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Communication et Langages N° 186, décembre 2015 : La souffrance à proximité : écrits du mal-être d'u
Ablali Driss ; Huët Romain ; Wiederspiel Brigitte
PUF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782358761444
Depuis les années 1980-1990, la question de la souffrance connaît un regain d'intérêt dans le domaine des sciences sociales. Ce dossier, résolument interdisciplinaire (sciences du langage, sociologie, sciences de l'information et de la communication), espère contribuer aux débats actuels sur la souffrance sociale. Il s'agit d'examiner comment les individus se traitent eux-mêmes en tant qu'êtres souffrants. L'analyse porte sur leurs autoreprésentations médiatisées par l'écriture numérique et leurs interactions sur des blogs publics ou des lieux d'écoute. Au-delà des topiques proposées par Boltanski, celles de la dénonciation, du sentiment ou de l'esthétique, cette réflexion collective développe une topique supplémentaire : celle des textes et des discours, issus d'un public qui raconte son mal-être suivant des régimes de communication numérique. La particularité de ce dossier est d'appréhender la souffrance en ligne à travers ses traductions narratives ordinaires. Plusieurs thématiques sont abordées par les contributeurs : pratiques discursives journalistiques, associations de prévention contre le suicide, expressions traumatiques du décès périnatal. Dans l'esprit d'une " anthropologie narrative de la souffrance ", ces différents contextes sont réfléchis à partir d'interrogations communes : pourquoi les individus ressentent-ils le besoin de s'écrire ? comment mettent-ils en ordre leur situation et quel sens leur donnent-ils ? quels sont les procédés narratifs mis en place pour s'objectiver ? comment les technologies numériques viennent-elles configurer les modalités d'énonciation de soi ainsi que les régimes de sociabilité qui en découlent ?
Comment interroger les rapports sociaux que permettent les technologies numériques ? Malgré l'abondante littérature existant sur le numérique, les formes et enjeux des sociabilités qui s'y développent constituent un angle mort dans le savoir actuel et justifient la contribution d'une approche sémiotique. Vidéos de démonstration et forums de jeux vidéos, selfies et programmes télévisés relayés sur les réseaux sociaux, pages d'accueil de YouTube ou de Wikipédia, tchats sur les sites associatifs, productions de mêmes... : les prétextes ne manquent pas pour observer sur Internet la circulation de nouvelles formes de communication parmi des collectivités difficilement identifiables selon les critères sociologiques ordinaires. Les études comprises dans ce volume cherchent à rendre compte des transformations du lien social qui se réalisent à travers les médiations numériques, en mettant en avant la diversité, la labilité même, des formes du collectif qui s'y dessinent.
Depuis Aristote, les problèmes posés par le discontinu et le continu ont fait l'objet de propositions et de discussions innombrables. Centrale par son ancienneté et sa permanence, la question intéresse des disciplines aussi diverses que la philosophie, les mathématiques, la logique, la physique, la psychologie, la linguistique et les sciences cognitives. L'ouvrage retrace sous cet angle théorique, à partir et autour de la problématique du texte, les trente dernières années d'activité scientifique de l'école française de sémiotique. Cette histoire des idées conduite de première main offre une bonne initiation aux travaux d'Algirdas Julien Greimas et de ses collaborateurs et continuateurs : Jean-Claude Coquet, Joseph Courtés, Jacques Fontanille, Jacques Geninasca, Herman Parret, Jean Petitot, François Rastier, Claude Zilberberg...
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.