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Dans le sillage de Louise Ackermann. Sources croisées & morceaux choisis
Ackermann Louise
PUBLIE NET
15,65 €
Épuisé
EAN :9782371775992
Nous sommes ingrats envers les penseurs et les artistes qui nous ont précédés. Que serions-nous sans eux ? Ils ont été les anneaux qui nous relient à la chaîne infinie. Comme dans un cerveau individuel une idée en amène une autre, leur oeuvre a suscité la nôtre". Louise Ackermann, Journal Ce livre s'ouvre comme une enquête sur Louise Ackermann (1813-1890). Qui était-elle ? L'Histoire - avec sa grande hache - l'a en partie effacée, son nom étant peu mentionné dans les anthologies, les encyclopédies qui touchent à la littérature du XIXe siècle. Sans doute qu'en plus d'avoir le défaut d'être une femme, elle n'avait pas le goût d'organiser elle-même sa propre publicité et ne cherchait pas la gloire. Penseuse, poétesse, sincère, enthousiaste, colérique aussi, et admirée par Tostoï, elle disait : "Je ne suis pas femme de lettres ; je n'écris pas, je chante". Les fragments réunis ici - articles, écrits personnels, biographies, poèmes, lettres, journal intime, notices de ses contemporains et des lieux qu'elle a fréquentés -, constituent le matériau qui permettra de (re) découvrir son lyrisme, son insolence tranquille et la modernité de sa voix sans concession. En somme, de ce qui reste dans son sillage.
Etablis en Ukraine depuis plusieurs années, le photographe Niels Ackermann et le journaliste Sébastien Gobert posent un regard curieux sur l'histoire de ce pays. Depuis la révolution de Maïdan, le gouvernement ukrainien cherche à marquer, vingt-cinq ans après l'indépendance du pays, une rupture nette avec le passé soviétique, notamment en promulguant des lois de " décommunisation ". Les deux reporters sont partis à la recherche des marques tangibles de la période soviétique, sous son aspect le plus répandu et apparemment banal : les statues de Lénine. Celles-ci ont aujourd'hui entièrement disparu du paysage ukrainien. La scène est bien connue, répétée des dizaines et des centaines de fois depuis 1990 : la statue est jetée à terre par un gros véhicule, les grands-mères crient ou pleurent, les hommes fument, certains filment la scène. Mais que fait-on de la statue après sa chute ? Dans leur enquête, Niels Ackermann et Sébastien Gobert découvrent des Lénine dans les endroits les plus improbables, jardins, décharges, couloirs de musées, salons de particuliers... Ils en ramènent plusieurs entretiens avec leurs gardiens ou propriétaires et de magnifiques images, loufoques ou décalées, parfois teintées de nostalgie. Certains Lénine sont reconstitués, d'autres customisés ou détournés ? Dark Vador, cosaque ou homme-sandwich. Devenus objets du quotidien inoffensifs, on leur voue une forme de tendresse, ou une haine farouche : ils sont le signe d'un passé encombrant, dont il faut s'emparer pour inventer un avenir à l'Ukraine.
4e de couverture : Le photographe Niels Ackermann et le journaliste Sébastien Gobert sont des arpenteurs amoureux de l'Ukraine. Ils nous emmènent en voyage dans le Donbass, dans la ville de Novhorodske, autrefois appelée New York. À quelques kilomètres de la ligne de front, en plein c?ur du conflit russo-ukrainien, ils rencontrent les habitants, les écoutent, les regardent, partagent un peu de leur quotidien. Tous décrivent leur lutte pour continuer à vivre librement sur ces terres qui les ont vus naître. New York, Ukraine se présente comme un guide d'une ville que vous ne vous attendiez pas à visiter. Loin des clichés sur l'Europe de l'Est, les auteurs nous conduisent à travers la ville, dévoilant des lieux déglingués et surprenants, et une histoire riche de la tradition mennonite des anciens colons allemands. Dans les portraits merveilleusement vivants de Niels Ackermann, dans les interviews drôles ou graves de Sébastien Gobert, le lecteur découvre les répercussions de la guerre sur la vie des habitants. Ce livre nous donne à sentir leur formidable énergie de vivre. Aujourd'hui, les Novhorodskiens rêvent de rendre à leur ville son nom originel de New York, pour prendre un nouveau départ.Notes Biographiques : Né en 1985, Sébastien Gobert est un voyageur, passionné de l'espace post-communiste. Installé en Ukraine comme journaliste depuis 2011, il est correspondant pour de nombreux titres de la presse francophone dont « Radio France internationale », « Mediapart » ou « La Tribune de Genève ». Il est le cofondateur du collectif de journalistes indépendants Daleko-Blisko. Il a publié « Looking for Lenin » avec Niels Ackermann en 2017. Né en 1987, Niels Ackermann est photographe de presse pour les plus grands journaux internationaux. Ses travaux ont fait l'objet de nombreuses expositions autour du monde, qu'il s'agisse de s'immerger dans la jeunesse et les amours de la génération post-Tchernobyl (L'Ange Blanc, Noir sur Blanc, 2016), d'évoquer la difficulté à gérer le passé douloureux d'une nation (Looking for Lenin, Noir sur Blanc, 2017) ou de raconter comment subsiste l'espoir au milieu d'un conflit armé. Il est aussi le cofondateur du collectif Lundi13.
Nous restions tous massés à distance du cercueil de verre, silencieux, guettant les pulsations sourdes de ce gros coeur invisible qui se dilatait jusqu'à emplir tout l'espace, comme un énorme muscle prêt à faire éclater les vitres. Dans le monde tourmenté de l'art contemporain, l'homme en vue s'appelle Joseph B. Schneeball. Ses productions controversées divisent autant qu'elles fascinent : détournements de tableaux célèbres en farces pornographiques, culte de la domination, femmes exposées dans des installations spectaculaires, tout y passe. Sous le vernis des oeuvres, la mort est partout. Mais lui, où est-il ? Et qui ? Au fil d'une enquête minutieuse et documentée, une étudiante qui prépare sa thèse sur ce "Faune" inquiétant s'apprête à lever tous les interdits. Se révèle alors un roman d'une grande sensibilité sur la création de l'abjection doublé d'un dédale parmi les oeuvres les plus troublantes qu'a pu produire l'art conceptuel ces dernières années. Réécriture du célèbre conte comme récit d'aujourd'hui, Le Faune Barbe-bleue est la clé d'une énigme et d'une danse avec la mort que ne cesse de mener depuis des siècles toute notre histoire de l'art.
Résumé : Que s'est-il passé ? Voici le livre le plus étonnant de Ioànnou. On reconnaît bien son monde et pourtant tout a changé. L'auteur est toujours là, au coeur de ces récits composites, inclassables - même si, à vrai dire, la part de fiction semble ici plus grande, même si l'auteur-protagoniste se dissimule à moitié parfois, passant du je au il - et même, une fois, sans doute, au elle... On reconnaît aussi les thèmes - solitude, amours impossibles, union de l'amour et de la mort, du sexe et du sacré, du désespoir et de l'espérance. Il est vrai que cette fois le narrateur s'enhardit, l'autocensure se relâche, l'aveu se fait nettement plus explicite. Mais la grande nouveauté, c'est un spectaculaire changement de voix. L'écriture ancienne de Ioànnou, brève, ramassée, à la fois dense et trouée de silences - du court qui en dit long - est soudain balayée par un grand souffle, comme si une digue cédait soudain, et un torrent de mots déboule tout au long de paragraphes immenses, de phrases qui n'en finissent pas, dans des histoires qui sentent l'insomnie et la fièvre, hallucinées, égarées, où les lieux et les temps parfois se mêlent, brûlantes, où parfois l'on se perd.
Résumé : La poésie, quand elle dit notre expérience du réel, devient cette expérience même. Elle est recherchée jusque dans le plus simple : ce qui ici, dans la déambulation, dans la confrontation à la beauté et élémentaire, la force des éléments qui nous rejoignent au plus près, advient comme simple présence. Expérience tendue, qui se fond au pays explore, traces de la guerre, force d'une roche, et l'humilite de celui qui se pre sente a eux. A l'épreuve du réel, et sans plus savoir d'où nous voyageons, la poésie devient son propre rêve. Dans la succession kaléidoscopique des choses vues, comme ce que Stendhal nomme "promené au long du chemin", laissons le glissement même porter jusqu'à nous cette voix ténue mais insistante. Car entre l'arborescence des mots et ce qui en eux fait images - qu'elles aient été saisies par la photographie ou simplement perçues comme aux marges de la perception - c'est notre propre expérience qui est convoquée. On reconnaîtra ici le travail de précision que mène Jean-Yves Fick sur son site Gammalphabets.
Un pont sur la Manche, une femme électrique, un express de l'avenir... Entre fantaisie et anticipation, causerie scientifique et fiction,? Michel Verne, fils de Jules, imagine à la fin du dix-neuvième siècle ce que sera la science de demain...