", il a vu venir avant tout le monde les grandes révolutions de notre temps : l?avènement des communications, le souci du corps, la crise de l?écologie, la révolution numérique, la métamorphose du religieux. Pour saisir chacun de ces événements, il a forgé des concepts nouveaux, de Hermès à Petite Poucette, qui leur donnent une incarnation concrète et vivante.
Résumé : L'irruption récente de la notion de "post-vérité", désignée comme mot de l'année 2016 par le dictionnaire d'Oxford, a suscité d'innombrables commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fake news, mais peu de réflexions de fond. Or, cette notion ne concerne pas seulement les liens entre politique et vérité, elle brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun. En questionnant les rapports conflictuels entre politique et vérité, Myriam Revault d'Allonnes déconstruit nombre d'approximations et de confusions. Elle montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à la constitution de l'opinion publique et à l'exercice du jugement. L'exploration du "régime de vérité" de la politique éclaire ce qui distingue fondamentalement les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et à la transformation des "vérités de fait" en opinions, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif. Loin d'enrichir le monde, la "post-vérité" appauvrit l'imaginaire social et met en cause les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Il est urgent de prendre conscience de la nature et de la portée du phénomène si nous voulons en conjurer les effets éthiques et politiques.
Lorsque ces Réflexions sur la peine capitale sont parues, en 1957, la guillotine fonctionnait encore en France, pour les crimes de droit commun, et plus souvent encore pour ceux liés à la guerre d'Algérie. Quand ce livre a été mis à jour pour la dernière fois, en 1979, presque vingt ans après la mort d'Albert Camus, la peine de mort était encore en vigueur en France. Moins de deux ans plus tard, Robert Badinter, nommé garde des Sceaux, fit voter l'abolition par le Parlement le 9 octobre 1981. Pour autant, le débat ne s'est pas interrompu. Il s'est déplacé et il s'est élargi, en devenant international. Si l'abolition a prévalu en Europe et gagné du terrain partout dans le monde, la peine de mort est encore appliquée dans de nombreux pays, parfois à grande échelle. Il nous a paru intéressant d'apporter au débat ces Réflexions d'Arthur Koestler et d'Albert Camus qui n'étaient plus disponibles.
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".