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Ne tirez pas !
Abramovici Mireille
CHAMBRE ECHOS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782913904644
Fous d'amour, Mike et Nina pensent pouvoir échapper à l'Histoire, au poids de cet héritage qui leur colle à la peau. Jeune Allemand, fils de Nazi, Mike fuit la demeure maternelle loin devant lui, " là où le nom de Franz Reinhardt ne dira rien à personne. " Journaliste à Libé, gauchiste, fille de déportée, Nina refuse son étiquette de Juive de service, " Nina la juive. Nina Kiakowsky, le nom de mon père, un nom d'Israélite, voilà c'est dit. " Un amour des années 1970 sous le vent de la révolte, dans le Nord de l'Allemagne, sur les plages désertes de Wijk aan Zee, à Lisbonne, à Paris. Nina, la Shoah-girl, et Mike, le fils de Nazi, se cherchent et se perdent, lui, fuyant la honte, elle, voulant savoir enfin qui elle est, voulant pardonner, mettre la douleur de côté.
Résumé : Encre de sang rassemble douze études sur le travail d'écrivain de Sade, proposant un parcours des romans majeurs de Sade vers quelques gros plans sur des motifs récurrents d'une oeuvre qui demeure parmi les plus fascinantes et inquiétantes de la littérature française.
Entre 1940 et 1943, alors qu'officiellement Londres soutient la France libre, la Grande-Bretagne accueille un consulat général (non officiel) de Vichy, ainsi que dix-sept consulats vichystes et neuf missions commerciales, soit plus de 200 fonctionnaires. Durant trois ans, il y aura donc deux Londres, l'un vichyste, l'autre gaulliste, qui vont se croiser dans les mêmes administrations, avec les mêmes interlocuteurs. Londres signe avec Vichy pas moins de quatre accords économiques secrets, basés sur un fonds de réserve de 18 milliards de francs appartenant à Vichy et déposé à la Banque d'Angleterre. Ces liquidités considérables serviront à soutenir une partie de l'effort de guerre de la Grande-Bretagne et à empêcher de nombreuses entreprises britanniques de fermer leurs portes. Pendant qu'à Londres l'administration maintient officieusement la souveraineté de Vichy, les deux gouvernements vont conduire de nombreuses négociations politiques et économiques secrètes en zones neutres comme le Portugal ou l'Espagne, et prétendument neutres comme le Maroc. En vérité, la Grande-Bretagne manipule Vichy, utilise son argent et essaie d'entraîner les colonies françaises dans la guerre. En observateurs, les Américains jouent leur propre partition avec Vichy et le général de Gaulle, dont tout le monde se méfie. Quant aux Allemands, ils tolèrent ce double jeu, quand ils n'interviennent pas directement dans les négociations ! A partir d'archives inédites, ce livre reconstitue l'histoire secrète d'un pan méconnu de la Seconde Guerre mondiale, une partie d'échecs à quatre, un marché de dupes pour Vichy, pour le plus grand profit d'un seul : la Grande-Bretagne.
Arrêté avant-guerre pour diverses escroqueries, Mendel "Michel" Szkolnikoff a été à partir de 1941 un agent financier des Allemands. Il a bâti en très peu de temps pour le compte de l'occupant un immense empire immobilier et hôtelier, devenant propriétaire de rues entières de l'Ouest parisien et de dizaines de palaces, essentiellement sur la Côte d'Azur. Mais pour qui Szkolnikoff travaillait-il vraiment et d'où tirait-il ses protections ? De Himmler, de Goering l'affairiste, ou de plusieurs dignitaires nazis à la fois ? Comment expliquer sa disparition mystérieuse en juin 1945 ? D'où venait le commando qui l'a capturé puis tué en Espagne, après l'avoir délesté des 600 millions de francs en bijoux qu'il avait emportés dans sa fuite ? Personnage complexe, resté longtemps connu des seuls spécialistes, Szkolnikoff n'avait jamais fait l'objet d'une recherche approfondie. Cette enquête, menée dans plus de 6000 cartons d'archives provenant de cinq pays différents, apporte enfin des réponses étayées aux multiples fantasmes autour de "l'affaire Szkolnikoff".
Résumé : Comment dites-vous ce mot-là, madame ? Obscénité, madame. Ah ! mon Dieu, obscénité. Je ne sais ce que ce mot veut dire ; mais je le trouve le plus joli du monde. N'en déplaisent aux précieuses ridiculisées par Molière, les emplois du mot obscénité en 1663 dessinent les contours de la pudeur publique depuis près d'un demi-siècle. Quarante ans plus tard, son pouvoir de censure est devenu tel que le philosophe Pierre Bayle publie un long " Eclaircissement sur les obscénités " pour accompagner la réédition de son très controversé Dictionnaire historique et critique. Les discours sur l'obscène traversent l'âge classique, depuis le procès de Théophile de Viau en 1624 jusqu'au réquisitoire prononcé en 1794 par Robespierre contre une loi visant à interdire l'exposition des gravures indécentes. S'il n'est guère étonnant de les croiser à l'occasion de débats sur l'honnêteté langagière, la pudeur des femmes ou les bienséances artistiques, l'obscénité s'invita aussi aux discussions des médecins, des traducteurs, des historiens, etc. Reliés entre eux, ces discours font apparaître comme en creux l'empreinte du Classicisme les savoirs, représentations et sentiments que la culture des XVIIe et XVIIIe siècles rejeta pour advenir.
Nantes, la ville, sa forme ou le sentiment qu'elle en donne... Une citadine familière des lieux nous incite à glisser notre main sur ce tuffeau des murs, " Une tendresse nous vient pour cette pierre de fleuve dont est bâtie la ville ", à capter dans Les Anneaux de Buren sa matière fluide, vents et remous de marée. Au fil de sa rêverie, la passante dérive, de " la Fabrique des sourds où l'on martelait les tôles de la dure nécessité " aux vestiges du passé négrier ou à la beauté du pont Eric Tabarly, " superbement libre comme la mer ". Dans ce décor vibrant de présences, instants de ville, impressions d'hier et d'aujourd'hui se mêlent. Un poème de Cocteau, un tableau du port par William Turner, un air de musicien des rues, une gravure de Rodolphe Bresdin, un air de Bashung dans une friche industrielle. Point n'est besoin d'être nantais pour entrer dans ce rêve d'une ville.
Consignant ses observations sur une vingtaine d'années entre les deux guerres, l'auteur empli d'attention et de bienveillance cultive ses ruches avec amour, tant pour le miel qu'elles lui donnent que pour la connaissance du sujet qu'il en rapporte, et le plaisir de nous le faire partager. Une bonne dose anthropomorphisme fait du récit un délicieux mélange de sagesse paysanne et d'observation érudite.
Un jour d?été, un écrivain paysan du Jura bernois quitte sa montagne, ses terres et ses bêtes pour s?aventurer le temps d?une soirée et d?une nuit dans un autre monde à l?occasion d?une manifestation littéraire dans une station de villégiature des Alpes valaisannes. Là il arrive, avec sa barbe foisonnante, sa vigueur terrienne et son regard caustique, chargé d?une histoire dont il va, comme les autres auteurs invités, offrir au fil des heures quelques aperçus détonants. A la lueur d?une lune perplexe se confrontent entre la scène et le public des mondes totalement hétérogènes. La joute apparaît périlleuse. Chez lui, chèvres et vaches attendent son retour, narquoises, sceptiques quant au bien-fondé de l?entreprise.