Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le passé des Khmers. Langues, textes, rites
Abdoul-Carime Nasir ; Mikaelian Grégory ; Thach Jo
PETER LANG AG
81,30 €
Épuisé
EAN :9783034321952
Ce livre offre les premiers résultats d'une enquête sur les pratiques et les représentations du passé chez les Khmers. Elle s'inscrit dans une réflexion sur la mémoire collective qui fait le choix d'un pas de côté, à distance de l'historiographie récente traitant de cette question à l'intérieur d'une chronologie très restreinte, couvrant les 40 ans qui nous séparent du régime khmer rouge. Ici comme ailleurs, considérer les phénomènes de la vie sociale pour leur seule contemporanéité ou ériger les événements contemporains comme fondateurs à l'exclusion des autres ne permet guère une pleine compréhension du fonctionnement de la mémoire collective. Il n'est sans doute pas de problème plus complexe que celui du rapport qu'entretient, sur la durée, une société à son passé. A commencer par celui des mots qu'elle se choisit pour le dire et qui le déterminent en partie. Ceux que les auteurs ont tirés de la langue des locuteurs, des textes historiques et de l'exercice des rites suggèrent d'autres chemins à frayer. Une dizaine d'articles de linguistes, d'historiens et d'ethnologues nous invitent ici à les parcourir, en regard des expériences du passé propres aux mondes indien et européen.
Mamadou Racine est le premier capitaine noir de l'armée des Tirailleurs sénégalais qui a connu tous les honneurs qu'un Noir de son époque ne pouvait imaginer obtenir. Enrôlé très jeune, il s'est mis exclusivement au service de la France, option univoque qui l'amène à combattre tous ceux qui se sont opposés au projet français aussi bien au Sénégal qu'au Soudan. Intermédiaire incontournable de la conquête du Soudan, il a combattu les plus grands chefs noirs de cette région aux côtés des plus grands officiers de l'armée des Tirailleurs sénégalais, pionniers-bâtisseurs de l'empire colonial d'AOF. Ce livre permet, à travers les différentes perceptions des autorités coloniales comme de celles qu'il a combattues, de présenter le véritable visage de cet acteur de la conquête coloniale du Haut-Sénégal-Niger. Ce livre révèle que cet homme, qui aida le système colonial à s'installer, a su faire preuve auprès de ses frères de race des valeurs traditionnelles d'un chef coutumier. Nonobstant toute controverse autour de la dualité résistants-intermédiaires de la colonisation, cette étude permet de tirer plusieurs enseignements : la préservation des valeurs autochtones dans les relations interafricaines, l'élégance morale, le respect de la parole donnée et l'éthique humaniste.
Abdoul-Dorion Florence ; Béal Valérie ; Le Page Br
Toutes les épreuves du concours de Gardien de la paix pour réussir son admission > Présentation du concours et du métier -Tout le déroulé du concours et le programme des épreuves -Découverte du métier à travers 10 questions + entretiens de professionnels -Des conseils pour faire le point sur ses motivations et son projet professionnel> Méthode des épreuves écrites et orales -Méthodologie pas à pas à partir de sujets réels -Entraînements guidés pour acquérir la méthode de chaque épreuve et répondre aux attentes des membres du jury> Entraînement aux épreuves -200 QCM interactifs pour tester ses connaissances via QR Code -Sujets corrigés et commentés -Simulations d'entretiens avec le jury -Tests d'auto-évaluation pour faire le point sur les notions assimilées ou à revoir> Connaissances indispensables pour les épreuves -Fiches de révision pour l'épreuve de cas pratiques, les QCM de culture générale, de langue étrangère et les tests psychotechniques -Fiches thématiques sur les connaissances générales et professionnelles à maîtriser> Un coaching renforcé et un mémo du candidat avec 16 schémas synthétiques en couleurs pour retenir l'essentiel > Et pour parfaire sa préparation : -Des vidéos de simulations orales d'entretien -Un accès privilégié à l'application mobile et au site concours de notre partenaire Digischool
Situé au coeur du massif du Fouta Djallon, Labé offre l'aspect d'une ville en pleine expansion spatiale et démographique avec des activités multiples. A l'origine, simple village du nom de son fondateur Diallonké puis cité créée à l'époque de l'Etat théocratique du Fuuta Jaloo par Alpha Mamadou Cellou Diallo, premier Karamoko Alpha du " Diwal ", elle sut résister au démantèlement des chefs-lieux de province par le pouvoir colonial et se maintenir en tant que capitale jusqu'à nos jours malgré les vicissitudes de l'histoire. Chef-lieu de commune, de préfecture, de région administrative et principal centre urbain de la Moyenne-Guinée, elle s'affirme comme une ville-champignon rayonnant sur la région environnante et ouverte aux échanges avec les autres régions naturelles de Guinée et les pays limitrophes.
Mamadou est un jeune Africain de Guinée, intelligent, sociable, au caractère obstiné, enclin à l'imagination. Admis major au baccalauréat, alors que son père lui propose les cadeaux matériels dont rêvent les jeunes de son âge, il préfère plutôt qu'il lui paye ses études dans une un université étrangère. Et quelle université, non pas une de celles très connues que lui suggère papa, mais celle de Kiruna, en Laponie où il voudrait assouvir son goût de l'aventure, évaluer sa force de caractère, malgré l'opposition de ses parents. C'est un défi qu'il veut relever... Parviendra-t-il à supporter le climat rude des hautes latitudes, à s'intégrer dans une société de culture si différente, lui qui n'est jamais sorti de son territoire national ? Peut-il vivre si près du pôle et si loin des pays tropicaux ?
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.