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L'envers de l'épopée portugaise en Afrique (XV-XXe siècles)
Haydara Abou
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296032750
Ce document de recherche retrace à larges traits l'histoire de la présence coloniale des Portugais en Afrique, qui, entamée au XVe siècle, se terminera pratiquement en 1974, avec les guerres de libération du Paige, du Mpla et du Frelimo. L'auteur souligne tout le mérite et la portée des découvertes portugaises qui ont permis la création de peuplements métissés et l'introduction de nouvelles plantes industrielles. Ce fut une des premières étapes de la mondialisation. Toutefois, il porte un regard très critique sur l'épopée portugaise, en montrant le processus par lequel les Portugais ont pu désorganiser les structures sociales africaines. L'esclavage, un des effets majeurs de cette politique, est analysé ici sous plusieurs aspects, avec force détails. L'étude du processus abolitionniste révèle les limites de la philosophie des Lumières. La description de l'esclavage domestique africain témoigne du décalage total avec le système esclavagiste colonial. Des chefs africains, soucieux de la consolidation de leurs pouvoirs ou de leurs Etats, ont dû subir la tentation dans l'achat d'armes à feu et de marchandises européennes, contre cession d'esclaves ; cependant que d'autres comme le roi du Kongo, ont manifesté dès le départ leur désapprobation sur le commerce négrier. Les Noirs ont largement contribué aux richesses du Nouveau Monde, tant sur le plan économique que culturel. Le Brésil en offre un exemple parfait. La Conférence de Berlin de 1884-85 jette les bases de la conquête coloniale et consacre surtout le partage territorial de l'Afrique. L'esclavage, une fois aboli, il a fallu introduire une énergie de substitution pour les industries européennes. L'Afrique sera, par conséquent, mise à sac. A l'instar des autres puissances coloniales le Portugal imposera lui aussi sa force pour s'implanter. Dans cette lancée, Salazar durcira sa politique coloniale dès 1930. La traite coloniale a pu ainsi servir de supplément à l'économie portugaise et les lenteurs de la décolonisation portugaise s'expliquent par la nécessité vitale de cette complémentarité. En outre, le tracé arbitraire des frontières actuelles crée aujourd'hui encore des conflits en Afrique. Au total, toutes ces turpitudes ont contribué au retard économique de l'Afrique d'aujourd'hui. L'Afrique pourra se relever en puisant à travers ses propres valeurs et en faisant appel à des dirigeants plus compétents et mieux avertis.
En Afrique subsaharienne, le développement des micro-entreprises, qui constituent la norme des économies, comme base de croissance, de création de richesses et d'emplois décents, apparaît comme une alternative crédible de développement économique et social. Cela nécessite de sortir des sentiers battus dans les approches du développement et suppose une stratégie globale permettant de faire du secteur privé le vrai moteur de la croissance et du développement.
Résumé : Nuit et jour, Toufi sillonne les rues de la ville lumière. un ?il sur la route, l'autre dans le rétroviseur, ses journées se déroulent au rythme de la poésie du bitume et des rencontres éphémères, ces milliers d'âmes qui arpentent les trottoirs à la recherche d'une banquette salvatrice. A travers la vitre, comme dans le salon d'un psy, on découvre une pléiade de personnages sympathiques, goujats, bourgeois, cadres, sans-dents, voyous, prostituées, touristes en goguette, people, politiques qui comme vous et nous viennent s'épancher à l'oreille rassurante et bienveillante de leur chauffeur. Pendant que les chiffres du compteur défilent et que vibre l'écho de la circulation, Toufi nous offre une magnifique balade onirique, entre monuments historiques, quartiers populaires et lieux insolites, le tout sur fond de musique jazzy?
Ce livre aborde de façon plus ou moins exhaustive des questions relatives aux guerres d'indépendance qui s'étaient déroulées dans les colonies portugaises d'Afrique en 1960. En y faisant aussi la genèse de la révolution portugaise de 1974, l'auteur veut surtout montrer les liens étroits entre cet événement et les luttes de libération en Afrique. En 1960 précisément, la plupart des pays africains accédaient pacifiquement à l'indépendance, mais le Portugal refusait de se plier aux décisions de L'ONU. Par conséquent, la seule alternative dont disposaient les mouvements de libération comme le PAIGC, le FRELIMO, le MPLA, le FNLA et l'UNITA, c'était la lutte armée. Pour des raisons géostratégiques, le Portugal bénéficiait du soutien politique et militaire de l'OTAN. Paradoxalement, les jeunes officiers qui faisaient la guerre dans les colonies portugaises d'Afrique ont été les propres fossoyeurs du régime fasciste au Portugal. Ils furent à l'origine du fameux " Mouvement des capitaines " né en Afrique sur les fronts de combat. Ils subissaient une série de vexations qui ne faisaient qu'augmenter le mécontentement dans leurs rangs. Parmi ces facteurs de malaise, il y a eu surtout les fameux décrets 373/73 et 409/73 qui créaient des inégalités dans le système des recrutements et des promotions. Il se trouvait également que ces jeunes recrutés étaient très marqués par les idées révolutionnaires des années 1960. Ils démystifièrent donc la guerre en Afrique. Mais tout cela se déroula sur fond d'impasse militaire. En effet, les guérillas nationalistes étaient parvenues à assurer leur domination sur les terrains de combat. Il fallait donc décoloniser rapidement. Mais, le gouvernement de Marcel Caetano s'entêtait. Le " Mouvement des capitaines ", né en Guinée et s'étant déjà ramifié jusqu'en Angola, au Mozambique et en métropole, passa donc à l'action et fit tomber le régime fasciste. Ce fut la révolution des oeillets du 25 avril 1974.
Ce livre analyse la littérature coloniale en Afrique lusophone. Il montre l'implication des auteurs luso-africains, pratiquement tous des guérilléros, dans la dénonciation du colonialisme et dans les luttes d'indépendance. Il apparaît donc clairement que, dans ce contexte, la littérature constituait la première arme de combat. Par ailleurs, cette étude fait une large référence au rôle messianique de la littérature luso-africaine, puisqu'elle annonçait déjà l'existence de la future nation. Un autre élément qui fait l'objet d'un intérêt particulier est lié au rôle de substitution assumé par la littérature luso-africaine pour pallier l'inexistence de documents écrits. Elle réécrit ainsi l'histoire.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.