Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Prends-moi, chaos, dans tes bras
ADONIS
MERCURE DE FRAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782715238428
La parole oublie la parole il est rare que la parole parle Aram arim ram rama Ararat De la montagne des neiges se sont tendues vers moi les mains d'une Histoire errante éparpillée dans le désert de l'époque mains qui cousent des oreillers aux étoiles qui saignent sur les cartes et l'impression de toucher des éclats de têtes et de corps dans les nuages qui les côtoient Né en 1930 en Syrie dans une famille paysanne, naturalisé libanais, Ali Ahmad Saïd Esber prend très tôt le nom d'Adonis pour devenir le plus marquant et le plus varié des poètes arabes de notre temps. Poète méditatif, il est l'homme de toutes les migrations, ouvert aux courants qui se croisent, se combattent et paraissent irréconciliables. Le poème est, pour Adonis, le lieu même où la pensée se forme, se déforme et se divise en paraboles.
Résumé : "Adonis compose les psaumes de celui qui a fait du temps son désert et de l'espace sa folie. Il va au cour du chant, dilapidant les héritages, effaçant les frontières, écoutant le soleil, caressant l'ombre, accueillant la lumière des nuits et s'arrêtant pour renaître au bord d'une source de sang. Sans attache, parce que déraciné ; sans repos, parce que fils de l'inquiétude et d'une histoire massacrée ; sans illusion, parce que voué à la vision lucide, âpre et nue ; sans faiblesse, parce que revenu des au-delà de l'enfer, Adonis s'abreuve aux étoiles excessives qui égarent plus qu'elle ne mènent aux lieux saints. Sa poésie, hors de toute obédience doctrinale, continue d'interroger et de décaper. Elle aborde, par accélérations successives et sursauts incantatoires, le thème d'une identité poétique et humaine, thème inexploré depuis la mise en garde coranique. Ici se cherche l'être même de la parole, entre ruines et enfance, éloignements et sang, amour et légendes." André Velter.
Né en 1930 en Syrie dans une famille paysanne, naturalisé libanais, Ali Ahmad Saïd Esber prend très tôt le nom d'Adonis pour devenir le plus marquant et le plus varié des poètes arabes de notre temps : le choix de ce pseudonyme traduit, dès le début, la volonté de se dédoubler et d'accepter une tradition gréco-latine en même temps que la tradition arabe. Poète méditatif, il est l'homme de toutes les migrations, ouvert aux courants qui se croisent, se combattent et paraissent irréconciliables. Le poème est, pour Adonis, le lieu même où la pensée se forme, se déforme et se divise en paraboles. Adonis est non seulement le poète des quatre horizons, du déplacement, du métissage des chants, mais aussi de la mouvance des corps, de la dispersion des atomes, des poussières, des cendres sous le soleil. Totalement inédit en français, traduit avec talent par Vénus Khoury-Ghata, ce nouveau recueil poétique s'inscrit dans le prolongement de La forêt de l'amour en nous paru en 2009 au Mercure de France.
comment réconcilier la cendre de paris avec notre soleil qui saigne goutte à goutte, comment accorder les rives de notre méditerranée commune, alors que nous trébuchons contre les empereurs de l'absurde et que nous révoquons l'autorité du sens (il faut que le poète de l'occident s'habitue, lui aussi, à pleurer sur les vestiges et à écrire sur le sable, à unifier la thériaque et le poison, il faut qu'il apprenne, lui aussi, comment résoudre l'insoluble, comment rendre grâce au vent)"
Réédition d'un recueil du grand poète arabe à propos duquel Alain Bosquet écrivait à sa parution en 1991 : " En ce siècle, depuis les incantations de Rabindranath Tagore, les crucifixions intimes de Rainer Maria Rilke, les doutes sauveurs de Fernando Pessoa et les discours à la manière de Saint-John Perse, on n'a parlé avec autant d'autorité de ce qui en l'homme bouscule l'homme, terreur et grâce conjuguées. "
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...