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Théâtre. Tome 1, La Parodie ; L'Invasion ; La Grande et la petite manoeuvre ; Le Professeur Taranne
Adamov Arthur
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070200177
Ce qui caractérise le théâtre d'Arthur Adamov, c'est sa rigueur, la netteté de la ligne dramatique et le refus délibéré de s'abandonner à ce que Jean Vilar appelle "les dentelles du dialogue et de l'intrigue". A une époque où le théâtre demeure, le plus souvent, littéraire, psychologique ou philosophique, Arthur Adamov s'est efforcé de faire de la scène le lieu même de l'action. Ici, tout est visible, jusqu'aux motifs cachés qui fondent le drame. Visible au point de nous proposer un véritable sens littéral. Ainsi, dans L'invasion, le désordre des pensées, qui empêche de vivre tous les personnages, se manifeste par le désordre de la chambre qu'ils habitent. Dans La grande et la petite manoeuvre, la mutilation physique du héros traduit sa dépossession intérieure. Les tares morales reprochées aux "réfugiés". de Tous contre tous sont résumées dans une tare physique : ils boitent, dit-on. Enfin, le professeur Taranne, poussé par sa terreur d'être percé à jour, en vient à se dépouiller de ses vêtements. Mais si les craintes, les désirs d'hommes réduits à leur solitude, qui constituent le thème central de cette oeuvre, y sont toujours exprimés matériellement, rien dans le dialogue ne les divulgue. Théâtre de la solitude, sans doute, mais où le mot de solitude n'est pas prononcé. Aucune affirmation lyrique ou métaphysique : un langage où les mots de tous les jours acquièrent cette violence sans laquelle tout spectacle se réduit à un divertissement. Les cinq pièces que l'on trouvera dans ce volume précisent l'image d'un théâtre moderne dont les précurseurs se nomment Kleist, Büchner, Strindberg et Pirandello.
Édition présentée, établie et annotée par Marie-Claude Hubert. Il s'agit ici de la première pièce, et l'une de ses meilleures, "La Parodie" (1947, représentée en 1952). "Parodie de quoi? Je pourrais dire parodie de tout, mais ce qui m'a surtout frappé, c'est moins l'absence de consistance des rapports humains, des situations, des sentiments, que le fait que personne ne la ressent et ne semble en souffrir." Propos de Marie-Claude Hubert Influencé par Strindberg, Kafka, Artaud, d'abord ami d'Ionesco, Adamov mêle dans son théâtre l'onirisme et le social. Parti de scènes de rue, frappé par la solitude des passants, il veut montrer sur la scène l'absence de communication entre les hommes: couples qui ne s'entendent pas, malade qui ne se fait pas comprendre son ophtalmologiste, employé perdu dans la ville. Les personnages évoluent dans une cité labyrinthique: le thème était, pour l'époque, tout à fait nouveau. Deux personnages principaux: un masochiste, qui mourra écrasé par une voiture, un optimiste béat, qui terminera ses jours en prison. Toutes les destinées s'équivalent: même le personnage féminin, mannequin hystérique et séducteur, est écrasé par la vie. Marie-Claude Hubert présente une excellente synthèse de la vie et de l'?uvre, dans une préface très riche, où elle souligne le cri d'épouvante d'un homme qui se sent étranger au monde comme au langage: il témoigne ainsi de la condition de l'homme dans la seconde moitié de XX siècle.
Si l'été revenait est une suite de rêves effectués par quatre dormeurs différents. Si l'on peut y retrouver les mêmes situations, il n'en demeure pas moins que les perspectives varient, ce qui est très normal, chacun voyant le monde et les autres à sa façon, chacun étant pour les autres et pour lui-même un monde." Pas de version objective: y en a-t-il seulement une dans une vie individuelle? Il n'y en a jamais que sur le plan social."En tous cas j'étais bien léger à l'époque où je voulais" bannir "la psychologie du théâtre. Mais tout est psychologie, le corps lui-même est un objet quasiment psychique, alors? Alors je confondais le formalisme psychologique idiot, boulevardier et la psychologie profonde. Quiconque sait l'influence que Strindberg a exercée jadis sur moi, verra que cette influence, il l'a aujourd'hui, bien que d'une toute autre manière, reconquise."
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.