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Bizerte, otage de l'histoire. De la Seconde Guerre mondiale aux indépendances du Maghreb
Abis Sébastien ; Cordier-Féron Damien
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296554009
Méconnue en France, l'Affaire de Bizerte constitue pourtant un drame incontournable de la décolonisation du Maghreb. En Tunisie, du 19 au 23 juillet 1961, sept ans après l'indépendance, les armées française et tunisienne s'affrontent dans une violente bataille qui fera des centaines de victimes. L'enjeu: la base stratégique de Bizerte. tin demi-siècle plus tard, un éclairage nouveau est apporté sur ces évènements. Il montre comment, du second conflit mondial aux années 1960, Bizerte s'est retrouvée l'otage d'un engrenage guerrier, activé par les dynamiques de la décolonisation, de la guerre d'Algérie et de la rivalité Est-Ouest. Le tout sur fond de duel entre Charles de Gaulle et Habib Bourguiba... Fruit de recherches menées des deux côtés de la Méditerranée, ce livre présente l'Affaire de Bizerte dans un contexte historique global. Il replace la base au coeur même de la crise en dévoilant, pour la première fois, les projets démesurés que la France et l'OTAN entreprirent sur ce site stratégique exceptionnel.
Les enjeux liés au changement climatique sont nombreux et multidimensionnels. Mais seule l'agriculture présente une si forte climato-dépendance. Les conditions de la sécurité alimentaire mondiale évoluent en fonction du climat, qui reste le premier facteur d'incertitudes pour les centaines de millions de personnes qui vivent de l'agriculture. Le blé, céréale consommée quotidiennement par près de la moitié de l'humanité, est particulièrement sensible aux variations climatiques. Les perspectives sont donc annonciatrices de turbulences. Or quand les productions sont défavorables, la stabilité sociale, économique et politique peut très vite se dégrader. Cette interaction permanente entre climat, alimentation et état géopolitique des territoires trouve un écho majeur dans le Bassin méditerranéen, véritable baromètre des tensions agricoles et météorologiques mondiales. La récurrence et l'intensité des sécheresses pourraient fragiliser les productions de blé dans cette région qui concentre les plus grands consommateurs de pain et les premiers importateurs mondiaux.
Si les révoltes des pays arabes méditerranéens ne sont pas des émeutes de la faim, les insécurités alimentaires et la fragilité des zones rurales constituent de puissants catalyseurs dans l'expression des revendications politiques en faveur d'une plus grande justice sociale et territoriale. Tout comme d'autres matières premières, les produits alimentaires sont fondamentaux dans l'équilibre et la stabilité de la nation. Cette réalité va-t-elle s'imposer dans l'agenda de coopération avec les pays méditerranéens ?
La France s'est dotée en juillet 2020 d'un Ministère de la mer. Cela faisait 30 ans qu'aucun gouvernement ne s'y était osé. Et pourtant, la France dispose du second espace maritime mondial, avec 11 millions de km2 qui offrent à notre puissance une présence sur toutes les mers du globe. Le maritime confère aussi des opportunités économiques et stratégiques, tout comme il engage la responsabilité environnementale ou scientifique de la France sur ces territoires. Le Président de la République avait déclaré en décembre 2019, lors des Assises nationales de la mer, que si "le XXème siècle fut continental, le XXIème sera maritime" . Après le succès de ses ouvrages d'introduction à la géopolitique, Pascal Boniface dirige une collection consacrée aux principaux enjeux géopolitiques du monde contemporain. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à prendre toute la mesure de "la puissance bleue" . Spécialistes incontestés, les auteurs propose 40 fiches documentées pour cerner les défis de la surface maritime. L'ensemble est illustré de cartes, de graphiques et de tableaux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.