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Les années romantiques
Adamesteanu Gabriela ; Cavaillès Nicolas ; Potel J
NON LIEU
19,00 €
Épuisé
EAN :9782352702702
Les Années romantiques, pour Gabriela Adamesteanu, sont les années qui ont vu la fin de la dictature de Ceausescu, la naissance d'une nouvelle Roumanie et l'entrée du pays dans la communauté européenne. Pour rendre compte de ces événements, elle avait occupé une position privilégiée en tant que journaliste. Ainsi, entre 1991 et 2005, elle était commentatrice politique et rédactrice en chef de la revue 22, l'hebdomadaire du Groupe pour le dialogue social. Cependant ce "journal" n'est pas seulement un témoignage, il est aussi l'oeuvre littéraire d'une grande romancière. Qui en parle dans ces termes : "Ce livre-ci, dans sa totalité, s'est écrit en moi, contre ma volonté. [...] j'ai réfléchi à un livre qui prolongerait ce que j'avais écrit spontanément. Voilà comment j'en suis venue à écrire un livre mettant en jeu la "mémoire involontaire" que j'avais découverte à vingt ans en lisant Proust : à la fois des mémoires et un essai. L'épisode de mon accident de voiture de février 1990, tel que je l'ai raconté dans Lettre internationale, a constitué la semence de ce livre. [...] Ce livre représente à mes yeux une dette envers le passé récent. Je l'ai écrit parce que je me sens tenue, moi aussi, de donner ma version des événements vécus. Beaucoup d'années ont passé, pendant lesquelles j'ai réfléchi au "projet" de ce livre."
Adamesteanu Gabriela ; Courtemanche Gil ; Buch Han
Qu'avez-vous fait de vos vingt ans ? Dans quelle ville étiez-vous ? Que lisiez-vous ? Ecriviez-vous ? A l'occasion des vingt ans de la Maison des Ecrivains Etrangers et des Traducteurs, nous posons ces questions à une vingtaine d'écrivains de générations différentes, éparpillés autour du monde. Mais on pense à ce rêve borgésien dans lequel tous les livres de la bibliothèque seraient écrits par une seule personne. Elle change de sexe et de continent, de style et de langue. Elle passe la Révolution culturelle dans la campagne chinoise, vole comme l'ange de Wenders de Berlin-ouest à Berlin-est, puis de Beyrouth-est à Beyrouth-ouest. Elle étudie la chimie ou la philosophie, collabore à des journaux canadiens puis brésiliens, crée des revues littéraires au Japon, en Iran et au Portugal. Elle est partout sur la planète, parfois douée d'ubiquité, souvent seule. Elle a toujours vingt ans. Deux fois apparaît dans ces pages Greta Garbo, l'icône de la solitude.
Rien que du boulot et encore du boulot, la voilà sa vie, à partir de ses onze ans quand sa mère est morte et qu'elle s'est retrouvée seule avec une ribambelle de frères à s'occuper. Le père, il était parti à la guerre et au bout d'un an, c'était l'été, la mère a attrapé la fièvre typhoïde, ou le typhus, bref elle a attrapé une belle saloperie et elle en est morte, la pauvre. Et Sile, le plus petit, il est mort aussi, vu quepersonne y donnait plus le sein, et puis ç'a été le tour des jumeaux, mais Ilie et Niculae et elle, ils s'en sont tirés, ils étaient plus grands, et Dieu leur a prêté vie. " A plus de soixante-dix ans, Vica se souvient... Et plus de soixante-dix ans d'histoire roumaine défilent, vus par ses yeux, et à travers son franc-parler savoureux de femme du peuple, auquel fait contrepoint toute une galerie de personnages. Dans cette polyphonie de voix, alternent le grave et le comique, la tendresse et l'humour, et le monde se dissout et se recompose à chaque page, tel un kaléidoscope.
Depuis longtemps installée en France, Letitia rentre régulièrement à Bucarest pour tenter de récupérer un héritage confisqué par le régime communiste. Ces voyages dans son pays natal sont autant d'occasions de replonger dans son passé. Le temps d'une journée en ville, lui reviennent par bribes les souvenirs, collectifs et intimes, de ces trente dernières années. Que reste-t-il de l'amour clandestin qui la liait à Sorin, et face à quel choix cet homme l'a-t-il laissée ? Leur séparation l'a poussée du côté des exilés. Avec la maturité de l'âge, elle sonde les différences entre ceux qui sont partis et ceux qui sont restés, repense à ses rêves dont un au moins ne l'a pas quittée : transformer sa vie en roman. Placé sous le signe de la sagesse et de l'acceptation de soi, Fontaine de Trevi dresse la chronique de cinquante ans d'histoire roumaine à travers l'introspection bouleversante d'une héroïne lucide. Sensible et poignant, ce livre confi rme Gabriela Adamesteanu comme une grande voix de la Roumanie d'aujourd'hui.
Hérode Ier le Grand (73-4 av J-C), fut roi de Judée de 37 av J-C a 4 av J-C, placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Son histoire est surtout connue par les écrits de l'historien juif Flavius Josèphe qui raconte que, par peur des complots, il fit assassiner son épouse Marianne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruauté et son impopularité ont laissé des traces dans l'Evangile selon Matthieu : selon celui-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du " roi des Juifs ", Hérode l'ayant hait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants mâles de la ville âgés de moins de deux ans. Ce fut le massacre des Innocents dont l'historicité est souvent contestée. Si peu d'écrits le concernent, l'archéologie en revanche a mis au jour de nombreux vestiges de l'oeuvre d'Hérode 1er qui fut un grand bâtisseur. Ernest-Marie Laperrousaz s'attache en particulier a deux réalisations majeures : la reconstruction du Temple de Jérusalem (détruit par Titus en 70) et la forteresse de Massada. Puis il présente deux nouveaux mouvements religieux : l'essénisme et le christanisme.
Cette dictature d'Asie centrale est l'un des pays les plus fermés du monde - l'un des pires, avec la Corée du Nord, en terme de liberté de la presse. Il est donc particulièrement méconnu. Les rares informations qui s'en échappent donnent lieu dans les médias occidentaux à des portraits souvent caricaturaux qui ne retiennent que le culte de la personnalité du Turkmenbachi et les formidables réserves de gaz dont il dispose. Pour la première fois, ce livre présente ce pays complexe, entre tradition et modernité, dans tous ses aspects: sa géographie et son histoire, sa politique et son économie, sa population et sa culture. Des mouvements d'opposition au blocage des sites internet, du zemzem, ce lézard du désert, aux öwlats, les tribus sacrées, du contenu des programmes télévisés à la cérémonie de mariage, des violences conjugales à l'internement psychiatrique forcé, du travail des enfants à la rentrée universitaire 2009, du grand jeu des gazoducs au développement surveillé du tourisme, du système agricole aux prénoms des enfants, de la fusillade de septembre 2008 au trafic de drogue, des superstitutions quotidiennes à l'alphabet, du théâtre au nomadisme en passant par la cuisine, un lac artificiel géant au milieu du désert ou la réécriture de l'histoire officielle, ce livre offre une présentation complète, claire et synthétique de la société turkmène contemporaine, avec de nombreuses informations récentes et inédites, et près de 300 photographies.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.