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AGRICULTURE ET MONDIALISATION - UN ATOUT GEOPOLITIQUE POUR L
ABIS/POUCH
SCIENCES PO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782724613865
La crise économique de 2007 a mis en relief les lourdes contraintes d'approvisionnement qu'éprouvent certaines régions du monde. Défis stratégiques et conflits d'intérêts se multiplient, alors que les enjeux alimentaires et écologiques vont s'amplifier. De nouveaux pays se mobilisent pour participer à cette nouvelle géoéconomie des ressources alimentaires. Première puissance agricole et céréalière européenne, la France détient avec ce secteur auquel elle doit redonner sens dans ses aspects sociaux, territoriaux et économiques un avantage compétitif important. Ce rendez-vous géopolitique ne peut être manqué ! Enjeu majeur du XXIe siècle, fer de lance de la balance commerciale française, l'agriculture doit s'inscrire dans le débat sur la puissance de la France, dans une diplomatie agricole au service de son influence, de sa compétitivité et de ses devoirs de coopération.
Les enjeux liés au changement climatique sont nombreux et multidimensionnels. Mais seule l'agriculture présente une si forte climato-dépendance. Les conditions de la sécurité alimentaire mondiale évoluent en fonction du climat, qui reste le premier facteur d'incertitudes pour les centaines de millions de personnes qui vivent de l'agriculture. Le blé, céréale consommée quotidiennement par près de la moitié de l'humanité, est particulièrement sensible aux variations climatiques. Les perspectives sont donc annonciatrices de turbulences. Or quand les productions sont défavorables, la stabilité sociale, économique et politique peut très vite se dégrader. Cette interaction permanente entre climat, alimentation et état géopolitique des territoires trouve un écho majeur dans le Bassin méditerranéen, véritable baromètre des tensions agricoles et météorologiques mondiales. La récurrence et l'intensité des sécheresses pourraient fragiliser les productions de blé dans cette région qui concentre les plus grands consommateurs de pain et les premiers importateurs mondiaux.
Sur de nombreux dossiers, la décennie qui se termine aura été celle d'occasions manquées, voire de régressions préoccupantes. Aussi celle qui s'ouvre apparaît-elle pleine d'incertitudes - paramètres dont les réponses politiques, le plus souvent dépourvues d'une vision stratégique de long terme, semblent difficilement prendre la mesure. Le multilatéralisme s'en trouve contrarié : peu de dossiers internationaux ont ainsi progressé au cours des dernières années. Et alors qu'il n'est désormais plus possible d'ignorer de grands enjeux systémiques comme le changement climatique, la question démographique ou celle des inégalités, les jeux de puissance prennent le pas sur les projets communs et les solidarités, ce que la pandémie de Covid-19 aura crûment mis en lumière. Dès lors, les formes de régulations internationales ont-elles encore un avenir ou allons-nous vers un monde plus instable, hyperconnecté mais très fragmenté, et traversé par de nouvelles formes de violence ? Les pouvoirs vont-ils être amenés à se déplacer vers de nouveaux acteurs privés ? Sans prétendre à l'exhaustivité, ce dossier de la RIS vise à éclairer d'une dimension prospective quelques sujets qui pourraient constituer parmi les principaux défis de la décennie qui s'ouvre dans le champ des relations internationales.
Si les révoltes des pays arabes méditerranéens ne sont pas des émeutes de la faim, les insécurités alimentaires et la fragilité des zones rurales constituent de puissants catalyseurs dans l'expression des revendications politiques en faveur d'une plus grande justice sociale et territoriale. Tout comme d'autres matières premières, les produits alimentaires sont fondamentaux dans l'équilibre et la stabilité de la nation. Cette réalité va-t-elle s'imposer dans l'agenda de coopération avec les pays méditerranéens ?
L'agriculture est au coeur de la géopolitique. Le 21e siècle sera inédit pour l'agriculture, car la Terre va connaître un pic démographique autour de 2050 et l'impact des activités humaines sur la Nature devra tendre vers zéro. Nous aurons une baisse de la population au cours du dernier tiers de ce siècle, mais d'ici là, la croissance des besoins continuera. Peut-on rêver de souveraineté ou de puissance sans sécurité alimentaire ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontesté, l'auteur propose un essai documenté pour cerner les enjeux et les défis liés à la sécurité alimentaire. Un livre pour comprendre sur quoi se joue une partie de l'avenir du monde.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.