Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Uvaspina
Acito Monica ; Brignon Laura
10 X 18
9,50 €
En stock
EAN :9782264086754
Tous les mercredis soir, Uvaspina et Minuccia attendaient la mort de leur mère." Ainsi s'ouvre cette chronique familiale emmenée par la mère, Graziella, ancienne pleureuse issue des quartiers populaires de Naples, mariée au riche notaire Pasquale Riccio, et qui feint régulièrement sa propre mort devant les yeux ébahis de ses enfants, Minuccia et Uvaspina. Uvaspina, à la peau trop pâle et au caractère trop doux, est habitué, depuis toujours, à supporter les moqueries de ses camarades, la honte de son père et la férocité de sa soeur. Minuccia, quant à elle, est habitée par une colère sombre. Le dernier protagoniste n'est autre que Naples, avec ses quartiers tendus vers le ciel, ses tentacules immergés dans la mer. Et à l'image du Vésuve surplombant la ville, dans la famille Riccio, le drame ne demande qu'à être réveillé.
Résumé : Le " bacille du diable ", qui a semé la mort dans toute la ville de Yokobashiri, semble être devenu moins virulent grâce aux soins prodigués avec acharnement aux malades par le docteur Tamaki et le personnel de l'hôpital central. Mais cette situation connaît un brusque revirement lorsque les antibiotiques perdent soudainement leur efficacité, ce qui entraîne une augmentation rapide du nombre de morts. La mutation du bacille va-t-elle plonger la ville dans les ténèbres du Moyen Age... ?
Riley Mondyè, star de football, n'a aucun problème pour séduire les femmes. Toutes le désirent, toutes le convoitent. Toutes sauf Olliah, la responsable de sa nouvelle campagne de publicité. Intelligente et très belle, la jeune femme, fiancée à Greg, directeur de l'entreprise publicitaire, lui résiste. Pour la conquérir, Riley est prêt à tout ; pour la conserver, Greg ne reculera devant rien. Mais jusqu'où peut-on aller, en amour, avant de se brûler les ailes ? Entre action et romance, Rédina Joyce Mba Ayito signe un roman captivant dont les personnages, attachants et charismatiques, s'aiment, s'affrontent et se déchirent dans un tourbillon de sentiments qui tient en haleine jusqu'au dernier moment.
Tout dans ce roman est un peu « trop », et c’est ça que j’ai adoré. L’histoire se passe à Naples, où il ne fait pas juste chaud mais où les personnages suffoquent. La nourriture (parce qu’il est très souvent question de cuisine!) n’est pas juste généreuse, elle est abondante, dégoulinante et grasse, les odeurs enveloppent les personnages et les ruelles de la ville. L’amour aussi déborde dans ce roman, pas toujours bienveillant, souvent défaillant même. Un roman qui colle à la peau et aux pensées.
Devenue une oeuvre emblématique de la résistance au totalitarisme et à la censure, Pereira prétend raconte la prise de conscience d'un homme confronté à la dictature.4e de couverture : "Pereira prétend qu'il y avait trois hommes habillés en civil, et qu'ils étaient armés de pistolets. Le premier qui entra était un petit maigrichon avec de fines moustaches et une barbiche couleur châtain. Police politique, dit le petit maigrichon avec l'air de celui qui commandait, nous devons perquisitionner l'appartement, nous recherchons une personne. Faites-moi voir votre carte d'identification, s'opposa Pereira. L'un des deux autres pointa son pistolet vers la bouche de Pereira et susurra : ça te suffit comme identification, gros lard ?" Lisbonne 1938. Sur fond de salazarisme portugais, de fascisme italien et de guerre civile espagnole, un journaliste portugais solitaire voit sa vie bouleversée. Devenue une oeuvre emblématique de la résistance au totalitarisme et à la censure, Pereira prétend raconte la prise de conscience d'un homme confronté à la dictature.Notes Biographiques : Né à Pise en 1943, Antonio Tabucchi est l'auteur d'une vingtaine de livres (romans et récits) traduits dans le monde entier et qui ont reçu plusieurs récompenses internationales. Philologue et traducteur italien de Pessoa, auquel il a consacré plusieurs essais, il a été professeur à l'université de Sienne, et professeur invité au Bard College de New York et au Collège de France. Il a collaboré au Monde, au Corriere della Sera et à El País, et a publié de nombreux textes dans La Nouvelle Revue française. Certains de ses livres ont été adaptés au théâtre et au cinéma (Nocturne indien par Alain Corneau, Le Fil de l'horizon par Fernando Lopes, Pereira prétend par Roberto Faenza, Requiem par Alain Tanner). Antonio Tabucchi est décédé en 2012.
« Tu aimerais, dis, une petite fille à trois dollars, disais-je à Jack.- Shut up, Malaparte.- Ce n'est pas cher après tout, une petite fille pour trois dollars. Un kilo de viande d'agneau coûte bien plus cher. Je suis sûr qu'à Londres ou à New York une petite fille coûte plus cher qu'ici, n'est-ce pas, Jack ?- Tu me dégoûtes, disait Jack.- Trois dollars font à peine trois cents lires. Combien peut peser une fillette de huit à dix ans ? Vingt-cinq kilos ? Pense qu'un seul kilo d'agneau, au marché noir, coûte cinq cents lires, c'est-à-dire cinq dollars ! »
Dans la campagne, la vieille ferme de Mato Rujodemeurait aveugle, sculptée en noir contre la lumière ducrépuscule. Seule tache clans le profil évidé de la plaine. Les quatre hommes arrivèrent dans une vieille Mercedes.La route était sèche et creusée - pauvre route de campagne. De la ferme, Manuel Roca les vit. Il s'approcha de la fenêtre. D'abord il vit la colonne de poussière s'élever au-dessus de la ligne des maïs. Puis il entendit le bruit du moteur. Plus personne n'avait de voiture, dans le coin. Manuel Roca le savait. Il vit la Mercedes apparaître au loin puis se perdre derrière une rangée de chênes. Ensuite il ne regarda plus. Il revint vers la table et mit la main sur la tête de sa fille. Lève-toi, lui dit-il. Il prit une clé dans sa poche, la posa sur la table et fit un signe de tête à son fils. Tout de suite dit son fils. C'étaient des enfants, deux enfants. "
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»