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Ecrire l'Apocalypse
Adely Emmanuel ; Dubost Jean-Pascal ; Goujon Patri
JOCA SERIA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782848092782
Ecrire l'Apocalypse ! Voilà le défi que la bibliothèque d'Angers a lancé à cinq écrivains accueillis en résidence durant deux mois de 2011 à 2015, dans différent quartiers de la ville. Ce défi trouve toute sa légitimité dans les oeuvres monumentales qui font la fierté de la cité angevine : la Tapisserie de l'Apocalypse au château d'Angers et le Chant du Monde de Jean Lurçat dans le musée du même nom. Chacun des cinq textes s'ouvre au désastre d'une destruction accomplie, en devenir ou questionnée. L'Apocalypse est là, elle ne cesse d'avoir lieu, on est dedans jusqu'au cou. Les voix qui nous happent nous délogent des représentations qu'on pouvait s'en faire. Ces cinq textes, surprenants sur le fond et parfois sur la forme, riches d'émotions, sont à la fois violents et tellement contemporains.
Résumé : " Et je n'ai pas n'on plus cherché s'il me ressemblait me suis-je dit et je ne sais pas s'il me ressemble je ne saurais le dire je crois que ça ne m'intéressait pas sur le moment et c'était drôle que ça ne m'intéresse pas sur le moment alors que pendant près de quarante ans je n'avais cherché que ça quelqu'un qui me ressemble mais face à lui, ou près de lui, ça ne m'intéressait plus soudain, dans la fièvre. Il est solide. Cet homme est mon frère essayais-je de me dire et de comprendre. Je suis resté assis tout le temps qu'il a servi et il y avait des fils aussi, deux fils donc en somme ses fils donc en somme mes neveux me disais-je qui avaient vingt ans peut-être l'un et l'autre et qui servaient et qui souriaient aussi et voilà il y avait deux garçons et ils lui ressemblaient alors ils devaient être ses fils arrivais-je à conclure dans ce désordre vide, j'étais près de mon frère en somme et de mes neveux et voilà c'était tout. "
Mad about the boy est un élan amoureux, c'est une chanson et un élan amoureux, un élan vers l'autre qu'on ne voit pas, vers l'autre qui échappe ou est déjà parti. C'est comme une chanson, comme dans la chanson de Dinah Washington, Mad about the boy, on répète des phrases, des couplets, on crée l'élan en répétant l'absence et c'est une chanson d'amour.
Résumé : Peut-on résumer dix ans de vie en restituant dix ans de consommation quotidienne ? Dix ans d'informations ou d'anecdotes parues dans les journaux donnent-ils une image de l'évolution du monde ? Durant une décennie, Emmanuel Adely a, chaque jour, consigné ses achats, et retenu une nouvelle parmi la foule des informations dont nous abreuvent les journaux. Le résultat, intitulé "Je paie", construit une autobiographie minimaliste où nouvelles du monde et consommation journalière trouvent de subtils échos, des jeux de miroir. Journal intime, critique en creux d'une société qui réduit l'individu à ce qu'il consomme (à moins que la consommation ne soit devenu le dernier refuge de l'intime, le marqueur sociologique ultime), dénonciation des médias qui soumettent l'histoire à l'anecdote, et incroyable objet littéraire, "Je paie" est tout cela à la fois : un puzzle dont chaque jour est une pièce surprenante qui s'emboîte aux autres pour donner un tableau final aussi drôle que désespérant. "Je paie" est une liste de courses qui se lit comme un roman passionnant.
Maurice Rollinat (Châteauroux, 1847 - Ivry, 1903) était le fils de l'avocat François Rollinat, l'un des grands amis de George Sand. Rapidement il décida de s'adonner à la littérature et de s'installer à Paris en 1871. Il devint l'un des poètes les plus prometteurs de la génération de 1870, fréquentant des salons prestigieux, celui de Nina de Villard, de Barbey d'Aurevilly, d'Alphonse Daudet et de Sarah Bernhardt. En 1883, il publia Les Névroses, ?uvre particulièrement tapageuse qui lui offrit le succès et la gloire. Fatigué par le bruit fait autour de son nom, il se retira à Fresselines, loin de la tourmente parisienne. Là, il continua son ?uvre poétique et musicale. Mais les autres arts ne lui étaient par pour autant étrangers. C'est ce que cet ouvrage entend montrer en présentant tour à tour ses relations avec des peintres et des sculpteurs tels que Monet ou Rodin et la manière inouïe dont Maurice Rollinat et son oeuvre les fascinèrent.