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Histoire et Sociétés N° 56 : Jean Calvin et Thomas Hobbes. Naissance de la modernité politique
Abel Olivier ; Moreau Pierre-François ; Weber Domi
LABOR ET FIDES
25,80 €
Épuisé
EAN :9782830914559
Olivier Abel est professeur de philosophie éthique à l'Institut protestant de théologie - Faculté de Paris, où il est notamment responsable du Fonds Ricoeur. Il est en particulier l'auteur de Jean Calvin, Paris, Pygmalion, 2009. Il mène également des recherches dans le cadre du Cerphi (ENS de Lyon - UMR 5037). A ce titre, il a publié des ouvrages sur John Milton (Milton et le droit au divorce, sous la direction d'Olivier Abel et Christophe Tournu, Genève, Labor et Fides, 2005) et sur Pierre Bayle (Pierre Bayle: la foi dans le doute, sous la direction d'Olivier Abel et Pierre-François Moreau, Genève, Labor et Fides, 1995). Pierre-François Moreau est professeur d'histoire de la philosophie moderne à l'Ecole normale supérieure de Lyon, où il dirige le Cerphi (UMR 5037). Il est membre de l'Institut universitaire de France. Il est spécialiste de Spinoza: il est notamment l'auteur de Spinoza. L'expérience et l'éternité, Paris, Presses Universitaires de France (Epiméthée), 1994, rééd. 2009, et il dirige actuellement une édition bilingue des oeuvres complètes de Spinoza en 5 volumes aux Presses Universitaires de France (1999-, 3 volumes parus à ce jour). Ses recherches portent également sur les philosophies matérialistes. Il a ainsi écrit sur Lucrèce (Lucrèce. L'âme, Paris, Presses Universitaires de France [Philosophies], 2002) et sur Hobbes (Hobbes. Philosophie, science, religion, Paris, Presses Universitaires de France [Philosophies], 1989). Dominique Weber est professeur de khâgne au Lycée Lakanal de Sceaux et mène ses recherches dans le cadre du Cerphi (ENS de Lyon - UMR 5037). Ses travaux portent sur la philosophie, la théologie et le théologico-politique à l'âge classique, principalement chez Hobbes. Dernier ouvrage paru: Hobbes et le corps de Dieu "Idem esse ens et corpus", Vrin, 2009 (prix Raymond de Boyer de Sainte-Suzanne de l'Académie française, 2010).
Quatre grandes figures protestantes ont animé la vie intellectuelle française au cours du XXe siècle, tout particulièrement sa deuxième partie. La philosophie, le droit la théologie, l?écologie et l?histoire ne seraient pas ce qu?ils sont aujourd?hui en France et même au-delà sans les apports de Paul Ricoeur, Jacques Ellul, Jean Carbonnier et Pierre Chaunu. Toutes désormais disparues entre 1994 et 2009, ces quatre personnalités reconnues affichaient des convictions protestantes marquées, sans pour autant les surligner dans le cours de leur existence de chercheur. En 1991, elles s?étaient confiées chacune au philosophe Olivier Abel pour quatre émissions de télévision vouées à présenter leur oeuvre, leur vie et leurs convictions. Cet ouvrage propose la version écrite et retravaillée de ces entretiens. Par-delà les vingt ans d?écarts, leur profondeur et leur actualité sont frappantes. On y lit des trajectoires, des anecdotes et des prises de position qui mettent en lumière des aspects encore peu connus du parcours de ces grandes figures, et surtout des convictions sur la politique, l?histoire ou la société marquées au sceau du prémonitoire.
La liberté de conscience chez Pierre Bayle oscille. D'un côté, nous avons l'idée minimale que " les droits de la conscience sont directement ceux de Dieu lui-même ", que le dictamen de la conscience ne nous appartient pas plus que la couleur de nos yeux. La conscience est ici protégée de toute intervention par un voile d'ignorance et d'impuissance, issu d'une lecture hétérodoxe de la prédestination. De l'autre nous avons l'idée que tout est ouvert à la discussion, dans une utopie marine de société indocile et de libre tolérance, sans lois ni Etat. La République des Lettres " est un état extrêmement libre. On n'y reconnaît que l'empire de la vérité et de la raison, et sous leurs auspices on fait la guerre innocemment à qui que ce soit ". Comment penser ensemble ces deux aspects ?
Résumé : Quel rapport entre les crimes abjects des djihadistes, le danger que représentent à certains égards les " réseaux sociaux " pour la démocratie et la civilité, la question de la liberté d'expression et du blasphème, le durcissement quasi-guerrier de la laïcité, les gilets jaunes, les majorités dangereuses qui ont porté Trump ou Erdogan au pouvoir, et qui poussent à nos portes ? Nous ne comprenons pas ce qui nous arrive, ces colères qui montent en miroir sans plus rien chercher à comprendre, nous ne savons et sentons plus ce que nous faisons. Je voudrais proposer ici une hypothèse. Nous avons globalement fait fausse route. Nous nous sommes enfoncés dans le déni de l'humiliation, de son importance, de sa gravité, de son existence même.
Résumé : Dans ce recueil, des femmes et des hommes, poètes, s'adressent à Dieu pour ne pas perdre pied. Aussi se font entendre leurs cris pour vivre et leurs aspirations à gagner en humanité... Leurs prières se mêlent à leurs tentatives de dire "je" et de relire leurs propres parcours, où s'espère, se signale, se décèle, se distingue, se reconnaît... un Autre. Peu importe que ces poètes soient d'hier ou d'aujourd'hui. Si la forme de leur texte, si leurs styles trahissent une époque, il en va tout autrement du fond. Un même désir les habite : laisser filtrer la lumière qui les traverse, accueillie avec surprise ou reconnaissance.
Kierkegaard, penseur du désespoir, de l'angoisse et de la foi, est un perpétuel contemporain, comme Nietzsche auquel il fut souvent mesuré. Chrétien en devenir, rétif à tout système, il est cette ombre sur la pensée moderne qui ne cesse de l'inquiéter. Malgré son importance, les introductions en langue française à l'oeuvre de l'énigmatique Danois sont rares, et c'est bien le premier mérite de cet essai : offrir un guide de lecture à jour, attentif au contexte où l'oeuvre a éclos et à son style singulier. En se concentrant ensuite sur la question du rapport à soi, dans ses aspects éthiques et religieux, il en propose une interprétation originale qui entre en résonance avec d'autres grandes oeuvres (Jean-Paul Sartre, Henrik Ibsen, Lewis Carroll, etc.) et interroge notre actualité, en particulier l'injonction qui nous est faite d'être nous-mêmes - se trouver pour se réaliser. Si Kierkegaard a fait sien ce souci qui demeure le nôtre, c'est pour en bouleverser les termes et ouvrir des horizons inédits de pensée et de vie. En dépassant la question classique " Qui suis-je ? " en celle, plus exigeante, de " Que suis-je appelé à être ? " , Kierkegaard s'affirme comme le philosophe essentiel de nos temps incertains.
Aldo Brina travaille depuis 2007 au coeur du réseau de défense des réfugiés. Son témoignage, il le puise dans l'expérience quotidienne des permanences juridiques et des mouvements associatifs. Il raconte la beauté miraculeuse d'une politique qui sauve des vies et décrit le labeur héroïque des acteurs de terrain. Mais le tableau serait incomplet sans ses zones d'ombre : il y a aussi l'impuissance avec laquelle chacun doit tôt ou tard composer face aux expulsions et aux situations où des individus sombrent, les doutes qui surgissent et tempèrent la ferveur des discours militants, l'horreur des récits de réfugiés fuyant des pays pas si lointains. De là, l'auteur pose des questions urgentes : qu'est-ce qui motive des êtres humains à en aider d'autres à pouvoir vivre dignement ? Qu'est-ce qui, dans notre époque, fait obstacle à ce geste fondamental ?
L'éthique de la liberté vise non pas à résoudre des problèmes mais à aider à mieux les poser par une confrontation entre ce que nous pouvons comprendre du texte biblique et ce que nous vivons concrètement dans notre société technicienne. De page en page, la liberté paraît comme une dominante de la vie chrétienne : pour Jacques Ellul, la liberté n'est pas une simple vertu, elle est la vie chrétienne même et doit donc s'incarner dans un agir individuel spécifique. Dans ce grand-oeuvre de Jacques Ellul, la pénétration de son analyse sociologique et la solidité de son exégèse biblique s'unissent pour exhorter les chrétiens, à la suite de l'apôtre Paul, à ne plus se conformer au monde présent. Le chrétien, libéré par Jésus-Christ de toutes les puissances contemporaines qui l'asservissent (Etat, Argent, Technique...), a reçu le pouvoir de devenir enfant de Dieu, c'est-à-dire d'être un homme sans convoitise, qui vit la gratuité, reste disponible et lucide, donne son offrande sans frustration ? et exerce son éminente responsabilité avec joie. Car la liberté chrétienne est cette liberté orientée par l'amour, celle de Dieu, qu'il s'agit de glorifier, et de mon prochain, qu'il s'agit de servir.
Résumé : Quelques décennies après la mort du Christ, une oeuvre fait date et devient le premier évangile : c'est celui de Marc. C'est un commencement. Un geste littéraire de grande portée qui inspirera les autres évangélistes. Un évènement historique. Un coup d'essai que cette construction forgée une quarantaine d'années après ce qu'elle raconte de la vie et de la mort de Jésus, comme une biographie sélective - au sens d'un récit dramatique de l'engagement du Ressuscité. Un évènement qui pourrait bien avoir comme auteur une femme lettrée, vivant des les cercles pauliniens du Ier siècle. Une femme à laquelle pouvait être conférée quelque autorité comme le laissent supposer plusieurs traces historiques. François Vouga met en scène cette femme dans ces pages à la fois passionnantes historiquement, mais aussi spirituellement. C'est elle qui parle dans cet ouvrage et qui fait le récit de sa construction littéraire, ainsi que de sa rencontre spirituelle avec la Parole de Jésus. Elle dévoile le motif de ses choix, et la portée de ses voeux pour ce texte.
Résumé : Dans ce recueil, des femmes et des hommes, poètes, s'adressent à Dieu pour ne pas perdre pied. Aussi se font entendre leurs cris pour vivre et leurs aspirations à gagner en humanité... Leurs prières se mêlent à leurs tentatives de dire "je" et de relire leurs propres parcours, où s'espère, se signale, se décèle, se distingue, se reconnaît... un Autre. Peu importe que ces poètes soient d'hier ou d'aujourd'hui. Si la forme de leur texte, si leurs styles trahissent une époque, il en va tout autrement du fond. Un même désir les habite : laisser filtrer la lumière qui les traverse, accueillie avec surprise ou reconnaissance.
Résumé : De la pédophilie à l'inceste, du harcèlement moral ou sexuel en entreprise, en famille ou en groupe jusqu'aux relations mortifères que provoquent les "pervers narcissiques" : partout la perversion est un danger réel susceptible de culpabiliser, d'humilier, et même de détruire la personne. Certes, la psychologie apporte des outils de défense, mais la spiritualité peut, elle aussi, nous aider à "sortir par le haut" de situations inextricables. C'est ce que montre Lytta Basset en se fondant sur une exégèse originale de récits évangéliques pour répondre à dix facettes de la perversion (manipulation, harcèlement, humiliation...). Jésus, qui "ne juge personne" , a des paroles et des attitudes propres à déjouer les pièges, à désamorcer la violence, qui sont autant de sources d'inspiration quelles que soient nos croyances. Et qui nous révèlent à l'inverse que nous sommes tous, un jour ou l'autre, tentés d'asseoir notre pouvoir sur l'autre de façon perverse. Lytta Basset, philosophe et théologienne, a publié de nombreux essais chez Albin Michel, dont les derniers (Aimer sans dévorer, Oser la bienveillance...) explorent un genre littéraire nouveau, au croisement de la psychologie, de la spiritualité et de l'éthique.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, BERNARD COTTRET occupe la chaire d'histoire des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale à l'Institut universitaire de France. Il est, entre autres, l'auteur de La2000), d'un Calvin, biographie (Payot) traduit en cinq langues et d'une toute récente Histoire de la révolution américaine (Perrin, 2003).